Eugénie

Auteur : Anonyme

Date : 1863 (?)

Eugénie est une chanson de la Légion étrangère. Le premier recueil de chants légionnaires dans lequel elle est publiée fait remonter son origine à l’intervention française au Mexique, mais elle n’est mentionnée dans aucun document de l’époque ni aucun mémoire consacré à la campagne. Ce recueil, réalisé par le capitaine Hallo en 1959, est le premier recueil officiel de chants légionnaires. Il veut structurer le répertoire en classant les chants par périodes. Mais en l’absence de documents et de travaux sur le répertoire, le classement pour la période 1831-1939 laisse apparaître quelques inexactitudes.

Ce chant est inspiré de la chanson de marin, Belle Virginie. Elle est publiée sous trois versions différentes dans les Chansons populaires comtoises de Garneret et Culot et reprend une publication du chanoine Grospierre de 1924. Le musicologue Patrice Coirault dans son Répertoire de la chanson orale donne plusieurs versions de la chanson de marins Belle Virginie dont la mélodie est proche de la version légionnaire : une version d’un garde-phare de Noirmoutier de 1832 et une d’un marin de Saint-Jean-de-Monts de 1899, la destination est alors l’Amérique. Une version retrouvée au Québec mentionne par contre le Mexique. Le Chansonnier des compagnons de France publié en février 1943 donne pour nom Ugénie à une chanson sur le même air et avec pour destination le Mexique.

L’Agenda légionnaire officiel pour l’année 2013 a adopté le chant pour thème et mentionne bien que Eugénie n’était pas connu dans les années trente et quarante à la Légion, retenant comme hypothèse probable sa création par celui qui allait devenir le général Hallo. Le Dictionnaire de la Légion étrangère reprend aussi cette datation.

Le premier enregistrement de ce chant figure sur le 30 cm de la SERP, Centenaire de Camerone (1965).

Auzoan zer berri den

Traduction : Quoi de neuf chez le voisin

1 – Nous chantions quoi de neuf chez le voisin
Comment ne pas s’étonner des nouvelles de certains ?
La femme est tombée et le mari s’est fait mal :
Batita de chez Mixele a des cornes.

2 – Que ne dit-on de la postière
On la dit très savante
Au besoin elle saurait enseigner
Elle lit au moins nos lettres.

3 – Le prêtre nous dit par le sermon
Que nous devrions faire attention à ne pas être trop gourmand.
Les gens savent comment il vit lui-même :
Il laisse les sardines pour se servir du poulet.

4 – Notre raisin est très bien pressé par le pressoir
Il ne reste pas beaucoup de jus dans le marc.
Le percepteur est plus fort que le pressoir
Pour alléger fortement notre porte-monnaie.

5 – Les vieilles filles du village jacassent sans fin,
A la sortie de la messe, elle critiquent les gens :
Personne ne leur a demandé, tellement elles sont idiotes,
Elles se transforment en pie et corbeau…

6 – Ne voulant pas à notre tour leur ressembler
Maintenant, il vaut mieux que nous nous taisions
Nous n’avons pas menti dans cette chanson :
Mais la vérité a aussi ses limites.

La Marseillaise des Blancs

La Marseillaise des Blancs, est une chanson française créée en 1793 et conçue comme une réponse à La Marseillaise, hymne des révolutionnaires. Ce chant fut découvert dans le portefeuille de Jacob Madé dit « Sans Poil », un chef de paroisse qui fut tué le 16 mai 1793. Tout comme les partisans de la République, les Vendéens (ou Bas-Poitevins) eurent leur propre version de La Marseillaise.

RÉPUBLIQUE D’IRLANDE – AMHRAN NA BHFIANN

La Chanson du soldat

Bien que d’habitude chantée en irlandais, la version originale de cette chanson composée en 1907 est en anglais, sous son titre A Soldier’s Song (La chanson d’un soldat), aussi bien que sous l’appellation Hymne national de l’Irlande (Amhrán Náisiúnta na hÉireann).

Les paroles en anglais ont été écrites par Peadar Kearney et la musique a été composée par Patrick Heeney en 1907. Elle a été publiée dans le journal Irish Freedom (en) (Liberté irlandaise) en 1912. La traduction en irlandais a été le travail de Liam Ó Rinn.

Ce chant a été adopté immédiatement par les Irish Volunteers (milice irlandaise nationaliste) et le refrain a été déclaré hymne national officiel en 1926, en remplacement du God Save Ireland.

L’Ireland’s Call est joué lors des matchs de rugby internationaux ; cet hymne est joué lors des matchs qui réunissent les quatre provinces d’Irlande, y compris l’Irlande du Nord sous législation britannique. Amhrán na bhFiann est joué uniquement lorsque l’équipe d’Irlande joue à Dublin.

Traduction française :

1 – Nous chantons une chanson, la chanson d’un soldat
Au cœur brave,
Et alors que nous nous rassemblons sous
Les cieux étoilés
Impatients de combattre
Attendant la lumière du matin,
Ici, dans le silence de la nuit,
Nous chantons la chanson du soldat.

(Refrain) Nous sommes des soldats,
Au service de l’Irlande,
Quelques-uns sont venus
D’une terre au-delà de la mer.
Jurés d’être libres,
De notre ancienne Patrie
À l’abri du despote ou de l’esclavage.
Ce soir nous défions le péril, et
Au nom de l’Irlande, et douleur ou blessure,
Et au milieu des canons,
Nous chantons la chanson d’un soldat.

2 – Dans la verte vallée ou dans la montagne,
Nos pères ont lutté avant nous
Et ont vaincu sous le même étendard
Qui flotte fièrement
Nous sommes les fils d’une race de combattants
Qui n’a jamais connu le déshonneur,
Et pendant que nous marchons pour affronter l’ennemi
Nous chantons la chanson d’un soldat.

3 – Fils de gaéliques ! Hommes du Pays !
Le jour tant attendu approche ;
Les rangs serrés
Feront trembler le tyran.
Nos feux se réduisent maintenant ;
Regardez l’éclat argenté,
Là attend l’ennemi Saxon,
Alors chantez la chanson du soldat !

Chanson de Monsieur Henri

Auteur : Abbé Eugène Gonet (1828 – †1889), curé de Cheffois, Beaulieu-sous-la-Roche, Saint-Gilles-sur-Vie, compositeur de diverses chansons en patois bas-poitevin ainsi que de poèmes.

La première trace que l’on en trouve (et qui est probablement une bonne approximation de sa date de composition) est un Recueil de chants royalistes, 1ère série, p. 18 datant de 1882.

Source : https://choeur-montjoie.com/chanson-de-monsieur-henri-de-rochejacquelein/

 

Alger la blanche

A l’origine, "Alger la blanche" est une chanson composée en 1930 par Félicien Grimm, né le 29 mai 1908 à Alger, décédé à Six Fours (Var) le 10 janvier 1983, au cours d’une opération bénigne qui tourna mal.

Trés jeune, il composa des poèmes qu’il porta sur un livret qu’il légua à son ami d’enfance Maurice Le Troquer (d’Alger lui aussi).

Félicien Grimm appartenait à l’association des Eclaireurs de France et c’est à l’occasion du centenaire qu’il composa sa chanson qui tomba rapidement dans le domaine public.

A sa mort, Mme Le Troquer est réstée dépositaire du livret original.

 

Arrosako Zolan

Paroles et musique : Aitor Renteria “Txato”

Arrosako Zolan

Au fin fond de St Martin d’Arrosa, dans un tourbillon de chants,
Bien que nous ne soyons pas à la mode à la télé,
La flamme de la langue, un lien puissant,
Est notre étoile du berger dans cette nuit sombre.
Grâce à 700 bénévoles, ardents et créatifs,
On ne peut dissocier présent et avenir,
Puissent par le biais de ce concert, de ses douces musiques
La visée et la réalité basques s’unir pour toujours !

Coca et hamburgers, Basque à la remorque,
Comme il nous est facile de même perdre le goût !
Ils veulent nous retirer cœur et force vive,
Ils veulent faire de nous des créatures clonesques.
Alors sonnons fort l’alarme,
Nous ne sommes pas un pays pour ces multinationales.
Bretons et Corses, Kanaks et Occitans,
Assumons chacun notre identité propre.

Nous ici tous les ans, nous accueillons le rassemblement
Des peuples du monde et des radios libres.
Semant sur les ondes, les idées tournées vers l’avenir,
Nous cherchons à nous connaître les uns les autres.
Les défis mondiaux, les luttes des peuples,
Nous nous rassemblons pour casser les chaînes de l’oppression.
Danses et rires, chants célestes,
Ce soir, le Pays Basque est aux anges.

Lou pichin ome

Ce chant peut être mis en parallèle avec "Mon père m’a donné un mari" bien qu’il se termine moins mal…

<ins>Traduction</ins>

1 – J’ai un homme [un mari] qui est petit,
Je peux bien dire, je peux bien dire,
J’ai un homme qui est petit,
Je peux bien dire qu’il est mignon.

2 – D’un pan et demi de [tissu] écarlate,
Je lui fais le manteau, la cape.
Il en reste encore un peu
Pour lui faire le capuchon.

3 – D’une tête de sardine,
Lui, il soupe puis il dîne.
Il en reste encore un petit morceau
Pour lui faire le casse-croûte.

4 – Quand il s’en va à la chasse,
Il va à cheval sur un escargot.
Quand il s’en va au festin,
Il va à cheval sur un lapin.

5 – Le lapin se met à courir,
Le petit s’affale.
Le lapin a trop couru,
Le petit homme s’est perdu.

6 – Allez dire à la voisine
Qu’elle enferme ses poules,
Car mon homme est sorti,
Qu’elles ne le picorent pas par là.

7 – Avec une aiguille émoussée
Lui, il se fait sabre et épée.
Et il en reste encore assez
Pour se faire un coutelet.

8 – Avec une coque de noisette
Lui, il se fait une cabane.
Et il en reste encore assez
Pour se faire l’âtre.

9 – Avec un pan de toile grise
Lui, il se fait douze chemises.
Et il en reste encore assez
Pour se faire un pantalon.

Prière des routiers à St Michel

Voici une Prière des Scouts Routiers à l’Archange Saint Michel « Ô Saint Michel, Ange des Routiers » du « Carnet de Chants Scout TRA-SON ».

Un groupe routier chantant en arrivant au Mont Saint Michel.

Père Doncœur – Cantique béarnais du 16e siècle

Pater Noster

Le Notre Père (en latin Pater Noster; original grec Πάτερ ἡμῶν) est une prière chrétienne à Dieu considéré comme le père des hommes.

Il s’agit de la prière la plus répandue parmi les chrétiens, car, d’après le Nouveau Testament, elle a été enseignée par Jésus lui-même à ses apôtres.

Prononcée par les catholiques et les orthodoxes en particulier durant chaque célébration eucharistique, par les anglicans pendant les offices divins, par les protestants luthériens et réformés à chaque culte, cette prière, appelée parfois « oraison dominicale », est, avec le sacrement du baptême, ce qui unit le plus fermement les différentes traditions chrétiennes. Cela explique qu’elle soit dite lors des assemblées œcuméniques.

Selon le Nouveau Testament, Jésus, en réponse à une question des disciples sur la façon de prier, leur déclare : « Quand vous priez, dites : “Notre Père…” » Le texte se trouve, avec quelques variantes, dans les évangiles selon Matthieu (6:9-13) et selon Luc (11:2-4). En Matthieu, la prière, qui est mentionnée à la suite du Sermon sur la montagne, comprend sept versets ; en Luc, elle n’en compte que cinq.

Le Notre Père se compose de deux parties. Il présente au début des points communs avec le Kaddish juif (prière de sanctification du Nom de Dieu), puis s’en écarte en reprenant des extraits d’autres textes juifs.