Paroles de

Le quatorze juillet

Paroles de

Le quatorze juillet

Écouter sur :

1 – Pour un captif, souvenir plein de charmes !
J’étais bien jeune ; on criait : vengeons-nous !
A la Bastille ! aux armes, aux armes !
Marchands, bourgeois, artisans couraient tous.
Marchands, bourgeois, artisans couraient tous.
Je vois pâlir et mère, et femmes et fille ;
Le canon gronde aux rappels du tambour.
Le canon gronde aux rappels du tambour !
Victoire au peuple ! il a pris la Bastille !
Un beau soleil a fêté ce grand jour,
Victoire au peuple ! il a pris la Bastille !
Un beau soleil a fêté ce grand jour,
A fêté ce grand jour, a fêté ce grand jour,
A fêté ce grand jour.

2 – Enfants, vieillards, riche ou pauvre on s’embrasse,
Les femmes vous redisant mille exploits.
Héros du siège, un soldat bleu qui passe
Est applaudi des mains et de la voix. (bis)
Le nom du roi frappe alors mon oreille ;
De La Fayette on parle avec amour ; (bis)
La France est libre et ma raison s’éveille.
Un beau soleil a fêté ce grand jour,
A fêté ce grand jour. (ter)

3 – Le lendemain un vieillard docte et grave
Guida mes pas sur d’immenses débris.
« Mon fils, dit-il, ici d’un peuple esclave,
Le despotisme étouffait les cris. (bis)
Mais des captifs pour y loger la foule,
Il creusa tant au pied de chaque tour, (bis)
Qu’au premier choc le vieux château s’écroule.
Un beau soleil a fêté ce grand jour,
A fêté ce grand jour. (ter)

4 – Le Liberté, rebelle antique et sainte,
Mon fils, s’armant des fers de nos aïeux,
A son triomphe appelle en cette enceinte
L’Egalité, qui redescend des cieux. (bis)
De ces deux sœurs la foudre gronde et brille.
C’est Mirabeau tonnant contre la Cour.
Sa voix nous crie : Encore une Bastille !
Un beau soleil a fêté ce grand jour,
A fêté ce grand jour. (ter)

5 – Où nous semons chaque peuple moissonne.
Déjà vingt rois, au bruit de nos débats,
Portent, tremblants, la main à leur couronne,
Et leurs sujets de nous parlent tout bas. (bis)
Des droits de l’homme, ici, l’ère féconde.
S’ouvre, et du globe accomplira le tour. (bis)
Sur ces débris Dieu crée un nouveau monde.
Un beau soleil a fêté ce grand jour,
A fêté ce grand jour. (ter)

6 – De ces leçons qu’un vieillard m’a données,
Le souvenir dans mon cœur sommeillait.
Mais je revois, après quarante années,
Sous les verrous, le Quatorze juillet. (bis)
O Liberté ! ma voix, qu’on veut proscrire,
Redit ta gloire aux murs de ce séjour. (bis)
A mes barreaux l’aurore vient sourie ;
Un beau soleil fête encor ce grand jour,
Fête encor ce grand jour. (ter)

À propos

Auteur : Pierre-Jean de Bérenger

Date : 1829

Ce chant a été écrit en prison par l’auteur, jugé subversif par la censure du Roi Charles X.

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La Chanson du soldat

Bien que d’habitude chantée en irlandais, la version originale de cette chanson composée en 1907 est en anglais, sous son titre A Soldier’s Song (La chanson d’un soldat), aussi bien que sous l’appellation Hymne national de l’Irlande (Amhrán Náisiúnta na hÉireann).

Les paroles en anglais ont été écrites par Peadar Kearney et la musique a été composée par Patrick Heeney en 1907. Elle a été publiée dans le journal Irish Freedom (en) (Liberté irlandaise) en 1912. La traduction en irlandais a été le travail de Liam Ó Rinn.

Ce chant a été adopté immédiatement par les Irish Volunteers (milice irlandaise nationaliste) et le refrain a été déclaré hymne national officiel en 1926, en remplacement du God Save Ireland.

L’Ireland’s Call est joué lors des matchs de rugby internationaux ; cet hymne est joué lors des matchs qui réunissent les quatre provinces d’Irlande, y compris l’Irlande du Nord sous législation britannique. Amhrán na bhFiann est joué uniquement lorsque l’équipe d’Irlande joue à Dublin.

Traduction française :

1 – Nous chantons une chanson, la chanson d’un soldat
Au cœur brave,
Et alors que nous nous rassemblons sous
Les cieux étoilés
Impatients de combattre
Attendant la lumière du matin,
Ici, dans le silence de la nuit,
Nous chantons la chanson du soldat.

(Refrain) Nous sommes des soldats,
Au service de l’Irlande,
Quelques-uns sont venus
D’une terre au-delà de la mer.
Jurés d’être libres,
De notre ancienne Patrie
À l’abri du despote ou de l’esclavage.
Ce soir nous défions le péril, et
Au nom de l’Irlande, et douleur ou blessure,
Et au milieu des canons,
Nous chantons la chanson d’un soldat.

2 – Dans la verte vallée ou dans la montagne,
Nos pères ont lutté avant nous
Et ont vaincu sous le même étendard
Qui flotte fièrement
Nous sommes les fils d’une race de combattants
Qui n’a jamais connu le déshonneur,
Et pendant que nous marchons pour affronter l’ennemi
Nous chantons la chanson d’un soldat.

3 – Fils de gaéliques ! Hommes du Pays !
Le jour tant attendu approche ;
Les rangs serrés
Feront trembler le tyran.
Nos feux se réduisent maintenant ;
Regardez l’éclat argenté,
Là attend l’ennemi Saxon,
Alors chantez la chanson du soldat !

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La Jeune Veuve

Dans la fable "La Jeune Veuve", une femme jure fidélité à son défunt mari mais ne tiendra pas promesse. Jean de La Fontaine ne condamne pas la veuve car c’est un comportement bien naturel.

La morale renvoie à la pensée épicurienne qui prône l’instant présent. Il est important de profiter de la vie car celle-ci n’est pas éternelle et, avec le temps, les blessures finissent par guérir. La veuve qui, au départ, était triste retrouve à la fin le bonheur.

Le plaisir est ici contrôlé, c’est l’hédonisme, condamné par la morale chrétienne. La Fontaine est alors en contestation avec la religion.

La Fontaine est aujourd’hui le plus connu des poètes français du XVIIe siècle, et il fut en son temps, sinon le plus admiré, du moins le plus lu, notamment grâce à ses Contes et à ses Fables.

Styliste éblouissant, il a porté la fable, un genre avant lui mineur, à un degré d’accomplissement qui reste indépassable.

Moraliste, et non pas moralisateur, il pose un regard lucide sur les rapports de pouvoir et la nature humaine, sans oublier de plaire pour instruire.

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Kimiad ar soudard yaouank

Kimiad ar soudard yaouank (« L’adieu du jeune soldat ») est une chanson bretonne de Prosper Proux (XIXe siècle), également désignée par son premier vers Ma c’halon a zo frailhet1. Le titre présente des variantes : Kimiadou – d’ar/eur/ur – zoudart/zoudard – iaouank/yaouanc/iaouankiz, ou Kimiad eur c’honscrit pour « conscrit ». Il est réduit à Kimiad pour la version d’Alan Stivell.

Prosper Proux (né en 1812 à Poullaouen, mort en 1873 à Morlaix), publie un premier recueil de chansons en 1838. Le succès est énorme mais une certaine gauloiserie (gaillardise) choque le clergé. Proux est un moment percepteur à Guerlesquin et à Saint-Renan mais il doit démissionner. Il finit par trouver une place de représentant en vins grâce à Jean Pierre Marie Le Scour. Il fréquente les bardes du moment, en particulier Luzel. Sa réputation un peu sulfureuse lui vaut des relations plutôt distantes de la part de La Villemarqué. Prosper Proux fut un compositeur atypique pour l’époque et plusieurs études biographiques ont été réalisées à son sujet.

Il édite la chanson dans un livret de chansons paru en 1838. Il lui a parfois été reproché de s’être contenté de remettre en forme un texte existant2. Entre 1862 et 1876, J. Haslé le publie sous feuilles volantes à Morlaix.

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