Paroles de

La ballade des rues qui ont changé de nom

Paroles de

La ballade des rues qui ont changé de nom

Écouter sur :

1 – La vieille rue, du cul qui peigne
A changé d’enseigne
Et depuis hier au soir
La p’tite vertu sur le trottoir
Monte la garde sous le nom
D’un général de division
Un général … qu’a pris l’enseigne
De la vieille rue du cul qui peigne

2 – La vieille rue du chat qui miaule
A changé de piaule
Et depuis hier au soir
Les amoureux sur le trottoir
Vont accrocher un bout de leur cœur
A la barbe d’un sénateur
Un sénateur .. qu’a fait sa piaule
Dans la vieille rue du chat qui miaule

3 – La vieille rue des ridicules
Prend une particule
Et depuis hier au soir
Les petits chiens sur le trottoir
Font leurs besoins sous un chapeau
De cardinal dans le ruisseau
Un cardinal … de particule
Dans la vieille rue des ridicules…

4 – Ma vieille rue de l’As de pique
Toi ma république
Et depuis hier au soir
Un nègre balaie ton trottoir
Des feuilles mortes de nos vingt ans
Pour les beaux yeux d’un président
Un président… un as de pique
Toi ma vieille rue, ma république

5 – Du temps que nous avions encore une fierté
Les poètes tutoyaient
Les rues avec un goût de liberté
Mais aujourd’hui la moindre rue
Récite ses leçons dans le Bottin mondain
Mes compagnons, mes baladins
Attaquons comme la lune (bis).

À propos

Musique : Jean Humenry Paroles : Jean Dubruynne.

Ecrite en 1970.

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Nina

A partir de « Chansons Populaires d’Alsace », J-Baptiste Weckerlin, p. 114

Collecté à Guebwiller.

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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Los Tilholèrs

Los Tilholèrs, ou "Lous Tiyolès" selon la graphie, est un chant gascon traditionnel de Bayonne et du bassin de l’Adour. Écrite par Pierre Lesca, lui-même maître Tonnelier au XVIIIème siècle, elle rend hommage à la force et l’hardiesse des bateliers qui parcouraient autrefois l’Adour et ses affluents pour y transporter personnes et marchandises. Pour une illustration, voir le tableau "Vue du Port de Bayonne" de Joseph Vernet, 1755.

Traduction

1 – Avez-vous vu les « Tiyoliers », (bis)
Combien ils sont braves, hardis, légers, (bis)
Faisant la promenade
En direction de Peyrehorade,
En tirant l’aviron
Tout droit jusque chez le patron !

2 – Venez, petites dames, s’il vous plaît, (bis)
Ici nous sommes d’honnêtes jeunes gens. (bis)
Ne craignez pas la « galerne » ni le vin de citerne !
Avec nous, nous avons Chatelier, le brave « tiyolier » !

3 – Pour promener le temps est beau : (bis)
Embarquez-vous sur notre bateau ! (bis)
Notre gouvernante est très jolie et charmante !
Pour être de Paris, elle semble du pays !

4 – En arrivant au Pont « Mayou », (bis)
Quartier de Bayonne la fleur, (bis)
Du haut de la « tiyole », ils ont fait la cabriole,
Du pont de « Pannecau », ils ont fait le saut périlleux.

5 – Puis en reprenant l’aviron (bis)
Ils s’en vont droit à Saint Léon (bis)
Enseigner la jeunesse à nager avec hardiesse
Pour apprendre comme il faut à faire le saut périlleux !

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Pfanneliedel

Trouvable dans « Vieilles chansons alsaciennes », François Wilhelm, page 93

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

 

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Le Chat, la Belette et le petit Lapin

Sous le registre enfantin de la fable "Le Chat, la Belette et le petit Lapin", se cache une vive dénonciation de la part de La Fontaine. A partir d’une petite histoire, le fabuliste pose la question de la propriété privée.

Le Lapin quitte son logis et la Belette en profite pour prendre sa place, ne reconnaissant pas le droit de propriété. La loi du "premier occupant" s’oppose à celle de la "coutume et l’usage", soit l’héritage.

La justice, représentée par le Chat, est d’une violence sans nom et se révèle être obsolète. Elle présente un vide juridique, il vaut alors mieux s’occuper soi-même de régler ses affaires.

La Fontaine est aujourd’hui le plus connu des poètes français du XVIIe siècle, et il fut en son temps, sinon le plus admiré, du moins le plus lu, notamment grâce à ses Contes et à ses Fables.

Styliste éblouissant, il a porté la fable, un genre avant lui mineur, à un degré d’accomplissement qui reste indépassable.

Moraliste, et non pas moralisateur, il pose un regard lucide sur les rapports de pouvoir et la nature humaine, sans oublier de plaire pour instruire.

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