Ce n’est pas l’état des filles

1 – C’n’est pas l’état des fillesDe courir les garçons,mais c’est l’état des fillesD’nettoyer les maisons,D’nettoyer les maisons,Zon, zon, zon ! 2 – Quand les maisons sont propres,Les garçons y venontIls y vienn’ quat’ par quat’Souvent ils y restontSouvent ils y restontTon, ton, ton ! 3 – S’asseyont sur coffreLe frappant des talonsEt si le […]
Le Marsouin

Il existe de très nombreuses variantes de ce chant qui n’appartient pas au répertoire traditionnel des marins. Il s’agirait d’un air très ancien ; le chant aurait été créé par des bagnards de Brest. Le bagne y avait créé en 1751 suite à la dissolution du corps des galères. Pour les tintinophiles T. Decruzy rappelle que «pour prévenir les évasions, l’administration avait installé à l’entrée du port un canon de 24 livres au surnom resté fameux : “Tonnerre de Brest”» (T. Decruzy).
Le terme forban vient de l’ancien français forbannir : bannir à l’étranger…
Il est synonyme de pirate : contrairement au corsaire, le forban agissait pour son propre compte et s’attaquait à tous les navires sans distinctions.
Le Biniou

Les Paroles de "Le Biniou" : Hippolite Guérin. Musique : Émile Durand.
Le P’tit Quinquin

Quand Alexandre Desrousseaux écrit Le P’tit Quinquin en 1853, il ne compose pas seulement une berceuse ; il capte un moment de vérité du quotidien ouvrier à Lille.
Ce texte, en patois picard, met en scène une mère fatiguée qui tente de calmer son enfant pour ne pas réveiller les autres. Mais au fil des couplets, c’est tout un monde qui se dessine : un monde de privations, d’affection modeste, et d’une dignité qui ne se dit jamais tout haut.
Le chant connaît un succès fulgurant.
Il circule vite dans les cours, les usines et les cafés-concerts.
C’est que tout y parle aux gens du Nord : la langue qu’on n’entend pas dans les livres, la figure maternelle à la fois forte et résignée, et cette forme de tendresse rugueuse, sans apprêt. On l’appelle parfois la « Marseillaise lilloise« , non pas par goût de l’hyperbole, mais parce qu’il a servi de repère identitaire à une population en quête de reconnaissance.
Le P’tit Quinquin n’a pas été composé pour les enfants sages ni pour les salons. Il appartient au peuple, à ceux qui chantent pour s’accrocher, pour bercer, pour se souvenir. Il témoigne de ce que peut la musique quand elle touche juste — avec des mots simples, dans une langue qu’on croit souvent mineure, mais qui dit l’essentiel.
Chanson du vigneron

1 – Grand Dieu ! quel métier d’galèreQue d’être vigneron !Toujours à gratter la terreEn toutes saisons !J’aurions d’l’argent plein une tonneBen pis qu’un baron,Qu’on dirait pas qu’c’est un homme,Mais un vigneron,Mais un vigneron. 2 – Le soir quand j’rentrons des vignes,Qui n’est pas trop tard,J’apercevons sur la villeUn épais brouillard :C’est les cheminées d’nos […]
Au 31 du mois d’Août (paillarde)

Ce chant célèbre les victoires du corsaire français Robert Surcouf (1773 – 1827), notamment la prise du "Kent" par la "Confiance" dans le Golfe du Bengale, le 31 août 1800.
Cette chanson était très populaire sur les côtes françaises, peut-être à cause de son caractère anti-anglais. Dans la marine à voile, elle a été utilisée à bord pour virer au cabestan.
Certains ont pour coutume de se prendre par les épaules et de se balancer en rythme au moment du refrain.
<ins>Autres Versions</ins>
Le trente-et-un du mois d’août est une chansons possédant multitudes de versions.
La plus part de ces modifications sont compatibles.
Sont chantées parfois les modifications suivantes :
Refrain : Le refrain final peut être remplacé par le refrain basique
Refrain : "Buvons un coup, buvons en deux" <=> "Buvons un coup (lala), tirons en trois, c’est mieux !"
Couplet 1 : "C’était pour attaquer Bordeaux" => "C’était pour aller à Bordeaux"
Couplet 2 : "Pour prendre l’Anglais à son bord" <=> "Pour l’aller crocher à son bord"
Couplet 3 : "Faite branle-bas à l’équipage" <=> "Faite monter tout l’équipage"
Couplet 4 : "Braves cannoniers, mousses et petiots" <=> "Faites monter tout le monde en haut!"
Couplet 4 : "Pour faire monter les deux bordées" <=> "Carguez les voiles aux perroquets" ou "En haut larguez les perroquets"
Couplet 4 : "Tout est paré pour l’abordage" <=> "Larguez les ris et vent arrière"
Couplet 4 : "Hardis gabiers, fiers matelots // Braves cannoniers, mousses et petiots" <=> "Laissez porter jusqu’à son bord // On verra bien qui s’ra l’plus fort"
Couplet 3 : "Je vais hisser notre pavillon // Qui restera haut, nous le jurons" couplet 3 <=> "Hardis gabiers, fiers matelots // Braves cannoniers, mousses et petiots" couplet 4 (cette modification entraîne également des modifications du couplet 4 pour éviter les redondances)
Couplet 5 : "A coups de haches d’abordage // De piques, de sabres, de mousquetons" <=> "A coups de haches, à coup de sabres // De piques, d’épés et d’mousquetons"
Couplet 5 : Nous l’avons mis à la raison <=> "En 3-5-7, nous l’arrimions"
Couplet 6 : "Que dira-t-on de lui tantot" <=> "Que dira-t-on du grand rafiot"
Couplet 6 : "A Brest, au Havre et à Bordeaux" <=> "A Brest, à Londre et à Bordeaux" ou "En Angleterr’-z-et à Bordeaux"
Couplet 6 : Le nombre de canons diffère selon les version entre 3, 6 ou 10
Complainte de Notre-Dame

Aurait été écrite vers 1800, et a été collectée dans le village de Chorey par Charles Bigame (1825-1911).
En passant par la Lorraine

« En passant par la Lorraine » ou « En revenant de la Lorraine » est une chanson populaire française.
Selon l’Histoire de la chanson française, la mélodie et les paroles de la chanson évoquant la Lorraine sont originaires de Bretagne et remontent au XVIe siècle. « En revenant de la Lorraine » est imprimé pour la première fois en 1535. Roland de Lassus l’aurait mise en musique au XVIe siècle. Un texte remarquablement comparable, sur une mélodie bien plus élaborée de la main de Jacques Arcadelt, se trouve imprimé chez Pierre Attaingnant, sous le titre Margot labourez les vignes qui fut reprise par le duo lorrain « Les Châtelets ». Dans cette version, la ritournelle « avec mes sabots » est remplacée par « Margot ».
C’est en 1885, sous la Troisième République, que cette chanson a été modifiée de façon significative pour être mise au service du gouvernement qui voulait que l’école publique dispose d’un répertoire de chansons à connotation patriotique. À la suite d’une audition, sous la direction de Julien Tiersot, avec le concours de jeunes artistes, l’original « En revenant de Rennes » (ou « En passant par la fontaine ») fut détourné en « En passant par la Lorraine » pour rappeler la région perdue contre la Prusse en 18711, sur fond de revanchisme.
Certains ont avancé qu’Adolphe Orain s’en serait inspiré pour créer une chanson mettant en scène Anne de Bretagne : « Les Sabots d’Anne de Bretagne », mais il s’en est défendu en disant qu’il l’avait collectée dans la campagne de Haute-Bretagne, tout en convenant de l’avoir modifiée. Pour en savoir plus, voir notre article : https://chantsdefrance.fr/repertoire/webzine/quand-lhistoire-fait-naitre-des-chants-populaires
Le chansonnier Xavier Privas en a écrit une parodie guerrière, intitulée « Croquemitaine ». Cette version fait de l’empereur d’Allemagne Guillaume II une nouvelle incarnation du personnage maléfique Croque-mitaine.
La fiancée alsacienne

"La Fiancée alsacienne" (ou Le Serment de la morte) est une chanson datant de 1874, de Gaston Villemer (paroles) et Félicien Vargues (musique).
Après l’écrasement de la Commune de Paris et la perte de l’Alsace-Lorraine lors de la Guerre franco-prussienne de 1870, elle exalte le sentiment patriotique et l’idée de revanche qui prévaut jusqu’à la Première Guerre mondiale. Voir aussi dans le même registre, "Le Violon brisé" ou encore "La Ferme aux Fraises" et bien sûr "La Strasbourgeoise" et "Vous n’aurez pas l’Alsace et la Lorraine".
Interprètes
1874 : Mme Amiati à la Scala
1874 : Mr Albin à l’Eden Concert
1994 : Marc Ogeret : enregistrement ; album Autour de la Commune
L’alouette et le pinson

Recueilli par A. Millien et J.-G. Pénavaire, en 1886, auprès de Mlle Rose, à Nevers.