Il était un petit homme (pirouette, cacahouète)

Auteur : Gabrielle Grandière (1953).
Devenue un classique, la chanson enfantine prend une nouvelle ampleur avec la reprise de Sylvie Vartan en 1997. Les deux derniers couplets sont ajoutés, dont celui qui mentionne un avion à réaction. «À l’époque où je l’ai écrite, ça n’existait pas», affirme Gabrielle Grandière.
L’Père Dupanloup

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Pardon Spezed

Suite sudarmoricaine est une chanson bretonne paillarde en breton, sur l’air traditionnel Pardon Spezed, le « pardon de Spézet »,
popularisée par Alan Stivell dans les années 1970. Il fut en effet le premier et le seul titre en breton n°1 du Hit parade d’Europe 1.
Cette chanson figure sur le recueil "Kanomp Uhel", édité par Coop Breizh.
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La chanson grivoise raconte l’histoire d’un jeune homme qui se rend au pardon de Spézet et qui y rencontre une jeune fille. Ils se rendent dans un champ et y font l’amour. L’homme attrape la vérole. Conduit à l’hôpital, il est amputé de sa « grande queue » qui est jetée par la fenêtre et finit par être mangée par un chien-loup errant qui en meurt.
La chanson se compose d’un air traditionnel breton, un an-dro Vannetais (Sud) qu’Alan Stivell avait entendu lors d’un stage de musique.
Les paroles originales, d’un auteur inconnu, datent des années 1950-60 et racontent une nostalgique histoire d’amour déçu comme il en existe beaucoup. Les paroles paillardes ont été imaginées par des amis du chanteur au cours d’un repas, sans prévoir qu’elles allaient dépasser ce cadre. La musique s’ouvre par une mélodie jouée à la flûte irlandaise et se poursuit au rythme des percussions et des arrangements « dans l’air du temps ».
Am stram gram

« Am stram gram » est la comptine d’élimination la plus célèbre de la tradition enfantine française, récitée pour désigner qui sera « le loup » avant un jeu. Ses mots aux sonorités énigmatiques, sans sens littéral identifié, sont transmis oralement de génération en génération depuis au moins le XIXe siècle.
Jenovefa Rustefan

Jenovefa Rustefan est une gwerz traditionnelle en langue bretonne, ancrée dans le Finistère — entre Quimper, Le Faou et Pont-Aven. Ce chant narratif met en scène Yannig, jeune kloareg (étudiant ecclésiastique) tiraillé entre sa vocation religieuse et son amour pour Jenovefa, sur fond de pardons et de broderies au fil d’argent.
Sur le pont du Nord

Extrait de nantes.patrimonia.fr
Une jeune fille souhaite aller danser mais sa mère s’y oppose à cause du fleuve en crue. Le frère arrive et emmène sa sœur danser. Les eaux recouvrent les ponts et emportent le frère et la sœur qui se noient.
Les chansons édifiantes ou moralisatrices ne sont pas rares dans le répertoire traditionnel mais souvent le message, aussi austère et rigoriste soit-il, n’apparait pas toujours de manière très évidente et lorsque c’est le cas, il intervient le plus souvent au dernier couplet.
Ce couplet endosse alors la responsabilité d’exprimer une morale dont la jeunesse est d’ordinaire la destinatrice. La danseuse noyée a été recueillie dans les deux modes : sans couplet moralisateur ou avec, comme dans celle recueillie par Patrick Bardoul à Sion-les-Mines (44) en 1988 qui conclut ainsi son propos : Voilà l’histoire des enfants entêtés / Qui vont au bal sans y avoir songé.
La pratique consistant à conclure un chant avec une morale sévère est particulièrement présente dans le répertoire des complaintes criminelles, dans lesquelles le dernier couplet, qui suit d’ordinaire celui consacré à l’exécution du coupable, est suivi du fameux avertissement à la jeunesse, sur le ton ordinaire et définitif de « Bien fait pour lui ! ».
Nantes, dans le texte
La ville de Nantes apparaît dans beaucoup de chansons-types par ses ponts. On trouve donc une certaine logique dans le fait qu’un grand nombre de versions de La danseuse noyée localisent l’action dans cette ville. D’autres optent pour une géographie plus neutre en plaçant le bal fatidique sur « le pont du Nord ». Le poids historique et urbanistique des ponts dans l’histoire de la ville offre donc un cadre idéal pour placer l’action de ce drame. Pour plus de détails sur ce point, je vous renvoie à l’ouvrage d’André Péron (voir bibliographie).
D’une rive à l’autre
Il s’agit d‘une de ces très nombreuses chansons dans lesquelles le pont joue un rôle essentiel. Le fait qu’il constitue le principal décor de l’action n’est pas la seule raison et n’explique pas la motivation d’un tel choix. En plus d’être des espaces de circulation, les ponts étaient autrefois des lieux de société, des lieux de vie et, par conséquent, aussi des lieux de rencontre. De fait, il est donc logique qu’ils soient aussi le théâtre de scènes de diverses natures : galante, tragique, épique, etc.
Mais outre le fait que le pont fait le lien entre deux entités géographiques, on peut également considérer qu’il symbolise le passage entre deux mondes. Selon les cas il peut s’agir du lien entre le monde des vivants et celui des morts – dans certaines traditions, le pont est remplacé par un passeur – ou comme on peut raisonnablement le penser dans le cas qui nous occupe, le passage entre deux âges de la vie : de l’enfance à l’âge adulte.
Je souscris volontiers et même ardemment à la seconde option car la chanson est très claire sur le fait que l’héroïne est très jeune, puisqu’elle sollicite l’autorisation parentale pour se rendre au bal. L’opposition parentale, même si elle prend prétexte du danger d’un fleuve en crue, apporte la dimension conflictuelle entre les personnages, conflit qui doit aboutir au drame que l’on sait, jusqu’à la morale énoncée plus haut. Celle-ci porte donc l’idée que ce sont les parents qui décident pour leurs enfants du moment où, précisément, ils ne sont plus des enfants et peuvent entrer dans l’âge adulte. La morale qui s’affiche porte donc aussi le message selon lequel la désobéissance à ce principe de base peut être très sévèrement punie. On est à la limite du châtiment divin.
Une leçon expéditive
On remarquera que le texte choisit la danse comme motif de la tentation et objet du conflit entre la fille et la mère, or on sait que la danse fut longtemps très sévèrement réprouvée par l’église qui l’assimilait à une pratique contre nature pour ne pas dire un tantinet diabolique. Il n’est pas nécessaire de s’attarder sur les opportunités de rencontres amoureuses qu’offrait le bal aux jeunes gens en âge de se marier ou proches de l’être pour être convaincu du fait que nombre de parents partageaient cette méfiance. En définitive, le texte semble prendre parti pour cette morale objectivement sévère car, dans tous les cas, en dépit des quelques nuances que l’on peut trouver d’une version à une autre, l’histoire se termine toujours par la mort des deux jeunes gens. Le message s’adresse aussi bien à ces derniers qu’aux parents que l’on qualifierait aujourd’hui de « permissifs ».
Toutefois, et histoire de conclure sur une note moins austère et plus optimiste, on peut aussi avoir une toute autre lecture du texte et considérer que la noyade elle-même n’est que symbolique, que la jeune fille a basculé malgré les éléments contraires à sa volonté d’un statut à un autre, profitant du contexte favorable d’un bal où les trémoussements cadencés se sont peut-être mués en ébats amoureux.
Paillarde party

« Paillarde party » est un pot-pourri de chansons paillardes françaises enchaînant des couplets traditionnels dans un format festif et dansant. Héritage grivois transmis oralement depuis des siècles dans les cercles estudiantins, militaires et scouts, ce répertoire collectif est ici présenté comme une invitation à la chanson de salle entre adultes avertis.
Fanchon

Selon Joseph Vingtrinier, la chanson a été créée par le Général Lasalle lors de la bataille de Marengo en 1800. Cependant, Du Mersan affirme que le timbre de la chanson est similaire à « Amour laisse gronder ta mère », qui a été publiée en 1760 dans le « Chansonnier français » et la « Clé du Caveau ». Du Mersan suggère également que la chanson a un parrain allemand et qu’elle est devenue bourguignonne après la guerre de 1871. Il est probable que Lasalle n’ait pas composé la chanson, car elle était déjà connue dans le répertoire militaire depuis longtemps.
Le plus probable : L’abbé Gabriel-Charles de Lattaignant aurait écrit la chanson « Fanchon » en 1757. L’abbé était un auteur prolifique et est également crédité des paroles de « J’ai du bon tabac ». La chanson « Fanchon » est devenue populaire en 1800 suite à la pièce de théâtre « Fanchon la vielleuse », écrite par Jean-Nicolas Bouilly et Joseph-Marie Pain et mise en musique par Joseph-Denis Doche.
La pièce, qui a été jouée 400 fois de suite, raconte de manière romancée l’histoire d’une chanteuse de rue célèbre nommée Fanchon, célèbre dans la décennie 1760.
Selon la légende populaire, Fanchon avait fait fortune et s’était retirée pour pratiquer la charité. C’est pourquoi il est possible que Lasalle ait choisi de chanter « Fanchon » lors de sa victoire, car la chanson était très populaire à cette époque. On sait que Lasalle était musicien, car on a retrouvé une flûte et deux flageolets dans ses cantines après sa mort.
« Fanchon » est très appréciée par les soldats et est l’une des rares chansons de l’ancienne monarchie à avoir survécu à la Révolution. Elle est restée populaire après la Première Guerre mondiale et est toujours incluse dans les recueils et enregistrements militaires au début du XXIe siècle.
Jean-François de Nantes

Ce chant traditionnel de marin raconte la triste histoire de Jean François de Nantes à son arrivée au port après vingt mois de campagne.
Comme les autres chansons à hisser, dans la marine à voile, elle était entonnée par un soliste, le chanteur de bord. Elle n’était chantée, selon le capitaine Hayet, "qu’aux heures de lutte, avec la mer et le vent déchaînés, les hommes et le navire souffrant tous les tourments".
Du fait de sa ressemblance avec la mélodie d’un shantie anglais raillant Napoléon, on date ce chant du début du XIXe siècle, note Thierry Decruzy qui rajoute, que, "comme pour la plupart des chants de marins, il en existe une version "sans voiles" à ne pas mettre entre toutes les mains.".
A la volette

Sur l’air de " A la volette", cette interprétation permet à l’enfant de répéter en s’amusant les voyelles pour les mémoriser plus facilement. La comptine de l’alphabet " Voyelles " l’initie également à l’alphabet et à l’utilisation des divers accents.
À la volette est une chanson enfantine traditionnelle, dont la mélodie est apparue dans un chant de Noël en 1672.
Cette chanson est une ritournelle d’Île-de-France qui remonte au XVIIe siècle.