Paroles de

Les Dragons de Noailles

Paroles de

Les Dragons de Noailles

Écouter sur :

1 – Ils ont traversé le Rhin
Avec Monsieur de Turenne
Au son des fifres et tambourins
Ils ont traversé le Rhin

(Refrain) Lon, lon, la
Laissez les passer
Les Français sont dans la Lorraine
Lon, lon, la
Laissez les passer
Du mal ils ont eu assez

2 – Ils ont incendié Coblence
Les fiers Dragons de Noailles
Et pillé le Palatinat
Ils ont incendié Coblence

3 – Ils ont fait tous les chemins
D’Anjou, d’Artois et du Maine
Ils n’ont jamais eu peur de rien
Ils ont fait tous les chemins

4 – Ils ont pavoisé Paris
Les fiers Dragons de Noailles
Avec les trophées ennemis
Ils ont pavoisé Paris

5 – Ils ont protégé le roi
Il en sera fort aise
Car ils sont ses meilleurs soldats
Ils ont protégé le roi

Version chantée en école militaire

1 – Ils ont décoré Paris,
Les fiers dragons de Noailles,
Avec les drapeaux ennemis,
Ils ont décoré Paris.

(Refrain) Lon lon la, laissez les passer,
Les Français reprennent la Lorraine,
Lon lon la, laissez les passer,
Ils ont eu du mal assez.

2 – Ils ont traversé le Rhin,
Avec monsieur de Turenne,
Au son des fifres et tambourins,
Ils ont traversé le Rhin.

3 – Ils ont incendié Coblence,
Les fiers dragons de Noailles,
Et pillé le Palatinat,
Ils ont incendié Coblence.

4 – Ils ont fait tous les chemins,
D’Anjou, d’Artois et du Maine,
Ils n’ont jamais eu peur de rien,
Ils ont traversé le Rhin.

À propos

Les Dragons de Noailles est une marche militaire dont la musique est peut-être du xviie siècle. Les paroles chantées actuellement sont une création qui n’est pas antérieure aux années 1960 et mêlent personnes et faits d’époques différentes. Aujourd’hui, c’est aussi le chant du 2e régiment de dragons NRBC et du 3e escadron de transport de blindés du 516e régiment du train (ancien 101e escadron de transport de blindés de la Légion Etrangère).

Il a été demandé aux unités françaises de la brigade franco-allemande d’éviter de le chanter devant leurs camarades germaniques.

La musique de cette marche est parfois attribuée à Lully, et parfois datée de 1678. Dans la version que l’on chante aujourd’hui, la marche est connue sous le titre Les Dragons de Noailles, et contient ces vers :

Ils ont traversé le Rhin
Avec monsieur de Turenne
Ils ont incendié Coblence
Les fiers dragons de Noailles
Et pillé le Palatinat

À l’écoute de la chanson, le rapport est donc établi entre les dragons d’un des quatre maréchaux de Noailles et l’un des deux ravages du Palatinat — plutôt le premier, puisqu’il est question de Turenne.

Le Noailles-Cavalerie, régiment de cavalerie légère du maréchal Anne Jules de Noailles, n’est levé que le 20 décembre 16882. Il n’a donc pas participé au premier ravage du Palatinat (1674). Il ne peut non plus avoir servi sous les ordres de Turenne (mort en 1675).

Il n’est pas exclu, en revanche, qu’Anne Jules de Noailles ait accompagné Turenne dans la campagne de 1674 — avec des dragons sous ses ordres.

Le Noailles-Cavalerie a bien participé (sous le commandement du lieutenant-colonel Charles de Dyenne de Cheyladet3) aux campagnes successives de la guerre de la Ligue d’Augsbourg, prétexte au second ravage du Palatinat (1689-1693). Mais il ne devient un régiment de dragons, sous le nom de Noailles Dragons, que le 25 mars 1776.

En 1791, il devient le 15e régiment de dragons. Il est dissous en 1962.

Origine des paroles

L’écriture des paroles peut être tardive, ou bien des remaniements ont été apportés au fil des siècles. Ce qui expliquerait une certaine confusion entre la maison de Noailles, les dragons, les exactions de Turenne dans le Palatinat, le second ravage ordonné par Louvois et un « incendie de Coblence » qui peut faire référence à l’occupation française de 1632, aux bombardements lourdement destructeurs de 1688, à la prise de la ville en 1794 ou à la démolition de l’ancienne forteresse d’Ehrenbreitstein en 1801.

Un manuscrit daté des années 1765-66 donne un unique couplet d’une chanson de 1666 faisant allusion à la blessure du chevalier de Chevreuse dont on peut penser qu’il fut écrit sur le même air que celui des Dragons de Noailles encore que la composition de Lully ne date que de 1678 (Loulanla jai le nez cassé/ Je n’irai plus dans la tranchée/ Loulanla jai le nez cassé/ Je men vas me faire panser). On retrouve une réminiscence du refrain en 1906 (Lon Ion la, laissez-les passer/ Les Français dans la Lorraine,/ Lon lon la, laissez-les passer./ Ils ont eu du mal assez...), mais ce ne sont pas les paroles chantées actuellement.

Les paroles ne semblent pas très connues avant la fin des années 1960. Pourtant en 1961 ce chant est régulièrement utilisé pour les déplacements de la troupe, ainsi que par la fanfare au sein du Centre d’instruction du 14eme Régiment de Chasseurs Parachutistes. Aucun recueil ne mentionne ce chant, chez les scouts ou les importantes éditions des chantiers de jeunesse de la 2e GM. Il est enregistré pour la première fois par la promotion de l’EMIA Plateau des Glières en 1970[1], la même année il figure sur un 45 tours des élèves sous-officiers de l’école de cavalerie de Saumur. Il est depuis régulièrement enregistré et publié dans des recueils militaires, attestant ainsi de sa diffusion et de sa popularité au sein de la troupe. On le retrouve aussi dans les répertoires des mouvements de jeunesse.

Source : Wikipedia

Ô Peuple fidèle

J.F. Wade (1711-1786)
Cantique anglais.

Texte original en latin, traditionnellement attribué à
Saint-Bonaventure au XIIIe siècle.

Dérivé du texte latin Adeste Fideles :

1 – Adeste fideles læti triumphantes,
Venite, venite in Bethlehem.
Natum videte Regem angelorum.
Venite adoremus (ter)
Dominum.

2 – En grege relicto humiles ad cunas,
Vocati pastores approperant,
Et nos ovanti gradu festinemus.
Venite adoremus (ter)
Dominum.

3 – Æterni Parentis splendorem æternum,
Velatum sub carne videbimus,
Deum infantem pannis involutum.
Venite adoremus (ter)
Dominum.

4 – Pro nobis egenum et foeno cubantem
Piis foveamus amplexibus ;
Sic nos amantem quis non redamaret ?
Venite adoremus (ter)
Dominum

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Veni creator

Le Veni Creator a été composé au IXe siècle.

Le titre cet hymne grégorien signifie "Viens Saint Esprit Créateur". Voici sa traduction liturgique officielle en langue française.

Viens, Esprit Créateur nous visiter,
Viens éclairer l’âme de tes fils,
Emplis nos cœurs de grâce et de lumière,
Toi qui créas toute chose avec amour,
Qui est l’Esprit de Dieu ?
Viens, Esprit saint
Méditations sur l’Esprit saint
Esprit-Saint, comment Te nommer
Toi le Don, l’envoyé du Dieu Très Haut,
Tu t’es fait pour nous le Défenseur,
Tu es l’Amour le Feu la source vive,
Force et douceur de la grâce du Seigneur,
Donne-nous les sept dons de ton amour,
Toi le doigt qui œuvres au Nom du Père,
Toi dont il nous promit le règne et la venue,
Toi qui inspires nos langues pour chanter,
Mets en nous ta clarté, embrase-nous,
En nos cœurs, répands l’amour du Père,
Viens fortifier nos corps dans leur faiblesse,
Et donne-nous ta vigueur éternelle,
Chasse au loin l’ennemi qui nous menace,
Hâte-toi de nous donner la paix,
Afin que nous marchions sous ta conduite,
Et que nos vies soient lavées de tout péché,
Fais-nous voir le visage du Très-Haut,
Et révèle-nous celui du Fils,
Et toi l’Esprit commun qui les rassemble,
Viens en nos cœurs, qu’à jamais nous croyions
en toi,

Gloire à Dieu notre Père dans les cieux,
Gloire au Fils qui monte des Enfers,
Gloire à l’Esprit de Force et de Sagesse,
Dans tous les siècles des siècles,

Amen.

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