Maritxu

« Maritxu nora zoaz » (« Maritxu, où vas-tu ? ») est l’une des chansons traditionnelles basques les plus connues, portée par un dialogue amoureux entre la jeune Maritxu et le prétendant Bartolo qui l’attire vers la fontaine du village. Chantée en euskara et issue de la tradition orale du Pays Basque, elle incarne la poésie lyrique et la légèreté du répertoire populaire basque.
Pilotarien Biltzarra

Pilotarien Biltzarra, chanson écrite par Etxahun Iruri et Jo Marris, est devenue le texte de référence du monde de la pelote.
Ah que nos pères étaient heureux

Ce chant à boire serait d’origine bourguignonne et remonterait au XVIIIème siècle.
Toujours chanté de nos jours et présents dans bien des carnets de chants, c’est un classique des chants de banquets bien arrosés.
Les paroles de "Ah que nos pères" symbolisent bien le chant à boire : joie, vénération du bon vin et peu de considération pour les conseils du médecin !
Saint-Martin d’Auray

Originaire de Bretagne, cette chanson faisait partie du répertoire des lavandières.
Chant triste et répétitif, qui évoque la détresse d’une ravissante jeune fille, qui choisit la mort plutôt que de vivre la séparation de l’homme qu’elle aime.
En général peu connu, mais ceux qui la découvrent peuvent simplement répéter ce qui a été mis en gras pour donner de l’élan et accompagner le chant.
Xuxuri baten gainean

« Xuxuri baten gainean » (« Sur un murmure ») est un chant en langue basque (euskara) à portée politique : sur l’image d’un oiseau chantant insouciant, il dénonce la faim qui touche six personnes sur dix et des hommes de bien — des Basques parmi eux — emprisonnés. Un chant de conscience et de résistance ancré dans la tradition vocale du Pays basque.
Nissa la bella

Cette chanson niçoise, initialement nommée "A la mieu bella Nissa", est née en 1903 sous la plume de Menica Rondelly, soldat de Garibaldi, profondément attaché à l’identité culturelle niçoise.
Remaniée plusieurs fois par son auteur, cette chanson sera finalisée en 1906 et deviendra l’hymne du Comté de Nice.
<ins>Traduction</ins>
Vive, vive Nice la Belle
1 – Ô ma belle Nice,
Reine des fleurs,
Tes vieilles toitures
Je chanterai toujours.
Je chanterai les montagnes,
Tes si riches décors,
Tes vertes campagnes,
Ton grand soleil d’or.
(Refrain) Toujours je chanterai
Sous tes tonnelles
Ta mer d’azur,
Ton ciel pur,
Et toujours je crierai
Dans ma ritournelle
Vive, vive Nice la Belle !
2 – Je chante la capeline,
La rose, le lilas,
Le Port et la Marine,
Le Paillon, la rue Mascoïnat !
Je chante la mansarde
Où naissent les chansons,
Le fuseau, la quenouille,
Ma belle Nanon.
3 – Je chante nos gloires,
L’antique et belle lampe à huile,
Les victoires du donjon,
L’odeur de ton printemps !
Je chante le vieux Sincaire,
Ton blanc drapeau,
Puis le berceau de ma mère,
Du monde le plus beau.
Oi ama Eskual Herri

« Oi ama Eskual Herri » est un chant traditionnel en dialecte souletin (xiberotar), issu de la province de Soule (Zuberoa), au Pays basque français. Il dépeint le départ douloureux d’un émigrant contraint de rejoindre Paris pour y gagner sa vie, et son attachement profond à sa terre natale. Refrain nostalgique et structure narrative en couplets en font un témoin émouvant de la tradition d’exil basque.
Les gars du Berry

Chant de chouans.
Les oies sauvages

Ce chant a été composé en 1915 par Walter Flex (1887-1917), en allemand, sur un air plus ancien faisant partie du répertoire des lansquenets (XVe siècle). Il est ensuite passé dans le répertoire militaire français via la Légion Étrangère, puis dans le répertoire scout, notamment routier.
La version française est assez proche du texte original allemand, et si des différences sont visibles ça et là, le sens est globalement le même. Comme souvent, il existe quelques variantes dans le texte, mais sans réelle importance.
En 1986, Jean-Pax Méfret chantera une chanson largement inspirée de ce chant. L’auteur, âgé de 28 ans (et qui allait mourir deux ans après), s’interroge en musique sur le sort et la raison d’être des soldats. Ce chant sera d’ailleurs cité par Ehrich Maria Remarque dans À l’ouest, rien de nouveau, célèbre roman pacifiste brûlé par les nazis.
L’intégration de ce chant dans le répertoire militaire a eu lieu après la guerre d’Algérie, avec un premier enregistrement réalisé en 1965 par la promotion Zirnheld de l’EMIA. Composé à l’origine pour les Wandervögel, des mouvements de jeunesse allemands d’avant la Première Guerre mondiale, ce chant est l’œuvre de Walter Flex, tombé sur le front oriental en 1917. La mélodie la plus célèbre est signée Robert Götz. En raison de l’image de l’oie qu’il véhicule, ce chant est particulièrement prisé des parachutistes.
Kyrie des gueux

C’est pour accompagner les pèlerins qui, suivant les pas de Charles Péguy, partent de Notre-Dame de Paris pour rejoindre Notre-Dame de Chartres que le père Paul Doncœur composa ce kyrie.
Il s’est inspiré pour ce Kyrie des gueux de la mélodie d’un vieil air lansquenet du XVIe siècle : Wir Zogen in das Feld . Il fut chanté par les mercenaires de Charles Quint lors des campagnes d’Italie, et durant sa lutte contre Venise. Les lansquenets étaient originaires de différents pays, ce qui explique dans le chant original de l’allemand et de l’italien.
Le terme « bissac » fait référence à un sac. Le mot désigne littéralement une « besace, sac analogue, faisant partie du harnachement des chevaux dans l’armée ».
Le Kyrie, dont le nom vient du grec ancien Κύριε ἐλέησον (Kýrie eléêson) [en grec moderne : Κύριε ελέησον (Kírie eléison)], est un chant liturgique des Églises catholique et orthodoxe qui signifie : Seigneur prenez pitié.
Ce chant est aussi chanté traditionnellement à la fin des pèlerinages de routiers à Vézelay (Scouts-d’Europe) et Cléry (Europas-scouts). Au passage « Ce soir chez le Bon-Dieu, Frappez les gueux » les routiers-scouts frappent avec leur bâton sur les portes de la basilique qui s’ouvrent alors.
Ce chant est aussi celui du 12°Régiment de Cuirassiers.