Paroles de

John Kanaka

Paroles de

John Kanaka

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1 – Sur un baleinier John s’est réveillé,
John Kanak Kanak a tou la hé.
Quelqu’un criait paré à larguer,
John Kanak Kanak a tou la hé,
Tou la hé ho tou la hé,
John Kanak kanak a tou la hé.

2 – Dans une taverne il s’est fait enrôler,
Par un bosco qui l’avait saoulé.

3 – À bord ton temps tu l’passes à étarquer,
C’est pas l’cap’taine qui monte dans les huniers.

4 – Par le Cap Horn 3 fois ils sont passés,
Mais rien qu’une fois son sac il a posé.

5 – Et des baleines ils n’en ont pas pognées,
Y’a qu’le sale temps qui les a harponnés

6 – Mais aux Marquises l’enfer s’est terminé,
Dans les bras d’la goélette la mieux gréée.

7 – John est heureux avec sa vahiné,
C’est pas demain qu’il va ré embarquer.

À propos

Adaptation française par Michel Tonnerre d’une chanson anglo-saxonne de baleiniers de l’Océan Pacifique datant du XIXeme siècle ("John Kanaka"), publiée en 1961 par Stan Hugill auprès de " Harding le barbare des Barbades"

Il semble que la version anglaise soit elle-même l’adaptation d’une chanson de travail des équipages d’origine hawaïenne.

Le refrain est en dialecte polynésien (kanaka = "homme polynésien" ; tula’i = "ho-hisse").

Ondarrabia

1 – Goxo da bizitzea Xibero gainean.Mendi horien artian trankilitatean.Hargatik aitortzen dut, mugaz bestaldian.Badirela xoko hunak itsas bazterrian.Kantatzerat

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An alarc’h

An Alarc’h, signifiant « Le cygne » en breton, se dévoile comme une pièce emblématique de la musique traditionnelle bretonne, originaire du Barzaz Breiz et revendiquée comme un chant à connotation patriotique. Sa renommée s’étend à travers les décennies, suscitant l’interprétation de chanteurs contemporains bretons tels qu’Alan Stivell, Gilles Servat, et Tri Yann.

Le débat entourant l’origine de cette chanson s’est intensifié avec la thèse controversée de Francis Gourvil, suggérant que le vicomte de La Villemarqué en serait le compositeur, théorie largement remise en question par les recherches de Donatien Laurent et la découverte de cahiers de collectage.

Selon Théodore Hersart de la Villemarqué, An Alarc’h narre le triomphant retour d’exil du duc Jean IV (an aotroù Yann), déterminé à reconquérir son duché après avoir été chassé par ses sujets six ans plus tôt.

La chanson évoque le contexte où, menacé d’une perte d’indépendance accrue sans le duc, les seigneurs bretons sollicitent son retour depuis son refuge en Angleterre. Le 3 août 1379, Jean IV débarque à Dinard pour rétablir son règne en Bretagne. Le personnage du « traître » à la fin de la chanson est attribué à Bertrand Du Guesclin, le chevalier breton et connétable de France, bien qu’il n’ait pas engagé le combat contre le retour du Duc.

An Alarc’h symbolise le cygne, observateur depuis le sommet de la tour du château d’Arvor, immortalisant cette page d’histoire à travers ses notes mélodiques et son héritage culturel.

Un cygne, un cygne d’outre-mer,

Au sommet de la vieille tour du château d’Armor !

Refrain :

Dinn, dinn, daon ! Au combat ! Au combat ! Oh !

Dinn, dinn, daon ! Je vais au combat

Heureuse nouvelle aux Bretons !

Et malédiction rouge aux Français !

Un navire est entré dans le golfe

Ses blanches voiles déployées

Le seigneur Jean est de retour

Il vient défendre son pays

Nous défendre contre les Français

Qui empiètent sur les Bretons

Un cri de joie part

Qui fait trembler le rivage

Les montagnes du Laz résonnent

La cavale blanche (la mer) hennit et bondit d’allégresse

Les cloches chantent joyeusement

Dans toutes les villes, à cent lieues à la ronde

L’été revient, le soleil brille

Le seigneur Jean est de retour !

Le seigneur Jean est un bon compagnon

Il a le pied vif comme l’œil

Il a sucé le lait d’une Bretonne

Un lait plus sain que du vin vieux

Sa lance, quand il la balance, jette de tels éclairs

Qu’elle éblouit tous les regards

Son épée, quand il la manie, porte de tels coups

Qu’il fend en deux homme et cheval

Frappe toujours ! Tiens bon ! Seigneur duc

Frappe dessus ! Courage ! Lave-les (dans leur sang) ! Lave-les !

Quand on hache comme tu haches

On n’a de suzerain que Dieu !

Tenons bon, Bretons ! Tenons bon !

Ni merci, ni trêve ! Sang pour sang !

O Notre-Dame de Bretagne ! Viens au secours de ton pays !

Nous fonderons un service, un service commémoratif !

Le foin est mûr : qui fauchera ?

Le blé est mûr : qui moissonnera ?

Le foin, le blé, qui les emportera ?

Le roi prétend que ce sera lui

Il va venir faucher en Bretagne

Avec une faux d’argent

Il va venir faucher nos prairies avec une faux d’argent

Et moissonner nos champs avec une faucille d’or

Voudraient-ils savoir, ces Français

Si les Bretons sont des manchots ?

Voudrait-il apprendre, le seigneur roi

S’il est homme ou Dieu ?

Les loups de la Basse-Bretagne grincent des dents

En entendant le ban de guerre

En entendant les cris joyeux, ils hurlent

À l’odeur de l’ennemi, ils hurlent de joie

On verra bientôt, dans les chemins

Le sang couler comme de l’eau

Si bien que deviendra rouge comme la braise le plumage des canards

Et des oies blanches qui les passeront à la nage

On verra plus de tronçons de lances éparpillés

Qu’il n’y a de rameaux sur la terre, après l’ouragan

Et plus de têtes de morts

Qu’il n’y en a dans les ossuaires du pays

Là où les Français tomberont, ils resteront couchés

Jusqu’au jour du jugement

Jusqu’au jour où ils seront jugés et châtiés

Avec le Traitre qui commande l’attaque

L’égout des arbres sera l’eau bénite

Qui arrosera son tombeau !

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