Paroles de

L’épopée de Jehanne

Paroles de

L’épopée de Jehanne

Écouter sur :

Y’avait alors en royaume de France
Si grand’pitié et si grande souffrance
Que Dieu du haut de sa magnificence
Eût pour la France très grande souvenance.
Il envoya Michel, le prince des Archanges,
Catherine et Marguerite, deux âmes des plus blanches,
Vers une jeune fille, des marches de Lorraine,
Choisie pour accomplir les divines promesses.
Laissant là son troupeau paître dans la prairie,
Elle quitta son hameau, ses parents, ses amis,
Pour bouter les Anglais en dehors du royaume,
Rendre au gentil Dauphin légitime couronne.

Jehanne ! Jehanne ! Pucelle d’Orléans,
Jehanne ! Jehanne ! Sur ton beau cheval blanc,
Jehanne ! Jehanne ! Aux frontières du temps,
Jehanne !Jehanne ! Conduisnous au firmament
En avant ! En avant ! En avant !

2 – Malgré le traquenard des seigneurs de la cour,
Elle reconnut le Roy, lui offrit sa bravoure :
« Sire ! Confiez-moi vos soldats, votre armée
En peu de temps la France sera libérée. »
En ville d’Orléans, elle livra bataille
Et l’ennemi vaincu s’enfuit en grand’pagaille
Puis ce fut Beaugency, Patay, Jargeau et Loches
Et Troyes sans coup férir lui ouvrit grand les portes.

Partout, carillonnez, cloches des cathédrales !
Charles VII est à Reims, aujourd’hui on le sacre.
Et toi mon peuple exulte en cette humble bergère
Qui t’a rendu ton Roy, de par Dieu, notre Père.
Mais, hélas ! Le malin s’est glissé dans les rangs,
Des conseillers du Roy et de ses courtisans.
Exclue, la pauvre Jehanne, en forêt de Compiègne,
Avec quelques fidèles, fut faite prisonnière.

Au fond de son cachot, vivant dans la prière
Elle souffrit sa passion en son âme et sa chair.
Puis l’évêque Cauchon prononça la sentence.
Condamnée au bûcher jusqu’à devenir cendre !
Au marché de Rouen la mena le chariot
Sous les huées de la foule, gravit son échafaud
Et quand l’Anglais eut mis le feu au tas de branches
De la fumée sortit… une colombe blanche.

Jehanne ! Jehanne ! Pucelle d’Orléans,
Jehanne !Jehanne ! Comme un bel oiseau blanc
Jehanne ! Jehanne ! De l’au-delà du temps,
Jehanne !Jehanne ! Conduisnous au firmament
En avant ! En avant ! En avant !

À propos

Patrice Martineau, Roger Martineau

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Le Corbeau et le Renard

Jean de La Fontaine publie son premier recueil en 1668. La fable "Le Corbeau et le Renard", l’une des plus connues du poète, en est extraite.

La morale est la suivante : "Apprenez que tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute".

Sous Louis XIV, la flatterie est un art. La Fontaine dénonce non pas le flatteur mais celui qui accepte ces flatteries, en cela il critique la vanité humaine.

Le poète prouve également la force de la parole et de l’écriture. Le renard, ayant obtenu ce qu’il voulait par son éloquence, n’a pas l’utilité d’avoir recours à la violence physique.

La Fontaine est aujourd’hui le plus connu des poètes français du XVIIe siècle, et il fut en son temps, sinon le plus admiré, du moins le plus lu, notamment grâce à ses Contes et à ses Fables.

Styliste éblouissant, il a porté la fable, un genre avant lui mineur, à un degré d’accomplissement qui reste indépassable.

Moraliste, et non pas moralisateur, il pose un regard lucide sur les rapports de pouvoir et la nature humaine, sans oublier de plaire pour instruire.

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Verraten und verkauft

Trouvable dans « Das Volkslied im Elsass », Joseph Lefftz, vol. 1, page 292

Collecté à Schwindratzheim en 1898.

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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Gefangen

Trouvable dans « Das Volkslied im Elsass », Joseph Lefftz, vol. 2, page 27

Collecté à Schleithal en 1907 (mélodie), 1869 pour le texte.

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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Les Dragons de Noailles

Les Dragons de Noailles est une marche militaire dont la musique est peut-être du xviie siècle. Les paroles chantées actuellement sont une création qui n’est pas antérieure aux années 1960 et mêlent personnes et faits d’époques différentes. Aujourd’hui, c’est aussi le chant du 2e régiment de dragons NRBC et du 3e escadron de transport de blindés du 516e régiment du train (ancien 101e escadron de transport de blindés de la Légion Etrangère).

Il a été demandé aux unités françaises de la brigade franco-allemande d’éviter de le chanter devant leurs camarades germaniques.

La musique de cette marche est parfois attribuée à Lully, et parfois datée de 1678. Dans la version que l’on chante aujourd’hui, la marche est connue sous le titre Les Dragons de Noailles, et contient ces vers :

Ils ont traversé le Rhin
Avec monsieur de Turenne
Ils ont incendié Coblence
Les fiers dragons de Noailles
Et pillé le Palatinat

À l’écoute de la chanson, le rapport est donc établi entre les dragons d’un des quatre maréchaux de Noailles et l’un des deux ravages du Palatinat — plutôt le premier, puisqu’il est question de Turenne.

Le Noailles-Cavalerie, régiment de cavalerie légère du maréchal Anne Jules de Noailles, n’est levé que le 20 décembre 16882. Il n’a donc pas participé au premier ravage du Palatinat (1674). Il ne peut non plus avoir servi sous les ordres de Turenne (mort en 1675).

Il n’est pas exclu, en revanche, qu’Anne Jules de Noailles ait accompagné Turenne dans la campagne de 1674 — avec des dragons sous ses ordres.

Le Noailles-Cavalerie a bien participé (sous le commandement du lieutenant-colonel Charles de Dyenne de Cheyladet3) aux campagnes successives de la guerre de la Ligue d’Augsbourg, prétexte au second ravage du Palatinat (1689-1693). Mais il ne devient un régiment de dragons, sous le nom de Noailles Dragons, que le 25 mars 1776.

En 1791, il devient le 15e régiment de dragons. Il est dissous en 1962.

Origine des paroles

L’écriture des paroles peut être tardive, ou bien des remaniements ont été apportés au fil des siècles. Ce qui expliquerait une certaine confusion entre la maison de Noailles, les dragons, les exactions de Turenne dans le Palatinat, le second ravage ordonné par Louvois et un « incendie de Coblence » qui peut faire référence à l’occupation française de 1632, aux bombardements lourdement destructeurs de 1688, à la prise de la ville en 1794 ou à la démolition de l’ancienne forteresse d’Ehrenbreitstein en 1801.

Un manuscrit daté des années 1765-66 donne un unique couplet d’une chanson de 1666 faisant allusion à la blessure du chevalier de Chevreuse dont on peut penser qu’il fut écrit sur le même air que celui des Dragons de Noailles encore que la composition de Lully ne date que de 1678 (Loulanla jai le nez cassé/ Je n’irai plus dans la tranchée/ Loulanla jai le nez cassé/ Je men vas me faire panser). On retrouve une réminiscence du refrain en 1906 (Lon Ion la, laissez-les passer/ Les Français dans la Lorraine,/ Lon lon la, laissez-les passer./ Ils ont eu du mal assez…), mais ce ne sont pas les paroles chantées actuellement.

Les paroles ne semblent pas très connues avant la fin des années 1960. Pourtant en 1961 ce chant est régulièrement utilisé pour les déplacements de la troupe, ainsi que par la fanfare au sein du Centre d’instruction du 14eme Régiment de Chasseurs Parachutistes. Aucun recueil ne mentionne ce chant, chez les scouts ou les importantes éditions des chantiers de jeunesse de la 2e GM. Il est enregistré pour la première fois par la promotion de l’EMIA Plateau des Glières en 1970[1], la même année il figure sur un 45 tours des élèves sous-officiers de l’école de cavalerie de Saumur. Il est depuis régulièrement enregistré et publié dans des recueils militaires, attestant ainsi de sa diffusion et de sa popularité au sein de la troupe. On le retrouve aussi dans les répertoires des mouvements de jeunesse.

Source : Wikipedia

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