Paroles de

L’aristocratie en déroute

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L’aristocratie en déroute

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(Refrain) Ah ! v’là qu’est fait, v’là qu’est fait, v’là qu’est fait,
On peut maintenant répéter sans cesses
Ah ! v’là qu’est fait, v’là qu’est fait, v’là qu’est fait,
L’aristocratie a fait son paquet !

1 – Baron, marquis, tout est stupéfait
Le ci-devant Comte est presque muet
Ah ! v’là qu’est fait, v’là qu’est fait, v’là qu’est fait,
Oui faisons bien voir à ce prestolet
Qu’un bon citoyen n’est pas un valet
Quel miracle, la comtesse
A perdu jusqu’au caquet

(Refrain)

2 – Docteurs de Sorbonne avec leurs bonnets
Croyaient pouvoir seuls jouer du toupet
Mais v’là qu’est fait, mais v’là qu’est fait, mais v’là qu’est fait
Ce petit abbé Damaret
Qui d’un air fripon, qui d’un air coquet
Dansait forces contredanses
Est réduit au menuet

(Refrain #) Ah ! v’là qu’est fait, v’là qu’est fait, v’là qu’est fait,
A tous les abbés nous donnons vacances
Ah ! v’là qu’est fait, v’là qu’est fait, v’là qu’est fait,
L’aristocratie a fait son paquet !

3 – Quoi, dans leurs petits conciles secrets
Ils n’ont donc pu faire que du brouet !
Ah ! v’là qu’est fait, v’là qu’est fait, v’là qu’est fait,
Et ce financier bien gros, bien replet
Qui ne valait pas ce qu’il avalait
A vu fondre sa graisse
Avec le fond de son gousset

(Refrain) Ah ! v’là qu’est fait, v’là qu’est fait, v’là qu’est fait,
On peut maintenant répéter sans cesse
Ah ! v’là qu’est fait, v’là qu’est fait, v’là qu’est fait,
L’aristocratie a fait son paquet !

4 – L’aristocratie en soi-même espérait
Que le Champ-de-Mars du poivre chierait
Mais v’là qu’est fait, mais v’là qu’est fait, mais v’là qu’est fait
Alors comme au feu chacun y courait
Chargeait piochait, il tirait, brouettait
Avec si grande vitesse
Qu’on peut chanter ce couplet

(Refrain)

À propos

Auteur : inconnu

Date 1790

Sur l’air de "ça ira"

Chant typique de la Révolution Française, violemment anti-aristocratique. Plus grossier et vulgaire que "ça ira", ce chant n’a pas connu une grande postérité.

 

La complainte de Mandrin

La « Complainte de Mandrin » est une chanson populaire française qui évoque la vie et la légende de Louis Mandrin, un contrebandier français du 18e siècle. Mandrin était célèbre pour ses activités de contrebande dans les régions de l’est de la France, notamment en contournant les taxes imposées par le pouvoir royal sur le tabac et d’autres marchandises.

La chanson raconte l’histoire de Mandrin en glorifiant ses exploits, sa lutte contre les taxes oppressives et son statut de héros populaire. Elle met en lumière son courage face à l’autorité et la justice de l’époque, tout en décrivant souvent son destin tragique, car il a été capturé et exécuté en 1755.

Cette complainte, sous forme de chanson, a contribué à perpétuer la légende de Mandrin en tant que figure héroïque et rebelle dans la mémoire collective, tout en représentant une protestation contre les injustices sociales et fiscales de l’époque.

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Ja nus hons pris ne dira sa raison

Auteur : Richard Plantagenêt, dit Richard Cœur de Lion est le fils d’Henri II, roi d’Angleterre et de Aliénor d’Aquitaine. Le duché d’Aquitaine, ou grandit Richard, est connu pour être un lieu de culture, et Richard devint à son tour un protecteur des troubadours et trouvères. Alors qu’il revient de la troisième croisade en Terre Sainte, il est est capturé par Leopold V de Babenberg au alentour de Vienne. La rançon réclamée pour sa liberté correspond à deux années de revenus pour l’Angleterre. Il est finalement libéré deux ans plus tard en échange d’une première partie de la rançon versée par sa mère. Il ne resta que quelques mois en Angleterre et n’apprit jamais la langue.

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