Le chant des marais

Origine et Contexte Historique du "Chant des Marais" :
Le "Chant des Marais" émerge en juillet 1933, au camp de Börgermoor, un des premiers camps de concentration créés pour emprisonner les opposants au régime nazi. Les paroles ont été rédigées par Johann Esser, un mineur de la Ruhr engagé politiquement, et Wolfgang Langhoff, un homme de théâtre, tandis que la musique a été composée par Rudi Goguel, un employé de commerce originaire de Strasbourg. Tous trois étaient membres du KPD, le parti communiste allemand.
Cette composition est née de la révolte face à la coercition des SS, qui obligeaient les détenus à chanter des hymnes patriotiques nazis pendant leur travail. En réponse, le "Chant des Marais" est devenu un hymne de résistance, dénonçant les conditions de vie des prisonniers tout en transmettant un message d’espoir à leurs camarades. La tonalité mineure des couplets contraste avec le passage en majeur du refrain, exprimant ainsi la souffrance et l’espoir.
L’écriture s’est réalisée dans la clandestinité. Rudi Goguel a composé la musique dans le silence de la nuit, au Revier. La première interprétation a eu lieu dans les lavabos de la baraque 8 devant un millier de prisonniers, suscitant une interdiction immédiate par les SS, risquant ainsi de tomber dans l’oubli.
Diffusion et Héritage du "Chant des Marais" :
Libéré en 1934, Wolfgang Langhoff émigre clandestinement en Suisse, rédigeant un témoignage sur sa détention qui sera largement diffusé en Europe, contribuant à la sensibilisation et à la dénonciation du nazisme. La chanson est intégrée dans des œuvres artistiques telles que la pièce de Bertolt Brecht "Grand Peur et Misère du Troisième Reich".
Le chant s’étend rapidement à l’international, réadapté par Hans Eisler pour le ténor Ernst Busch à Londres. En Espagne, il devient un symbole de résistance pour les combattants antifascistes allemands et est diffusé par Radio Madrid. En France, il est chanté par la Chorale Populaire de Paris dès 1936.
Après la guerre, le "Chant des Marais" devient l’hymne commémoratif des déportés. Ses paroles et sa mélodie subissent des modifications, évoluant de chant militant à un hommage à la mémoire des souffrances endurées.
Texte original (traduit de l’allemand par Max Wintersperger)
Où que nous regardions
Il n’y a que marécage et prairie tout autour
Aucun ramage pour nous réjouir
Des chênes sont debout chauves et tordus
(Refrain)
Nous sommes les soldats des marais
Qui portons nos bêches
Ici, dans cette lande aride
Le camp est installé
Ici, nous sommes, sans joie aucune,
Rangés derrière des barbelés
Le matin les convois défilent
Vers les marais, au travail,
Creusent sous le soleil brûlant
Mais l’esprit tourné vers la patrie
Vers le bercail, vers le bercail
Vers les mères, les femmes et les enfants
Certains d’entre nous soupirent
Car nous sommes prisonniers ici
Les sentinelles vont et viennent
Aucun, aucun de nous ne peut s’échapper
La seule fuite possible, c’est la mort
Quatre clôtures entourent la forteresse
Cependant nous ne nous plaindrons pas
L’hiver ne peut pas durer pour l’éternité
Et un jour nous nous dirons :
Patrie, tu es encore à nous
Et alors les soldats des marais
Ne porteront plus leurs bêches
Les Chacals (militant – chrétien)

L’adaptation de ce chant en français date vraisemblablement de la guerre d’Algérie. Les paroles originales ont été écrites en 1855 par Heinrich von Reders. Fritz Sotke en a composé la musique à l’issue de la Grande Guerre, en 1919 pour créer ce chant, rappelant les chants des lansquenets, Wir sind des Geyers schwarze Haufen. Le chant allemand évoque les combats de Florian Geyer. Ce chevalier allemand, partisan de Luther s’engagea comme lansquenet auprès de divers princes avant de prendre la tête des paysans insurgés contre les princes lors de la Guerre des paysans (1524-1526).
Le sujet de l’adaptation française n’a pas de rapport direct avec l’épopée de Florian Geyer ; le sujet rappelle pourtant dans les deux cas qu’il arrive que le peuple doive faire face à la trahison des élites comme à la menace intérieure des traîtres et des lâches.
Les Chevaliers Du Zodiaque

Saint Seiya (聖闘士星矢セイントセイヤ, Seinto Seiya?), également appelé Les Chevaliers du Zodiaque ou CDZ en français, est un manga de Masami Kurumada publié pour la première fois en janvier 1986.
Dans la mythologie grecque, depuis la nuit des temps, lorsque les forces du Mal s’éveillent, des Chevaliers (Saints) vêtus de leurs armures (Cloth) font leur apparition pour protéger la Terre. On les appelle les Chevaliers d’Athéna (Atena no seinto).
Lors de l’un de ses voyages en Grèce, Mitsumasa Kido fait la connaissance d’un garçon agonisant, Aiolos, Chevalier d’Or du Sagittaire. Celui-ci confie à Mitsumasa Kido l’armure d’Or du Sagittaire et Saori, un bébé.
Aiolos présente la petite fille comme étant la réincarnation de la déesse Athéna. Il lui demande de trouver et d’entraîner des jeunes garçons courageux afin de protéger l’enfant, et le futur chevalier d’or du sagittaire.
Athéna commande 88 chevaliers chacun associé à une constellation, et regroupés en trois castes : bronze, argent et or. Il existe une caste secrète de Chevaliers noirs qui combattent ceux d’Athéna, usurpent leurs pouvoirs et possèdent les mêmes armures, leur seule différence avec les armures originelles étant leur couleur noire et leur moindre résistance.
Les autres dieux entrant en guerre ont eux aussi leurs armées : les Marinas de Poseidon, les Spectres d’Hadès, les Guerriers d’Odin (dans la série d’animation uniquement), les Anges d’Artémis / Protecteurs de l’Olympe…
Les héros de Saint Seiya sont cinq chevaliers de Bronze :
Seiya de Pégase
Shiryû du Dragon
Hyôga du Cygne
Shun d’Andromède
Ikki du Phénix
Les Chacals (militant – païen)

L’adaptation de ce chant en français date vraisemblablement de la guerre d’Algérie. Les paroles originales ont été écrites en 1855 par Heinrich von Reders. Fritz Sotke en a composé la musique à l’issue de la Grande Guerre, en 1919 pour créer ce chant, rappelant les chants des lansquenets, Wir sind des Geyers schwarze Haufen. Le chant allemand évoque les combats de Florian Geyer. Ce chevalier allemand, partisan de Luther s’engagea comme lansquenet auprès de divers princes avant de prendre la tête des paysans insurgés contre les princes lors de la Guerre des paysans (1524-1526).
Le sujet de l’adaptation française n’a pas de rapport direct avec l’épopée de Florian Geyer ; le sujet rappelle pourtant dans les deux cas qu’il arrive que le peuple doive faire face à la trahison des élites comme à la menace intérieure des traîtres et des lâches.
Voici venir la belle saison

Une saison qui s’achève appelle une autre saison, tout aussi belle et enrichissante que la précédente, à Chacune et Chacun d’en voir les avantages bénéfiques, le soleil illumine notre
Terre Mère chaque jour et bien que certaines fois, nous n’y prêtions pas attention, nous savons lui reprocher de n’être pas présent de bien plus nombreuses autres fois !
Apprenons à voir le soleil même lorsque les jours sont moins lumineux, en agissant ainsi, tous les jours de notre vie seront baignés de lumière et de joie !
(chanson de marche, d’étape)
Réveillez-vous Picards

Réveillez-vous Picards est actuellement l’hymne régional picard.
Il serait issu de l’air chanté par les bandes de Picardie (à l’origine entre autres du régiment de Picardie) avant 1479 et leur rattachement à la couronne de France.
Le texte semble évoquer la période qui suivit la mort du duc de Bourgogne Charles le Téméraire en 1477.
Marie de Bourgogne, sa fille, en hérita et épousa Maximilien d’Autriche. Le roi de France Louis XI s’empara de la Bourgogne proprement dite et de la Picardie, qui avaient fait partie du royaume de France, mais ne put s’emparer durablement du comté de Bourgogne (Franche-Comté) et d’autres possessions bourguignonnes qui relevaient du Saint-Empire romain germanique.
On peut comprendre que les soldats bourguignons et picards, qui avaient servi Charles le Téméraire pendant des années contre ceux du roi de France, aient alors supplié leur nouveau maître autrichien de les mener au combat pour reprendre le duché.
En 1503, Réveillez-vous Picards est le tout premier chant de soldat publié avec sa partition imprimée, mais sans fournir les paroles dans l’exemplaire disponible à la BnF. Il disparaît ensuite du répertoire militaire pour réapparaître dans la publication érudite de Gaston Paris avec quatre couplets.
Il est cité par Vingtrinier en 1902 sans figurer dans la collecte de Chomel (manuscrit à la bibliothèque du musée de l’Armée) ni dans l’ouvrage de Sarrepont (Chants et chansons militaires de France, major Sarrepont, lib. Illustrée, s.d.).
Le chant n’est donc probablement plus au répertoire avant la guerre de 14 ni après. Il ne réapparait qu’en 1942 dans Chansons de l’armée française.
Son premier enregistrement militaire ne remonte pas plus haut que 1988. C’est donc dans les années 1980 que le chant réintègre le répertoire militaire. Époque où apparaissent aussi les quatre derniers couplets inconnus antérieurement. Il est donc probable qu’ils soient une construction récente.
Ce chant n’est pas le seul à poser des problèmes de datation dans le répertoire militaire (cf. Eugénie ou les Dragons de Noailles). Il témoigne de la difficulté à tracer l’état d’un répertoire de tradition orale à une période donnée et à suivre l’emploi d’un titre dans l’évolution d’un répertoire.
P’tites fleurs pommes de pin

Henri Gire, décédé en 2006 est le compositeur de nombreux chants scouts d’anthologie, comme Bien que le temps passe, Akela polka ou On a bien ri à votre numéro.
Il fut le metteur en scène de grands jeux scéniques scouts écrits pour l’AGSE, tels que:
– Le Chant de l’Alouette (sur saint François d’Assise) dont le très fameux Cantique des créatures
– La petite fille de Dieu (sur sainte Jeanne d’Arc)
– Comme l’aurore (sur la Vierge Marie)
– Que chante de la terre (sur saint Benoît)
Il a plus récemment créé la comédie musicale Famille en fête à l’occasion des Journées Mondiales de la Jeunesse et qui fut jouée au Palais des Sports de la porte de Versailles, à Paris, en 1997.
Il a été chef du chœur national de l’association des guides et scouts d’Europe et l’animateur des techniques d’expression de celle-ci durant de nombreuses années.
Bon moral

Henri Gire, décédé en 2006, est le compositeur de nombreux chants scouts d’anthologie, comme Bien que le temps passe, Akela polka ou On a bien ri à votre numéro.
Il fut le metteur en scène de grands jeux scéniques scouts écrits pour l’AGSE, tels que:
– Le Chant de l’Alouette (sur saint François d’Assise) dont le très fameux Cantique des créatures
– La petite fille de Dieu (sur sainte Jeanne d’Arc)
– Comme l’aurore (sur la Vierge Marie)
– Que chante de la terre (sur saint Benoît)
Il a plus récemment créé la comédie musicale Famille en fête à l’occasion des Journées Mondiales de la Jeunesse et qui fut jouée au Palais des Sports de la porte de Versailles, à Paris, en 1997.
Il a été chef du choeur national de l’association des guides et scouts d’Europe et l’animateur des techniques d’expression de celle-ci durant de nombreuses années.
Trace ta route

Paroles Cécile Weill
harmonisation Yann Olivet
Clair matin

Louis Simon, journaliste et écrivain français d’origine russe, a été rédacteur en chef de la revue des Scouts de France, intitulée Scout de France.
Il avait été membre des Comédiens routiers avec son frère Romain Simon, futur illustrateur. Un autre frère, Boris Simon, fut proche de l’abbé Pierre et d’Emmaüs.
Louis Simon est l’auteur de nombreux livres dont des romans scouts : Échec à la troupe, Un Garçon dans la tourmente, Le Manoir Oublié, Pinsons le Magicien, L’Enfant au cœur percé (nouvelle), Les Jeux du feu de camps, Mon petit théâtre (Album jeux), Fêtes, Spectacles, Rencontres (Pour Animer), Pouf et Sulfate (bande dessinée avant l’heure), en collaboration avec Pierre Joubert, et Les Aiglons de Montrevel, coécrit avec Serge Dalens pour la collection Signe de piste.
Louis Simon écrit les paroles de chansons scoutes. Le recueil Sur les chemins de France comprend 10 chants dont la musique a été composée par César Geoffray (Sur les chemins de France, La belle fille, Clair matin, Hardi, mon gars, Le sourire éclaireur…). On recense encore De notre mieux, sur une musique de P. Grossetête.