La complainte des papetiers d’Angoulême

Depuis l’introduction des premiers moulins à Troyes et Essonnes au milieu du XIVe siècle, la papeterie a progressé dans tout le royaume pour devenir au XVIIe siècle la plus importante de toute l’Europe. Importante par la production mais aussi par la qualité des produits fabriqués. On vient d’Angleterre, de Hollande pour chercher les papiers destinés aux plus belles éditions. Les revenus de ces exportations sont devenus très importants et le pouvoir royal a toujours un œil très attentif sur la corporation pour éviter que le support de sa propagande et le pourvoyeur de ses caisses ne puissent manquer ou passer en des mains étrangères. De nombreuses fois, le Roi est intervenu pour signifier sa volonté à ses sujets et mettre bon ordre aux exactions de certains papetiers. Malgré lois, décrets et édits, subsistent au siècle des lumières les quatre grandes plaies de la "papetterie" :

  • manque de matières premières ;
  • corporatisme ;
  • passivité des Maîtres ;
  • intervention de l’État.
  • Le corporatisme

Pour mettre un terme aux conflits permanents entre maîtres et compagnons, le Roi (Louis XV) se décide à agir.  L’arrêt royal du 27 janvier 1739 devient un véritable code de la papeterie qui définit :

  • l’âge minimum de l’apprenti à 12 ans
  • l’apprentissage à 4 ans qui donnera droit à un brevet d’apprenti
  • le compagnonnage à 4 ans débouchant sur la présentation d’un chef d’œuvre aux garde-jurés et aux principaux Maîtres. Dans le meilleur des cas, un apprenti ne pouvait donc devenir leveur qu’à 20 ans.

Au lieu de rétablir le calme, cet arrêt met le feu aux cuves.

La "plainte des papetiers" date de cette époque de revendications des compagnons papetiers et de leurs conflits avec leurs maîtres.

Source : http://www.jamoni.net/pages/repertoire/les-chants-anciens/la-plainte-des-papetiers.html

Buvons un coup ma serpette est perdue

Version différente :

1 – Buvons un coup ma serpette est perdue
Mais le manche, mais le manche
Buvons un coup ma serpette est perdue
Mais le manche est revenu !

2 – Bavazaka ma sarpata parda
Ma la macha, ma la macha
Bavazaka ma sarpata parda
Ma la macha ravana

3 – Bevezeke me serpete perde…

Etc.

Le père Abraham

Le père AbrahamEt ses sept fils, sept fils,Le père Abraham, tchou ! tchou !Il ne rit jamais (jamais!), ne sourit jamais (jamais !)Et tous les jours il est comme ça. A chaque couplet on reprend au début et on rajoute une partie du corps.

J’ai mis « Vivre » sur mon drapeau

1 – J’ai mis « Vivre » sur mon drapeauVivre debout dans la lumière. (Refrain) De cuir est ma peau premièreD’acier ma seconde peauAhoi ! De cuir est ma peau premièreD’acier ma seconde peau. 2 – En vain la laide GrimacièreVoulut me prendre à son appeau. 3 – Mon cœur est feu, c’est mon flambeauLa nature est mon […]

Monsieur de Charette

Monsieur de Charette est une chanson également connue sous le nom de Prends ton fusil Grégoire. Elle a été écrite et composée par Paul Féval en 1853 à la gloire de François-Athanase Charette de La Contrie, général de l’Armée catholique et royale du Bas-Poitou et du Pays de Retz durant la guerre de Vendée.

La chanson a longtemps passé pour un authentique produit de la Chouannerie.

Elle est publiée comme telle dans l’Anthologie de Gustave Charpentier.

Les royalistes l’ont adoptée et inscrite à leur répertoire. Le 13 mai 1909, elle eut les honneurs de la Chambre; M. de Baudry d’Asson l’acclama du haut de la tribune en réplique à l’Internationale.

Calant de Vilafranca

Chant traditionnel de la région de Nice, auteur inconnu

TRADUCTION (merci à notre contributeur EG)

En descendant de Villefranche (1)

En descendant de Villefranche,
Sous un caroubier (2),
Elles faisaient la contredanse
Avec un sergent fourrier.

Refrain Tralala, lalala,
Les dévergondées se marient,
Tralala, lalala,
Les dévergondées sont mariées.

Va, que l’amour te passera,
Fais la pirouette, fais la pirouette,
Va, que l’amour te passera,
Fais la pirouette, fais le détour.

Un boiteux s’est marié
Avec une édentée.
Sa mère est contente,
Son père n’en sait rien.

La fille est promise,
Ils lui ont donné l’anneau.
Elle en a plus de satisfaction
Qu’à la Saint-Michel (3).

(1) Villefranche-sur-Mer.
(2) Arbre fruitier méditerranéen, longtemps cultivé à Villefranche.
(3) La Saint-Michel, fêtée fin septembre et correspondant à l’équinoxe d’automne, marquait la fin des travaux des champs et le renouvellement des engagements des ouvriers agricoles pour l’année suivante. Ici, la jeune-fille est plus heureuse encore d’avoir reçu l’anneau, que d’être embauchée pour la saison agricole qui vient. Il existe une version paillarde à ce chant "Mi sièu troumpà de pouorta".

L’hirondelle du faubourg

"L’Hirondelle du faubourg" est une chanson populaire française sur un rythme de valse, écrite et composée par Bénech et Dumont et publiée en 1912.