Trois jeunes marins porteurs de lettres

Chant à danser.
"Tour" recceuili en presqu’île de Rhuys par Yves Defrance vers 1978.
Brassons bien partout carré

Chant marin traditionnel, d’un auteur anonyme.
La chanson fait référence à la ville de Nantes, dans laquelle un navire marchand vient d’accoster. A bord du vaisseau, un marin souhaite vendre son blé à une charmante jeune femme.
Hourra les filles à dix deniers

Un des plus populaires chant à ramer publié par Paul Olivier en 1910
Le Chant des Cap Horniers

Chanson de Henry-Jacques
Henry-Jacques , l’auteur de cette chanson, est né à Nantes en février 1886. Il fut tout à la fois marin, homme de lettres et musicologue.
À partir de 1909, Henry-Jacques devient journaliste à Paris Journal, puis à L’Ère nouvelle. Grand amoureux de la musique, il fonde et dirige les revues La Joie musicale et Disques.
Grand voyageur, il fit plusieurs voyages autour du monde et passa deux fois le Cap Horn. Il vit alors la rude vie des Cap-Horniers et retranscrit les heures de bonheur et d’angoisse de ces marins d’un autre temps dans des textes (romans et poèmes) d’une très grande force.
Vire au cabestan

Paroles : Michel Tonnerre
Musique : Yannick Ar Bleiz
Naissance 30 juin 1949 Quimperlé
Décès 3 juillet 2012 Lorient
Genre musical : chants de marins
Michel Tonnerre a vécu à Groix. Son père était mareyeur groisillon. Il commence à écrire sérieusement à 18 ans au lycée Kersa à Paimpol. puis à jouer avec un ami guitariste devant des marins qui fréquentaient les bars de Lorient. Il crée avec des amis le groupe Djiboudjep, avec ses chansons et reprises qui deviendront peu de temps après des classiques de la chanson de marin, telles Quinze marins ou Satanicles.
Après être rentré dans l’entreprise de son père, il monte une affaire d’import-export avec un gros client espagnol et effectue là-bas un mois et demi de prison pour évasion de devises, relaxé en appel par le fisc français. De retour d’Espagne en 1987, l’entreprise familiale ayant fait faillite, Michel Tonnerre décide d’embarquer à bord du cargo d’un ami qui faisait du cabotage, puis de multiples voyages : Nouvelle-Calédonie, l’île des Pins, la Tasmanie, les Philippines, le Vanuatu, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les îles Salomon, l’Australie, La Réunion.
En revenant à Lorient, il débute une carrière solo, entouré de musiciens de renom, avec un premier album Fumier d’baleine. En 1996, il écrit, réalise et joue l’opéra pirate Libertalia. Le spectacle n’a été joué que deux fois à Ploemeur devant 700 personnes.
En 2008, il sort C’est la mer…, son 6e album studio, dans lequel il conte le périple de son grand-père embarquant moussaillon à La Rochelle, mais aussi les vies tumultueuses des flibustiers comme L’Olonois, ou Barbe Noire ainsi que la beauté et la furie de la mer. Son dernier album, sorti en 2012, s’intitule Ar mor.
Le chanteur meurt d’un cancer le 3 juillet 2012, à l’âge de 63 ans.
Ce n’est pas l’état des filles

1 – C’n’est pas l’état des fillesDe courir les garçons,mais c’est l’état des fillesD’nettoyer les maisons,D’nettoyer les maisons,Zon, zon, zon ! 2 – Quand les maisons sont propres,Les garçons y venontIls y vienn’ quat’ par quat’Souvent ils y restontSouvent ils y restontTon, ton, ton ! 3 – S’asseyont sur coffreLe frappant des talonsEt si le […]
Le Marsouin

Il existe de très nombreuses variantes de ce chant qui n’appartient pas au répertoire traditionnel des marins. Il s’agirait d’un air très ancien ; le chant aurait été créé par des bagnards de Brest. Le bagne y avait créé en 1751 suite à la dissolution du corps des galères. Pour les tintinophiles T. Decruzy rappelle que «pour prévenir les évasions, l’administration avait installé à l’entrée du port un canon de 24 livres au surnom resté fameux : “Tonnerre de Brest”» (T. Decruzy).
Le terme forban vient de l’ancien français forbannir : bannir à l’étranger…
Il est synonyme de pirate : contrairement au corsaire, le forban agissait pour son propre compte et s’attaquait à tous les navires sans distinctions.
Le Biniou

Les Paroles de "Le Biniou" : Hippolite Guérin. Musique : Émile Durand.
Le P’tit Quinquin

Quand Alexandre Desrousseaux écrit Le P’tit Quinquin en 1853, il ne compose pas seulement une berceuse ; il capte un moment de vérité du quotidien ouvrier à Lille.
Ce texte, en patois picard, met en scène une mère fatiguée qui tente de calmer son enfant pour ne pas réveiller les autres. Mais au fil des couplets, c’est tout un monde qui se dessine : un monde de privations, d’affection modeste, et d’une dignité qui ne se dit jamais tout haut.
Le chant connaît un succès fulgurant.
Il circule vite dans les cours, les usines et les cafés-concerts.
C’est que tout y parle aux gens du Nord : la langue qu’on n’entend pas dans les livres, la figure maternelle à la fois forte et résignée, et cette forme de tendresse rugueuse, sans apprêt. On l’appelle parfois la « Marseillaise lilloise« , non pas par goût de l’hyperbole, mais parce qu’il a servi de repère identitaire à une population en quête de reconnaissance.
Le P’tit Quinquin n’a pas été composé pour les enfants sages ni pour les salons. Il appartient au peuple, à ceux qui chantent pour s’accrocher, pour bercer, pour se souvenir. Il témoigne de ce que peut la musique quand elle touche juste — avec des mots simples, dans une langue qu’on croit souvent mineure, mais qui dit l’essentiel.
Chanson du vigneron

1 – Grand Dieu ! quel métier d’galèreQue d’être vigneron !Toujours à gratter la terreEn toutes saisons !J’aurions d’l’argent plein une tonneBen pis qu’un baron,Qu’on dirait pas qu’c’est un homme,Mais un vigneron,Mais un vigneron. 2 – Le soir quand j’rentrons des vignes,Qui n’est pas trop tard,J’apercevons sur la villeUn épais brouillard :C’est les cheminées d’nos […]