D’après l’auteur du recueil " Sonioù Feiz ha Breiz ", "cet air était chanté autrefois dans tous les pardons, les foires et les marchés de Basse-
Bretagne : l’air est facile à apprendre et très beau. Sur à peu près les mêmes paroles existe aussi une version gavotte de cette chanson ;
et, sur le même air, un cantique : Gwir vugale ar Werc’hez.
Complainte racontant l’histoire d’une tourterelle qui se laisse mourir d’amour car elle a perdu son bien-aimé.
<ins>Traduction:</ins>
1 – J’ai perdu beaucoup de temps
A chercher dans les bois
Pour surprendre la tourterelle
Assoupie sur la branche
J’ai épaulé mon fusil
Mais j’ai mal tiré
La tourterelle s’est enfuie
Et s’est envolée vers un autre bois
2 – Le matin et le soir
J’entends les oiseaux
Qui chantent, qui fredonnent,
Perchés à la cime des arbres
Et aucun d’entre eux
Ne touche autant mon cœur
Que la voix de la tourterelle
Pleurant son ami
3 – Elle gémit nuit et jour
De peine et de chagrin
Comme une pauvre veuve
Qui a perdu son mari
L’écho de sa voix plaintive
Parcourt les bois
Et font beaucoup de peine
A tous les oiseaux
4 – " Jeune tourterelle,
Qu’est-ce qui tourmente ton cœur ?
– J’ai perdu, dit-elle,
Mon plus fidèle ami
Si le chasseur ne vient pas
Me faire mourir
Je mourrai de chagrin
Pour mon bel ami fidèle
5 – Il n’est ni remède, ni soutien
Ni consolation
Capable de guérir soudain
La blessure de mon amour
Je suis vaincu par le chagrin
Je vais mourir
Mais je ne mourrai pas content
Si je ne meurs pas fidèle
6 – J’ai vu mourir
La jeune tourterelle
Le coeur tout desséché
Par la peine, le tourment
Dans son dernier souffle
Elle a encore dit :
" Au revoir, ami fidèle "
Aussitôt, elle a rendu l’âme
7 – Miroir clair et véritable
Du vrai amour
Qu’on ne trouve pas dans le coeur
De la jeunesse déréglée
– Non, non, je ne mourrai pas heureux
Si je ne meurs fidèle
Et jamais je n’oublierai
La mort de la tourterelle