La Prière du Para (chant)

"La Prière du Para" a été retrouvée sur le corps d’André Zirnheld, un S.A.S. mort en Libye le 27 avril 1942. Les paroles ont été adoptées sur l’air de la Marche de la Garde consulaire à Marengo qui rythme souvent les défilés militaires. C’est en 1961 que l’élève-officier Bernachot a créé ce chant qui est devenu depuis le chant de tradition de l’E.M.I.A.
Texte original d’André Zirnheld
Je m’adresse à vous, mon Dieu
Car vous seul donnez
Ce qu’on ne peut obtenir que de soi.
Donnez-moi, mon Dieu, ce qu’il vous reste.
Donnez-moi ce que l’on ne vous demande jamais.
Je ne vous demande pas la richesse,
Ni le succès, ni peut-être même la santé.
Tout ça, mon Dieu, on vous le demande tellement
Que vous ne devez plus en avoir.
Donnez-moi, mon Dieu, ce qu’il vous reste,
Donnez-moi ce que l’on vous refuse.
Je veux l’insécurité et l’inquiétude.
Je veux la tourmente et la bagarre,
Et que vous me les donniez, mon Dieu,
Définitivement.
Que je sois sûr de les avoir toujours
Car je n’aurai pas toujours le courage
De vous les demander.
Donnez-moi, mon Dieu, ce qu’il vous reste,
Donnez-moi ce dont les autres ne veulent pas.
Mais donnez-moi aussi le courage
Et la force, et la foi.
Car vous seul donnez
Ce que l’on ne peut obtenir que de soi.
Source : Le Club Acacia
Né le 7 mars 1913 à Paris dans une famille alsacienne, André Zirnheld perd son père à l’âge de 9 ans. Licencié de philosophie, il enseigne en 1937 au Lycée Carnot à Tunis. Au lendemain de l’armistice du 22 juin 1940 qu’il n’accepte pas, il rejoint la France libre en passant par la Palestine britannique.
En mai 1941, il suit les cours de l’école d’élèves officiers de Brazzaville. A sa sortie, il choisit de servir chez les parachutistes des Forces françaises libres. En mars 1942, il rejoint le French Squadron intégré à la Special Air Service (SAS) Brigade, une unité des forces spéciales britanniques.
En juillet 1942, en Égypte, durant un raid sur l’aéroport de Sidi-Haneish, il est blessé lors d’une attaque de bombardiers allemands et décède le 27 juillet des suites de ses blessures. André Zirnheld est fait Compagnon de la Libération le 1er mai 1943 à titre posthume.
Dans ses affaires personnelles, on retrouvera un carnet sur lequel il avait écrit plusieurs poèmes dont un texte rédigé en 1938 et que les parachutistes ont choisi pour en faire leur prière. Nombre d’entre eux la décrivent comme ayant suscité ou raffermi leur vocation.
Prière à Saint Michel Archange

13 octobre 1884 : À la fin de la célébration de la Messe, le Pape Léon XIII eut une vision terrifiante de l’enfer dans laquelle il entendit la voix de satan qui menaçait de détruire l’Eglise.
Profondément troublé, le Pontife composa une prière spéciale en l’honneur de Saint Michel et ordonna qu’elle soit récitée à la fin de chaque célébration Eucharistique. Cette prière continua à être récitée jusqu’au 29 septembre 1964, quand l’instruction Inter oecumenici (n° 48, § j.) décréta "…Les prières Léoniennes sont supprimées…".
Au cours du Regina Caeli du 24 avril 1994, le Pape Jean-Paul II insiste pour que les fidèles récitent, à nouveau, chaque jour la prière à Saint Michel composée par Léon XIII.
Estelle de la mâ

Cantique des Landes dédié à la Sainte Vierge.
Hymne de l’Infanterie de Marine

1 – Dans la bataille ou la tempêteAu refrain de mâles chansons,Notre âme au danger toujours prêteBrave la foudre et les canons.Homme de fer que rien ne lasse,Nous regardons la mort en faceDans l’orage qui gronde ou le rude combat. En avant !Pour faire un soldat de MarineIl faut avoir dans la poitrineLe cœur d’un […]
Le Clairon
Auteur : Paul Déroulède
Compositeur : Émile André
Date : 1875
Le gabier noir

Paroles : Michel Tonnerre
Musique : Yannick Ar Bleiz
Naissance 30 juin 1949 Quimperlé
Décès 3 juillet 2012 Lorient
Genre musical : chants de marins
Michel Tonnerre a vécu à Groix. Son père était mareyeur groisillon. Il commence à écrire sérieusement à 18 ans au lycée Kersa à Paimpol. puis à jouer avec un ami guitariste devant des marins qui fréquentaient les bars de Lorient. Il crée avec des amis le groupe Djiboudjep, avec ses chansons et reprises qui deviendront peu de temps après des classiques de la chanson de marin, telles Quinze marins ou Satanicles.
Après être rentré dans l’entreprise de son père, il monte une affaire d’import-export avec un gros client espagnol et effectue là-bas un mois et demi de prison pour évasion de devises, relaxé en appel par le fisc français. De retour d’Espagne en 1987, l’entreprise familiale ayant fait faillite, Michel Tonnerre décide d’embarquer à bord du cargo d’un ami qui faisait du cabotage, puis de multiples voyages : Nouvelle-Calédonie, l’île des Pins, la Tasmanie, les Philippines, le Vanuatu, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les îles Salomon, l’Australie, La Réunion.
En revenant à Lorient, il débute une carrière solo, entouré de musiciens de renom, avec un premier album Fumier d’baleine. En 1996, il écrit, réalise et joue l’opéra pirate Libertalia. Le spectacle n’a été joué que deux fois à Ploemeur devant 700 personnes.
En 2008, il sort C’est la mer…, son 6e album studio, dans lequel il conte le périple de son grand-père embarquant moussaillon à La Rochelle, mais aussi les vies tumultueuses des flibustiers comme L’Olonois, ou Barbe Noire ainsi que la beauté et la furie de la mer. Son dernier album, sorti en 2012, s’intitule Ar mor.
Le chanteur meurt d’un cancer le 3 juillet 2012, à l’âge de 63 ans.
Alléluia

Ce chant est interprété sur l’air de The Battle Hymn of the Republic, un chant patriotique américain écrit par Julia Ward Howe pendant la guerre civile américaine.
Ne crains pas, je suis ton Dieu

Paroles et musique : Fr. J.-B. du Jonchay, o.c.d.
Connaissez-vous ces hommes

1 – Connaissez-vous ces hommes qui marchent là-basÉcoutez un peu la chanson de leurs pasElle vous dit qu’ils ont martelé bien des routesEt ça c’est vrai, il n’y a aucun douteDu Tonkin à DakarD’Afrique en NorvègeDans le sable, le vent et la neigeGloire à la Légion Étrangère. (Refrain) Ai O – Ai O – Ai […]
Ave Maria

Je vous salue Marie est une prière catholique, connue aussi sous le nom latin Ave Maria. Les premiers mots qui lui ont donné son nom, « Ave Maria », sont ceux par lesquels l’ange Gabriel salue la Vierge Marie (Lc 1:28) dans la scène communément appelée Annonciation.
La première partie de cette prière est commune aux catholiques et aux orthodoxes. Elle est adressée à la Vierge Marie.
Récitée avec un chapelet en cinq dizaines, elle fait partie de la prière du rosaire, parfois appelé psautier marial parce que, comprenant trois chapelets — et donc 150 Ave Maria —, il égale le nombre de psaumes se trouvant dans le Livre des psaumes.
<ins>Origine</ins>
Le Je vous salue Marie est une prière composée de deux parties définies à des époques différentes.
La première partie est l’antienne Ave Maria, paroles de l’ange lors de l’Annonciation (Luc 1,28) et d’Élisabeth au moment de la Visitation (Luc 1,42), en usage depuis le ve siècle. On la trouve dans le graduel, comme chant d’offertoire du IVe dimanche de l’Avent : Ave Maria, gratia plena : Dominus tecum : benedicta tu in mulieribus, et benedictus fructus ventris tui. Mais cette formulation ne se termine pas encore par Jesus, qui n’apparaît que vers le XIIè siècle : il semble que le premier à l’avoir introduit a été Amédée de Lausanne, abbé de Hautecombe.
Sous cette forme, la prière se répand avec l’expansion de la piété mariale du XIIIe siècle : la récitation en est prescrite par Odon de Sully, l’évêque de Paris en 1198, avec le Pater et le Credo, vers 1210 le synode de Paris y invite tous les chrétiens, en préparation au Quatrième concile du Latran. Elle se répand dans l’Europe, en étant recommandée par plusieurs conciles régionaux en Espagne, en Angleterre et en Germanie
La seconde partie est une prière de supplication, dont on peut retrouver l’équivalent avec le Sub tuum. Cette seconde partie comporte de plus le titre de Théotokôs (« Mère de Dieu »), défini au IIIe concile œcuménique, le concile d’Éphèse, en 431. Cette seconde partie du Je vous salue, Marie sont les ultimes paroles prononcées sur son lit de mort par saint Simon Stock, supérieur de l’Ordre du Carmel, en 1265 : « Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen. »
On voit apparaître la formulation presque complète dans un bréviaire des chartreux dès 1350 : Sancta Maria, ora pro nobis peccatoribus, nunc et in hora mortis, Amen. Les bréviaires du XVIè siècle joignent ces deux formules et donnent à la prière sa formulation actuelle : un bréviaire parisien de 1509, un bréviaire trinitaire de 1514, franciscain de 1525, chartreux de 1562. Elle est finalement introduite dans le bréviaire romain en 1568 par le pape Pie V.