Paroles de

Fanny de Laninon

Paroles de

Fanny de Laninon

Écouter sur :

1 – A l’aube sur le quai Gueydon
Devant l’petit pont
Chantait la chanson,
Le branle bas de la croisière
Et dans la blanche baleinière,
Jean Bouin notre brigadier
Son bonnet caplé
Un peu sur l’côté,
Me rappelle mon bâtiment
C’était le bon temps
Celui d’mes vingt ans.
Le bidel capitaine d’armes
Et son cahier d’punis,
Dans la cayenne f’sait du charme
A je n’sais quelle souris,
Mais j’garde au coeur une souffrance
Quand le quartier-maître clairon,
Sonnait en haut d’Recouvrance
Aux filles de Laninon.

2 – La plus belle de Laninon,
Fanny Kersauzon,
M’offrit un pompon,
Un pompon de fantaisie
C’était elle ma bonne amie,
Elle fréquentait un bistrot
Rempli de mat’lots
En face du dépôt,
Quand je pense à mes plaisirs
J’aime mieux m’étourdir
Que d’me souvenir.
Ah Fanny de Recouvrance
J’aimais tes yeux malins
Quand ton geste plein d’élégance
Balançait des marsouins,
Je n’étais pas d’la maistrance
Mais j’avais l’atout en mains,
Et tu v’nais m’voir le dimanche
sur le Duguay Trouin.

3 – A c’t’heure je suis retraité,
Maître timonier,
Aux ponts et chaussées,
Je fais le service des phares
Et j’écoute la fanfare.
De la mer en son tourment
D’Molène à Ouessant
Quand souffle le vent,
Tonnerre de Brest est tombé
Pas du bon côté
Tout c’est écroulé.
A c’qui reste de Recouvrance
J’logerais pas un sacot,
Et Fanny ma connaissance
Est morte dans son bistrot.
J’n’ai plus rien en survivance
Et quand je bois un coup d’trop,
Je sais que ma dernière chance
S’ra d’faire un trou dans l’eau.

À propos

Une très belle chanson de Pierre Macorlan, l’auteur de "Quai de Brume".

C’est l’évocation du Brest d’avant guerre par un jeune marin du DUGUAY-TROUIN, amoureux de Fanny, la plus belle fille de Laninon, quartier de Recouvrance. Mais 20 ans plus tard, Brest n’existe plus ("Brest dont il ne reste rien" disait Prevert dans "Barbara"...) et Fanny a disparu dans la tourmente.

Les vieilles cartes postales permettent de décoder la chanson et de retrouver le Pont Gueydon, le Duguay-Trouin, les blanches baleinières, la caserne du Dépôt qu’on appelait autrefois "la Cayenne", Recouvrance, et bien sûr Laninon...

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Madame Espagnol

Cette chanson à gestes et facile à retenir est idéale à apprendre aux enfants.

À « Tcha tcha tcha », on secoue les mains au-dessus des épaules.

À « Hou là là », on se tortille un peu.

À « Un, deux, trois », on saute trois fois en écartant un peu plus les jambes à chaque fois.

Le chant se répète, et on peut le jouer comme un défi en gardant les jambes écartées d’une répétition à l’autre : le dernier qui tient debout a gagné.

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Bateau sur l’eau

Bateau sur l’eau est une comptine traditionnelle française, largement connue et appréciée des enfants et des parents. Cette chanson enfantine est souvent utilisée dans les crèches, les écoles maternelles et les foyers pour divertir les tout-petits tout en stimulant leur développement.

L’origine exacte de « Bateau sur l’eau » est difficile à tracer, comme c’est le cas pour de nombreuses comptines transmises oralement de génération en génération. Certains suggèrent qu’elle pourrait dériver de chansons de marins du XIXe siècle, adaptées pour les enfants. Au fil du temps, différentes versions ont émergé, reflétant la richesse du patrimoine oral français.

Les paroles de la comptine sont simples et répétitives, ce qui facilite leur mémorisation par les jeunes enfants. Voici une version courante :

Bateau sur l’eau,

La rivière, la rivière,

Bateau sur l’eau,

La rivière au bord de l’eau

Le bateau a chaviré,

Tous les enfants sont tombés

Dans l’eau.

PLOUF 

Il existe de nombreuses variantes de cette comptine, certaines remplaçant « la rivière » par « la grand-mère » ou « la bergère », ajoutant ainsi une touche d’humour ou de fantaisie.

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Ein Sträusschen am Hute

Trouvable dans « Das Volkslied im Elsass », Joseph Lefftz, vol. 2, page 293.

Collecté à Baldenheim en 1852 (texte). Mélodie très répandue.

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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