Frère Nicolas

1 – C’était un moine qui s’appelait Simon,La belle et jeune dame voulut savoir son nom,Elle lui a dit : « Mon frère Nicolas, mon frère Nicolas,Venez d’main à sept heures, mon mari n’y sera pas.» 2 – Le pauvre moine à sept heures est allé,La belle et jeune dame, elle lui a dit d’entrer,Elle […]
Guillenlé

Elle a été recueillie à Santenay, village de la vallée de la Dheune – sud-ouest de Beaune. C’est une chanson de quête du Jour de l’An qu’on chantait à la porte de chaque maison. “Guillenlé” est probablement un mot dérivé du “Gui l’an neuf” que l’on trouve dans de nombreuses provinces
J’ai vu le loup

Chant de noël bourguignon (?).
Au 31 du mois d’Août

La chanson ‘Au 31 du mois d’août‘ est un hymne marin français du XIXe siècle, inspiré de l’épisode où le corsaire Robert Surcouf et son équipage, à bord de La Confiance, capturèrent le Kent, un trois-mâts indiaman britannique de 1200 tonneaux. Le tableau de la bataille entre le Kent et La Confiance, peint par Ambroise Louis Garneray, témoigne de cet événement historique.

Bien que la chanson tire son inspiration de cette prise, elle présente des différences dans les dates, les lieux et les dimensions des navires par rapport à l’histoire réelle. Les paroles, imprégnées d’un esprit maritime et d’un patriotisme affirmé, célèbrent la victoire française sur les Britanniques. L’événement historique réel se déroula le 7 octobre 1800 près de l’embouchure du Gange, alors que le Kent croisa la corvette corsaire La Confiance. Malgré la disparité de taille entre les navires, Surcouf réussit à aborder le Kent et à le capturer. Les pertes britanniques s’élevèrent à 14 morts et 44 blessés, tandis que les Français ne déplorèrent que cinq morts et une dizaine de blessés.
Quant à la chanson, ses origines exactes demeurent incertaines, avec de nombreuses variantes régionales. En 1941, elle était attribuée à la Bretagne. Elle est considérée comme un authentique chant de la Royale, la marine royale française, et demeure intégrée au répertoire des chansons militaires françaises au XXIe siècle.
La structure du chant repose sur une mélodie de marche militaire préexistante, utilisée comme chant de gaillard d’avant, destiné à accompagner les moments de détente des marins. Elle comprend six couplets de cinq vers, dont les deux premiers sont répétés. Certaines interprétations traditionnelles ne comportent pas de refrain, le refrain (« Buvons un coup… ») étant chanté en tant que dernier couplet.
Le refrain de la chanson s’accompagne d’une gestuelle spécifique, où chaque chanteur entrelace ses bras avec ceux de ses voisins pour former une chaîne humaine. Ce mouvement de balancement de gauche à droite reproduit le tangage d’un navire. Ce geste est initié à la fin du deuxième couplet avec la phrase « pour aller crocher à son bord ». Selon Adeline Poussin, cette gestuelle est généralement dirigée par un sous-officier âgé parmi les militaires, entraînant la participation de soldats jusqu’aux gradés les plus élevés. »
Faut aller qu’ri Bouquin

"Faut aller qu’ri Bouquin" est une comptine à récapitulation.
Version bourguignonne de Ah ! Tu sortiras biquette !
Dès l’matin j’prenons nout’houte

"Dès l’matin j’prenons nout’houte" est pour chanter lors d’une "Peulée" de vendange en Auxerrois…
Les adieux suisses

« Les Adieux suisses » est une chanson qui raconte le départ d’un soldat suisse à la guerre et son amour pour sa petite amie restée en Suisse.
Il y a eu une tradition de service militaire suisse dans des armées étrangères, tradition qui perdure aujourd’hui au Vatican.
En 1515, suite à la bataille de Marignan, François Ier a signé un traité de paix perpétuelle avec les Suisses qui s’engageaient à fournir des soldats au service du Roi de France. Ce traité a été respecté jusqu’à la chute de la monarchie française en 1792. Selon les chansonniers militaires, « Les Adieux suisses » ont été chantés par les Gardes suisses lors de leur massacre aux Tuileries en 1792. La coopération de la Suisse avec la France s’est terminée en 1792.
Sous l’Empire, quatre régiments d’infanterie suisses ont été utilisés à la fois en Espagne et en Russie, et sous la Restauration, deux des huit régiments d’infanterie de la Garde Royale de 1815 à 1830 étaient composés de Suisses. En 1830, les régiments suisses ont cessé de figurer dans l’ordre de bataille de l’Armée française. Cependant, les volontaires de ces unités ont été admis dans la Légion étrangère créée en 1831 par Louis-Philippe pour le service en Algérie. « Les Adieux suisses » (également connu sous le nom de « L’Adieu suisse ») fait partie du répertoire de l’Armée française en souvenir de ces unités d’élite.
En 1983, sous le commandement du colonel Quesnot, elle est devenue la chanson de tradition du 17e Régiment du génie parachutiste alors que l’unité sortait d’une longue période d’engagements opérationnels au Liban où elle a perdu deux officiers, deux sous-officiers et onze sapeurs parachutistes. Cette chanson résume les valeurs et les sentiments auxquels les sapeurs parachutistes sont très attachés : « l’amitié, la solidarité entre compagnons de combat, la nostalgie, l’amour de sa compagne et de son pays », selon le Colonel Quesnot. « Les Adieux suisses » ont été interprétés pour la première fois officiellement par le 17e Régiment en 1983 dans la cour d’honneur des Invalides à Paris, lors de l’hommage national rendu à six de leurs camarades enterrés sous les décombres d’un immeuble de Beyrouth.
La Strasbourgeoise

Auteur des paroles : Gustave Doré
Compositeur : Jules Montariol
Date de création : 1870-1871
Contexte : Guerre franco-prussienne
À propos du chant “La Strasbourgeoise”
Le chant La Strasbourgeoise est un chant patriotique français né durant la guerre franco-prussienne de 1870-1871.
Écrit par Gustave Doré, célèbre illustrateur et graveur, et mis en musique par Jules Montariol, il exprime la douleur, la résistance et la fierté du peuple alsacien face à l’occupation prussienne.
Connu également sous le titre “Vous n’aurez pas l’Alsace et la Lorraine”, ce chant évoque la fidélité de l’Alsace et de la Lorraine à la France, et la promesse d’un retour à la liberté.
Dès sa création, il a connu un immense succès populaire, porté par son message d’unité et d’attachement à la patrie.
Au fil des décennies, La Strasbourgeoise a intégré le répertoire des chants militaires français.
Il est encore aujourd’hui entonné lors de cérémonies, commémorations et rassemblements patriotiques, en hommage au courage des soldats et à la mémoire des régions annexées.
Récemment, le chant connaît une renaissance populaire : repris dans les soirées étudiantes, les rassemblements culturels et les fêtes régionales, il symbolise une fierté française intemporelle.
Histoire et signification de La Strasbourgeoise
Un chant né dans la guerre
Créé pendant le siège de Strasbourg en 1870, ce chant illustre la souffrance et la bravoure des Alsaciens face à l’invasion prussienne.
Ses paroles poignantes rappellent le sacrifice des familles françaises, les pères partis au combat et la résistance morale du peuple.
Un symbole d’unité nationale
Avec son refrain fort et son ton résolument patriotique, La Strasbourgeoise est rapidement devenue un hymne d’espoir et de résistance.
Elle témoigne du lien indéfectible entre l’Alsace, la Lorraine et la France.
Une popularité retrouvée
Aujourd’hui, le chant est redécouvert par les jeunes générations.
Souvent repris dans les soirées étudiantes, les rassemblements scouts ou les événements régionaux, il perpétue une mémoire collective vivante.
Eh! mon Dieu, la belle chose

Chant de Noël bourguignon.
La fille du coupeur de joint

« La fille du coupeur de joint » est une chanson d’Hubert-Félix Thiéfaine, auteur-compositeur-interprète français né en 1948 à Dole (Jura), figure culte du rock et de la chanson poétique française depuis les années 1970. Le titre dépeint un personnage marginal typique de son univers : la fille d’un revendeur underground, entre désenchantement et liberté. Ce titre incarne l’esthétique de Thiéfaine, mêlant argot, poésie surréaliste et rock à la française.