Le Combat de demain

Le Combat de demain est empreint d’un incertain sentiment de tristesse ou de nostalgie.

Comme pourrait en exister la veille d’une bataille dont l’issue apparaît incertaine. Ce chant serait né durant les années 50 ou 60 avec des paroles et une musique de M. Kerloch.

« Ce chant militant assez récent nous rappelle que chaque génération doit susciter des hommes qui, à leur façon, relèvent le flambeau qu’ont porté ceux qui les ont précédés dans cette longue chaîne de vie dont nous constituons le dernier maillon. Les épreuves que chacun doit surmonter, ceux qui nous précèdent les ont connues et vaincues.» (T. Bouzard).

L. Gaud (lgaud.free.fr) indique à la place remplace "Dans la steppe" (couplet 2) "Sur la route" ; dans le refrain, « Camarades » est remplacé par « Fiers paras ». De fait c’estcette version qui est chantée (cf. la version de la promo Daboval de l’EMIA).

Le site www.troupesdemarine.org indique pour le dernier couplet "[…] ils chantaient parlant haut".

Le Chœur de la Joyeuse Garde apporte quelques modifications : « Joyeuse Garde, groupons-nous » dans le refrain ; il remplace « Europe » par « Ô France » à la dernière ligne du premier couplet.

Dans le quatrième couplet, il remplace les deux derniers vers par « Une seule jeunesse, une seule nation/ Pour la France et la vraie religion ».

Source : http://club-acacia.over-blog.com

Tiens voilà du Boudin

Le Boudin est la marche officielle de la Légion étrangère en France. Son rythme fait marcher la troupe à la cadence de 88 pas par minute, alors que généralement les marches des autres régiments sont fondées sur une cadence de 120 pas par minute.

Le « pas Légion » est donc si lent qu’il oblige la Légion à défiler en dernier lors des cérémonies officielles. La lenteur de son pas reflète la force tranquille qui caractérise ce corps prestigieux.

Origine du texte

Les origines du mot, comme celles du célèbre refrain, sont assez mal connues.

L’anecdote du boudin peut trouver son origine dans la toile de tente roulée sur le sac et qu’on appelait volontiers du nom de ce produit charcutier.

Une version situe l’origine de ces paroles avant l’embarquement de la Légion pour le Mexique. Le régiment étranger est rassemblé pour y parfaire ses préparatifs en vue d’une campagne lointaine aux conditions climatiques particulièrement pénibles. La tenue est aménagée en conséquence et l’on adopte un paquetage allégé, porté en bandoulière surnommé « boudin » en raison de sa forme. Apprenant que la Légion étrangère doit être engagée dans ce conflit, le roi des Belges, Léopold Ier, invoquant le besoin de neutralité de son jeune royaume déjà bien compromis par sa fille Charlotte de Belgique, épouse de Maximilien Ier d’Autriche, Empereur du Mexique, intervient auprès de Napoléon III pour qu’aucun de ses sujets ne participe aux opérations projetées. Napoléon acquiesce à cette requête et donne l’ordre de renvoyer en Algérie les ressortissants belges. Au rassemblement des unités, on fait sortir des rangs les légionnaires concernés et on leur fait restituer le fameux paquetage spécial. Ignorant les raisons diplomatiques de cette réintégration, les légionnaires montrent qu’ils réprouvent l’éviction de leurs camarades belges en chantant avec ironie les paroles célèbres.

Une autre version semble trouver ses sources dans la diminution des effectifs de la Légion et une décision ministérielle du 6 mars 1871, rappelée par une circulaire du 27 novembre 1873, qui suspend d’une manière générale les engagements volontaires des étrangers et spécifie que seuls les Alsaciens, les Lorrains (notamment ressortissants des régions annexées par la nouvel Empire Allemand et devenus de fait et de jure des étrangers) et les Suisses peuvent obtenir des autorisations. Cette règle ne fut-elle jamais contournée ? Il est permis d’en douter. Elle a cependant un résultat pendant cette période : le remplacement presque total des étrangers de toutes nationalités, à mesure de leur libération, par des Alsaciens, des Lorrains et des Suisses. La moyenne d’âge des légionnaires s’en trouve abaissée puisque les Lorrains et les Alsaciens qui affluent s’engagent jeunes, mais la valeur de la Légion n’en est pas diminuée.

Une troisième version, dite traditionnelle, est généralement reconnue. Les paroles actuelles ont probablement été adoptées vers 1870. Avant la guerre franco-prussienne, une version remplace le « boudin » par « les rosses ». Lorsque la guerre éclate, la France décide que la Légion étrangère doit y participer. Le roi des Belges, Léopold II, demande formellement que les légionnaires ressortissants de son pays ne participent pas à ce conflit en raison de la neutralité de la Belgique afin d’éviter un casus belli avec la Prusse voisines. Le gouvernement français accède à cette demande, et les légionnaires en partance pour la métropole chantent à leurs malheureux camarades ces paroles quelque peu désobligeantes.

Non nobis

Non nobis est un court hymne latin prononcé comme une prière d’action de grâce et une expression d’humilité.

Le texte latin est issu du Psaume 113,v9 (selon la numérotation de la Vulgate), qui correspond au Psaume 115,v1 dans toutes les autres bibles chrétiennes (qu’elles soient catholiques ou protestantes).

"Non nobis" est souvent associé aux Chevaliers du Temple pendant les Croisades.

Il appartient au patrimoine des chrétiens et des juifs qui le prient depuis près de 3000 ans.

Il s’agit des deux premiers versets du psaume 115 (113B); ce psaume attribué à David, date probablement du VIe siècle av. J.-C au moins ; il est récité ou chanté.

Prière de Saint-François d’Assise

Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix !Là où il y a de la haine, que je mette l’amour.Là où il y a l’offense, que je mette le pardon.Là où il y a la discorde, que je mette l’union.Là ou il y a l’erreur, que je mette la vérité.Là où il y a […]

La Prière du Para (chant)

"La Prière du Para" a été retrouvée sur le corps d’André Zirnheld, un S.A.S. mort en Libye le 27 avril 1942. Les paroles ont été adoptées sur l’air de la Marche de la Garde consulaire à Marengo qui rythme souvent les défilés militaires. C’est en 1961 que l’élève-officier Bernachot a créé ce chant qui est devenu depuis le chant de tradition de l’E.M.I.A.

Texte original d’André Zirnheld

Je m’adresse à vous, mon Dieu
Car vous seul donnez
Ce qu’on ne peut obtenir que de soi.
Donnez-moi, mon Dieu, ce qu’il vous reste.
Donnez-moi ce que l’on ne vous demande jamais.
Je ne vous demande pas la richesse,
Ni le succès, ni peut-être même la santé.
Tout ça, mon Dieu, on vous le demande tellement
Que vous ne devez plus en avoir.

Donnez-moi, mon Dieu, ce qu’il vous reste,
Donnez-moi ce que l’on vous refuse.
Je veux l’insécurité et l’inquiétude.
Je veux la tourmente et la bagarre,
Et que vous me les donniez, mon Dieu,
Définitivement.

Que je sois sûr de les avoir toujours
Car je n’aurai pas toujours le courage
De vous les demander.
Donnez-moi, mon Dieu, ce qu’il vous reste,
Donnez-moi ce dont les autres ne veulent pas.
Mais donnez-moi aussi le courage
Et la force, et la foi.
Car vous seul donnez
Ce que l’on ne peut obtenir que de soi.

Source : Le Club Acacia

Né le 7 mars 1913 à Paris dans une famille alsacienne, André Zirnheld perd son père à l’âge de 9 ans. Licencié de philosophie, il enseigne en 1937 au Lycée Carnot à Tunis. Au lendemain de l’armistice du 22 juin 1940 qu’il n’accepte pas, il rejoint la France libre en passant par la Palestine britannique.

En mai 1941, il suit les cours de l’école d’élèves officiers de Brazzaville. A sa sortie, il choisit de servir chez les parachutistes des Forces françaises libres. En mars 1942, il rejoint le French Squadron intégré à la Special Air Service (SAS) Brigade, une unité des forces spéciales britanniques.

En juillet 1942, en Égypte, durant un raid sur l’aéroport de Sidi-Haneish, il est blessé lors d’une attaque de bombardiers allemands et décède le 27 juillet des suites de ses blessures. André Zirnheld est fait Compagnon de la Libération le 1er mai 1943 à titre posthume.

Dans ses affaires personnelles, on retrouvera un carnet sur lequel il avait écrit plusieurs poèmes dont un texte rédigé en 1938 et que les parachutistes ont choisi pour en faire leur prière. Nombre d’entre eux la décrivent comme ayant suscité ou raffermi leur vocation.

Prière à Saint Michel Archange

13 octobre 1884 : À la fin de la célébration de la Messe, le Pape Léon XIII eut une vision terrifiante de l’enfer dans laquelle il entendit la voix de satan qui menaçait de détruire l’Eglise.

Profondément troublé, le Pontife composa une prière spéciale en l’honneur de Saint Michel et ordonna qu’elle soit récitée à la fin de chaque célébration Eucharistique. Cette prière continua à être récitée jusqu’au 29 septembre 1964, quand l’instruction Inter oecumenici (n° 48, § j.) décréta "…Les prières Léoniennes sont supprimées…".

Au cours du Regina Caeli du 24 avril 1994, le Pape Jean-Paul II insiste pour que les fidèles récitent, à nouveau, chaque jour la prière à Saint Michel composée par Léon XIII.

Hymne de l’Infanterie de Marine

1 – Dans la bataille ou la tempêteAu refrain de mâles chansons,Notre âme au danger toujours prêteBrave la foudre et les canons.Homme de fer que rien ne lasse,Nous regardons la mort en faceDans l’orage qui gronde ou le rude combat. En avant !Pour faire un soldat de MarineIl faut avoir dans la poitrineLe cœur d’un […]

Le Clairon

Auteur : Paul Déroulède
Compositeur : Émile André
Date : 1875