1 – Minuit sonne au clocher blanc,
Rendons-nous tous à la messe,
Minuit sonne au clocher blanc,
Allons adorer l’Enfant.
Déjà le long du chemin,
Les fidèles s’acheminent,
Vont en se donnant la main.
2 – Couvrons-nous de nos manteaux
Et prenons notre lanterne;
Couvrons-nous de nos manteaux
Et gravissons le coteau.
Écoutons le carillon
Qui tout là-haut nous appelle,
Écoutons le carillon
Puis nous ferons réveillon.
3 – Souvenons-nous, mes amis:
C’est par une nuit pareille,
Souvenons-nous, mes amis,
Que Notre Seigneur naquit.
Il naquit sans apparat
Dans une modeste étable ;
Il naquit sans apparat
Sans bonnet, langes ni drap.
4 – Mais bergères et bergers,
Enfants, princes et rois mages,
Mais bergères et bergers,
Tous s’en vinrent L’adorer.
Car chacun voyait en Lui
Toute l’espérance humaine,
Car chacun voyait en Lui
Tout l’espoir du paradis.
À propos
On enfile les manteaux, on prend une lanterne, on gravit le coteau : Noël commence ici par un chemin parcouru ensemble. La messe et le réveillon dessinent l’horizon de cette marche nocturne. Le souvenir de l’enfant né sans linge ouvre ensuite la fête à tous, des bergers aux princes.
Histoire
Une version chorale de Minuit sonne au clocher blanc est répertoriée par Musica International chez Rouart-Lerolle en 1936, pour quatre voix mixtes. La notice associe Francisque Darcieux à la partition et Maurice Duhamel à l’adaptation du texte. Elle témoigne du passage de ce noël au répertoire des chœurs, où la marche collective racontée par les paroles peut prendre plusieurs voix.
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