Kimiad ar soudard yaouank (« L’adieu du jeune soldat ») est une chanson bretonne de Prosper Proux (XIXe siècle), également désignée par son premier vers Ma c’halon a zo frailhet1. Le titre présente des variantes : Kimiadou – d’ar/eur/ur – zoudart/zoudard – iaouank/yaouanc/iaouankiz, ou Kimiad eur c’honscrit pour « conscrit ». Il est réduit à Kimiad pour la version d’Alan Stivell.
Prosper Proux (né en 1812 à Poullaouen, mort en 1873 à Morlaix), publie un premier recueil de chansons en 1838. Le succès est énorme mais une certaine gauloiserie (gaillardise) choque le clergé. Proux est un moment percepteur à Guerlesquin et à Saint-Renan mais il doit démissionner. Il finit par trouver une place de représentant en vins grâce à Jean Pierre Marie Le Scour. Il fréquente les bardes du moment, en particulier Luzel. Sa réputation un peu sulfureuse lui vaut des relations plutôt distantes de la part de La Villemarqué. Prosper Proux fut un compositeur atypique pour l’époque et plusieurs études biographiques ont été réalisées à son sujet.
Il édite la chanson dans un livret de chansons paru en 1838. Il lui a parfois été reproché de s’être contenté de remettre en forme un texte existant2. Entre 1862 et 1876, J. Haslé le publie sous feuilles volantes à Morlaix.