Paroles de

An durzhunell

Paroles de

An durzhunell

Écouter sur :

1 – Kalz amzer am eus kollet
O furchal ar c’hoajoù
‘Vit sourpren an durzhunell
Kousket war ar brankoù
Skoaziet am eus va fuzuilh
Met tennet em eus fall
Tec’het eo an durzhunell
Ha nijet er c’hoad all

2 – Diouzh an noz ha d’ar mintin
‘Klevan al laboused
O kanañ, o fredoniñ,
Da veg ar gwez pignet
Ha n’eus nikun anezho
A bikfe va c’halon
Evel mouezh an durzhunell
O ouelañ d’he mignon

3 – Hirvoudiñ ‘ra noz ha deizh
Gant ar boan, an anken,
‘Vel ur paour kaezh intañvez
Kollet ganti he den
Heklev he mouezh klemmus
A red dre ar c’hoajoù
A zo meurbet poanius
D’an holl labousedoù

4 – – « Petra, turzhunell yaouank,
A dourmant da galon ?
– Kollet em eus, emezi,
Va fidelañ mignon
Ma na deu ar chaseour
D’ober din-me mervel
Me ‘varvo gant ar glac’har
D’am mignon koant fidel

5 – N’eus na louzoù, na souten,
Na frealzidigezh
Gouest da bareañ souden
Gouli va c’harantez
Trec’het on gant ar glac’har
Mont a ran da vervel
Met ne varvin ket kountant
Ma ne varvan fidel »

6 – Gwelet em eus o vervel
An durzhunell yaouank
Disec’het pizh he c’halon
Gant ar boan, an tourmant
‘N he huanad diwezhañ
He deus c’hoazh lavaret :
« Kenavo, mignon fidel »
Raktal eo tremenet

7 – Melezour sklaer ha gwirion
Eus ar wir garantez
Ha ne gaver e kalon
Ar yaouankiz direizh
– Nann, nann, ne varvin laouen
Ma ne varvan fidel
Ha biken ne zizoñjin
Marv an durzhunell

À propos

D’après l’auteur du recueil " Sonioù Feiz ha Breiz ", "cet air était chanté autrefois dans tous les pardons, les foires et les marchés de Basse-

Bretagne : l’air est facile à apprendre et très beau. Sur à peu près les mêmes paroles existe aussi une version gavotte de cette chanson ;

et, sur le même air, un cantique : Gwir vugale ar Werc’hez.

Complainte racontant l’histoire d’une tourterelle qui se laisse mourir d’amour car elle a perdu son bien-aimé.

<ins>Traduction:</ins>

1 - J’ai perdu beaucoup de temps
A chercher dans les bois
Pour surprendre la tourterelle
Assoupie sur la branche
J’ai épaulé mon fusil
Mais j’ai mal tiré
La tourterelle s’est enfuie
Et s’est envolée vers un autre bois

2 - Le matin et le soir
J’entends les oiseaux
Qui chantent, qui fredonnent,
Perchés à la cime des arbres
Et aucun d’entre eux
Ne touche autant mon cœur
Que la voix de la tourterelle
Pleurant son ami

3 - Elle gémit nuit et jour
De peine et de chagrin
Comme une pauvre veuve
Qui a perdu son mari
L’écho de sa voix plaintive
Parcourt les bois
Et font beaucoup de peine
A tous les oiseaux

4 - " Jeune tourterelle,
Qu’est-ce qui tourmente ton cœur ?
- J’ai perdu, dit-elle,
Mon plus fidèle ami
Si le chasseur ne vient pas
Me faire mourir
Je mourrai de chagrin
Pour mon bel ami fidèle

5 - Il n’est ni remède, ni soutien
Ni consolation
Capable de guérir soudain
La blessure de mon amour
Je suis vaincu par le chagrin
Je vais mourir
Mais je ne mourrai pas content
Si je ne meurs pas fidèle

6 - J’ai vu mourir
La jeune tourterelle
Le coeur tout desséché
Par la peine, le tourment
Dans son dernier souffle
Elle a encore dit :
" Au revoir, ami fidèle "
Aussitôt, elle a rendu l’âme

7 - Miroir clair et véritable
Du vrai amour
Qu’on ne trouve pas dans le coeur
De la jeunesse déréglée
- Non, non, je ne mourrai pas heureux
Si je ne meurs fidèle
Et jamais je n’oublierai
La mort de la tourterelle

 

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Retrouvez ce chant dans :

Avec sa gamelle

La marche des ouvriers de l’Arsenal de Brest, « Avec ma gamelle », se chante sur l’air de « Auprès de ma blonde ».

Sur les deux rives de la Penfeld, il y a l’Arsenal avec la « gamelle ». L’ouvrier du port vient travailler avec sa gamelle ; dans cette gamelle, il y avait un bout de pain, de lard ou un peu de soupe. Entre midi et deux heures, un peu désœuvré, il vient s’égayer dans les bars de la Grand Rue. On a alors créé le restaurant de la Gueule d’or ; c’est un restaurant de tempérance, c’est-à-dire qu’on y essaye de tempérer l’addiction des ouvriers à l’alcool.

Dans cette chanson, on retrouve :

  • – les clivages structurants de l’époque : le statut d’ouvrier de l’État, jalousé par l’ouvrier de la ville beaucoup plus matinal.
  • – la critique de la fainéantise de l’ouvrier du port (dormir…). Ouvrier souvent trompé, souvent alcoolisé
  • – une description des opinions politiques de l’époque ; les ouvriers sont socialistes ou communistes, lisent l’Humanité. Brest est une ville socialiste : Goude a été député de Brest de 1902 à 1936, il y eut des maires socialistes dans les années 20.
  • – des mutations : des innovations technologiques vont permettre la construction de bâtiments en fer au cours de la première guerre mondiale, ainsi que des navires de guerre (cuirassés).

L’ouvrier ayant écrit cette chanson fut muté d’office à Cherbourg, on se demande bien pourquoi !

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La vigne à Claudine

Chant traditionnel Bourguignon Interprété par de nombreux groupes de chanteurs bourguignon et notamment par les Cadets de Bourgogne sur une musique de M. André CAMPRA et avec un arrangement de M. Jean-Bernard GUIBOUX.

L’origine de ce chant remonte au début de la première guerre mondiale. Selon nos traces les paroles ont étés écrites par un habitant du village de Meursault avant d’être réquisitionné au combat. Ce chant a pu ensuite être connu lors de son retour sain et sauf en terre bourguignonne.

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Laudate Mariam

Paroles Abbé Hyppolyte Boutin (1849-1946)

Musique de Joseph Samson (1888-1957)

Harmonisation de Marie-Agnès Grall-Menet

Titulaire du Grand Orgue de St Nicolas du Chardonnet

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