Auteur : Alain Di Meglio
Traduction : La servante
Moi, fier paysan travaillant tout le jour et malheureux
Je veux chanter le désespoir de mon amour avorté
Anghjula, pure jeune fille, du printemps la plus belle fleur
Tu es partie, un matin pour devenir servante des Seigneurs
Anghjula, Mon Anghjula, si tu savais mon désespoir
Ce jour ou tu t’en allas chez les Seigneurs
Au moment où tu as franchi le seuil…
L’été, l’air étouffant, tu étais fatiguée à la fontaine
Ta jarre te pesait sous cette canicule
Moi, rouge je travaillais ne trouvant jamais le moment
Et le jeune et beau seigneur te tournait autour
Anghjula, Mon Anghjula c’était cela, ne le nies pas
Tu lui as donné ta jeunesse à ce seigneur,
Qui dans sa maison te mit enceinte
Entre le chardonneret et le corbeau aucun mariage ne peut naître
Avec un enfant dans le ventre le seigneur, ingrat, te délaissa
Ce jour là, il y avait fête sur la place, tu compris ton erreur
Il épousa une de sa race, de souche riche, bien entendu
Anghjula, Mon Anghjula ce pistolet que tu tenais
Je te l’ai enlevé, tu ne voulais pas me le donner et le seigneur
Ce fut ma main qui le tua…