Paroles de

Vire au cabestan

Paroles de

Vire au cabestan

Écouter sur :

1 – Entendez la pauvre aventure
La bourlingue d’un brave moussaillon
Yann Meudjep dit Traîne-Allure
Gabier de mât d’artimon
Ce fut un grand soir de bombance
Qu’il fut enrôlé ivre mort
Au caboulot de Recouvrance
Par un maître d’équipage du bord
D’une goélette américaine
Amarrée le long du quai nord
Déchargeant des ballots de laine
Avant d’faire route vers Baltimore

(Refrain) Vire au cabestan depuis tant et tant
Des mois que j’attends de toucher la terre
Y’a plus pour longtemps d’ce foutu sale temps
Espère qu’en rentrant on boira du vin et d’la bière

2 – Le lendemain départ du voyage
Aposté chez les Tribordais
À virer pour l’appareillage
Bouffe ta chique à souquer l’balai
En route pour le Cap pendant tout un mois
Huit jours à la cape et deux dans l’calme plat
Des biscuits du vin du rhum du tafia
Un coup de Boujaron dans les coups d’vent d’Noroît
Oiseau du diable c’est nom de matelot
Car dans l’mauvais temps il voltige au plus haut
Huit jours de folie à l’escale de Rio
Trois mois à souffrir pour revoir Saint-Malo

3 – Yann a navigué pendant plus d’quarante ans
Connu tous les ports de la terre
Bourlingué aux quatre océans
De Liverpool à Santander
Carguer les huniers se pendre au filins
C’est là la misérable vie du marin
Pt’être qu’un jour enfin tu r’trouveras ton pays
Débarqueras ton sac pour y finir ta vie
Pour un quart de tafia et trois ou quatre sous
C’est là notre lot d’espoir et de rancœur
On parcourt les océans de bout en bout
Et on crache tous dans la gueule des armateurs

À propos

Paroles : Michel Tonnerre

Musique : Yannick Ar Bleiz

Naissance 30 juin 1949 Quimperlé

Décès 3 juillet 2012 Lorient

Genre musical : chants de marins

Michel Tonnerre a vécu à Groix. Son père était mareyeur groisillon. Il commence à écrire sérieusement à 18 ans au lycée Kersa à Paimpol. puis à jouer avec un ami guitariste devant des marins qui fréquentaient les bars de Lorient. Il crée avec des amis le groupe Djiboudjep, avec ses chansons et reprises qui deviendront peu de temps après des classiques de la chanson de marin, telles Quinze marins ou Satanicles.

Après être rentré dans l’entreprise de son père, il monte une affaire d’import-export avec un gros client espagnol et effectue là-bas un mois et demi de prison pour évasion de devises, relaxé en appel par le fisc français. De retour d’Espagne en 1987, l’entreprise familiale ayant fait faillite, Michel Tonnerre décide d’embarquer à bord du cargo d’un ami qui faisait du cabotage, puis de multiples voyages : Nouvelle-Calédonie, l’île des Pins, la Tasmanie, les Philippines, le Vanuatu, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les îles Salomon, l’Australie, La Réunion.

En revenant à Lorient, il débute une carrière solo, entouré de musiciens de renom, avec un premier album Fumier d’baleine. En 1996, il écrit, réalise et joue l’opéra pirate Libertalia. Le spectacle n’a été joué que deux fois à Ploemeur devant 700 personnes.

En 2008, il sort C’est la mer..., son 6e album studio, dans lequel il conte le périple de son grand-père embarquant moussaillon à La Rochelle, mais aussi les vies tumultueuses des flibustiers comme L’Olonois, ou Barbe Noire ainsi que la beauté et la furie de la mer. Son dernier album, sorti en 2012, s’intitule Ar mor.

Le chanteur meurt d’un cancer le 3 juillet 2012, à l’âge de 63 ans.

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Lou festin dai rangou

Chaque année, le 5ème dimanche de Carème, avait lieu à Saint-Pierre-d’Arène, un bal que l’on disait "des boiteux" puisque ce quartier, étant tout proche du centre ville, même eux pouvaient s’y rendre à pied.

Cette chanson du début du XXème, fut écrite par Louis Genari, porteur de la cigale d’argent du Félibrige grâce au titre de "mestre en Gai Sabé" (maître en gai-savoir).

<ins>Traduction – </ins>Le festin des boiteux

1 – À Nice il y a un petit festin
Et les gens n’y manquent pas
Parce que, comme il est ici voisin,
Y vont même les boiteux,
En boitant,
Dalin, dalan,
Et chacun peut les voir,
Soit au bord de mer ou sur le grand chemin,
En boitant,
Dalin, dalan.
Ils s’en vont jusqu’à Saint-Pierre
Et sitôt au festin
Aussitôt ils sont en train.

2 – Quel grand plaisir, rien qu’en entrant,
De voir les demoiselles
Et, comme ce n’est qu’une fois par an,
Se trient les plus belles,
En boitant,
Dalin, dalan,
On parle, on courtise.
Pour se faire bien vouloir, d’amour il faut bien parler,
En boitant,
Dalin, dalan.
La langue sans engelure
A vite fait oublier
La jambe qui ne va pas.

3 – Du reste, si vous le remarquez,
Où est la différence ?
Ils peuvent danser, puisqu’à son (leur) pas
Elles font déjà la révérence !
En boitant,
Dalin, dalan,
Grelottante et sauteuse,
Et aussi polka, mazurka accouplent les galants,
En boitant,
Dalin, dalan,
Serrés à la danseuse.
Quand c’est la valse qu’ils font,
Ils partent tous en tournant !

4 – Pour plaire et rafraîchir, du coup,
Les gentilles ballerines,
Ils vont chercher tout ce qui se peut
Aux vendeuses voisines.
En boitant,
Dalin, dalan,
Ils portent de la limonade,
Des échaudés, du nougat, de la fougasse et des raisins doux.
En boitant,
Dalin, dalan,
Ils offrent la courge,
Rafraîchissement délicieux
Avec l’eau du puits.

5 – Puis, quand tombe le soir,
Pour reprendre de l’élan,
Sous la tonnelle de Laurent
Ils s’assoient, gais convives.
En boitant,
Dalin, dalan,
(C’est l’hôte qui clopine)
On leur porte « pain mouillé », lapin sauté, omelette,
En boitant,
Dalin, dalan,
Jusque la tourte de blette.
Avec une bouteille de Bellet,
Tout glisse [tout] seul !

6 – Et quand enfin il faut se quitter,
Au refrain [de l’air] du « Festin des aulnes »,
Ils pendent, pour pouvoir se guider,
Au bâton la lanterne.
En boitant,
Dalin, dalan,
Sans que jamais ils ne se poussent,
Tous s’en retournent contents, des échaudés sur la poitrine,
En boitant,
Dalin, dalan,
Seuls ou bien… mais chut !…
Que quand il est minuit
Il n’y a pas de boiteux au lit

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Le grand vicaire

Le grand vicaire est un chant grivois du répertoire étudiant, scout et militaire français, structuré en couplets répétitifs sur le modèle « Chez nous X, c’est une coutume » suivi d’un trio papa/maman/curé. Diffusé oralement depuis le début du XXe siècle dans les soirées de corps, les bizutages d’écoles et certaines veillées, il appartient à la tradition du chant satirique anticlérical.

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Lo Boier (La chanson du bouvier)

Lo Boièr appartient indéniablement au folklore français et occitan, au fonds traditionnel de chansons, par l’abondance de ses versions, variantes, emprunts à d’autres chants ayant évolué au cours du temps.
Il n’a pas été possible pour le moment de trouver des traces ou occurrences du Boièr dans les écrits médiévaux. Les premiers témoignages que nous ayions remontent au XVIIIe siècle et nous indiquent que le chant est connu par une large frange de population.

La première fixation à l’écrit qui nous soit parvenue remonte à 1749 dans un manuscrit en francoprovençal (mentionné par Philibert Le Duc (1815-1884) dans Chansons et lettres patoises bressanes, bugeysiennes et dombistes…). Nous savons aussi par des témoignages que cette chanson était présente durant la Révolution Française : Auguste Fourès (1848-1891), atteste en effet que le chant était entonné au sein des sociétés républicaines du Lauragais comme appel patriotique. Il était interprété par les membres de la garde nationale mobile de l’Aude comme chant de ralliement lors de la guerre de 1870 puis en 1907 en signe de deuil à Béziers lors de la Révolte des Vignerons.

Source : https://occitanica.eu/items/show/16686

Traduction française

Quand le bouvier rentre du labour (bis)
Il plante son aiguillon
A.E.I.O.U.
Il plante son aiguillon

Il trouve sa femme au «pied» du feu (bis)
Triste, inconsolée
A.E.I.O.U.
Triste, inconsolée

Si tu es malade dis-moi oui (bis)
Je te ferai un potage
A.E.I.O.U.
Je te ferai un potage

Avec une rave, avec un chou (bis)
Une alouette maigre
A.E.I.O.U.
Une alouette maigre

Quand je serai morte enterre-moi (bis)
Au plus profond de la cave
A.E.I.O.U.
Au plus profond de la cave

Mets-moi les pieds contre le mur (bis)
La tête sous la cannelle
A.E.I.O.U.
La tête sous la cannelle

Et les pèlerins qui passeront (bis)
Prendront l’eau bénite
A.E.I.O.U.
Prendront l’eau bénite

Et diront : qui est mort ici ? (bis)
Ça c’est la pauvre Jeanne
A.E.I.O.U.
Ça c’est la pauvre Jeanne

S’en est allée au paradis (bis)
Au ciel avec ses chèvres
A.E.I.O.U.
Au ciel avec ses chèvres

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