Sur
l’air de « Auprès de ma blonde »
–
Au milieu d’la cohue,
qui envahit l’trottoir, (bis)
descendre la gran’Rue
le matin on peut voir
–
Refrain :
Avec sa gamelle,
à p’tits pas, p’tits pas, p’tits pas,
avec sa gamelle
au port il s’en va
–
Narguant l’ouvrier d’ville
beaucoup plus matinal (bis)
sans trop me fair’ de bile,
j’rapplique à l’arsenal
avec sa gamelle….
–
Malgré la sacrée cloche,
qui m’appelle au turbin, (bis)
quand j’ai quelqu’sous en poche,
je m’arrête chez Martin
avec sa gamelle…
–
Là je vide un p’tit verre
et le cœur plus léger, (bis)
aux bâtiments en fer
j’arrive sans trop m’presser
avec sa gamelle…
–
Mais le travail m’emmerde,
je cours aux cabinets, (bis)
griller une cigarette,
et lire l’Humanité
avec sa gamelle…
–
J’y reste un couple d’heures
des fois toute la journée (bis)
tant le travail m’emmerde,
m’a toujours emmerdé
avec sa gamelle…
–
Pendant c’temps-là, ma femme,
du moins à ce qu’on dit, (bis)
s’envoie du vague-à-l’âme,
au bras d’un autre mari
avec sa gamelle…
–
Après tout que m’importe
le soir une fois couché, (bis)
j’y gagne de la sorte
le droit d’dormir en paix
avec sa gamelle…
–
« Que faire ?! »
–
Dormir toute la journée,
et puis le soir encore (bis)
voilà la destinée
de l’ouvrier du port
avec sa gamelle…












