Hymne à la nuit / Couvre-feu

L’Hymne à la nuit est une harmonisation due à Joseph Noyon (1888-1962) d’un thème de l’opéra de Jean-Philippe Rameau Hippolyte et Aricie, créé en 1733 (duo des Prêtresses de Diane, « Rendons un éternel hommage », acte I, scène 3).
Les paroles de l’Hymne à la nuit ont été écrites par le compositeur Édouard Sciortino (1893-1979).
Cette musique a été popularisée auprès du grand public par le film Les Choristes.
Un dernier refrain

Berceuse italienne
Paroles et arrangement Henri Gire
Va Scout d’Europe

Henri Gire, décédé en 2006, est le compositeur de nombreux chants scouts d’anthologie, comme Bien que le temps passe,
Akela polka ou On a bien ri à votre numéro.
Il fut le metteur en scène de grands jeux scéniques scouts écrits pour l’AGSE, tels que:
– Le Chant de l’Alouette (sur saint François d’Assise) dont le très fameux Cantique des créatures
– La petite fille de Dieu (sur sainte Jeanne d’Arc)
– Comme l’aurore (sur la Vierge Marie)
– Que chante de la terre (sur saint Benoît)
Il a plus récemment créé la comédie musicale Famille en fête à l’occasion des Journées Mondiales de la Jeunesse et qui fut jouée au Palais des Sports de la porte de Versailles, à Paris, en 1997.
Il a été chef du chœur national de l’association des guides et scouts d’Europe et l’animateur des techniques d’expression de celle-ci durant de nombreuses années.
Malbrough s’en va-t-en guerre

Les paroles de la chanson datent du XVIIIe siècle. Au xixe siècle, certains auteurs disaient que l’air provenait d’Orient. La mélodie a été adaptée par les Britanniques sous le titre For He’s a Jolly Good Fellow. Ce chant aurait été le premier chant européen transmis aux aborigènes d’Australie d’après le folkloriste australien John Meredith.
Son protagoniste est John Churchill, le premier duc de Marlborough. Il a d’ailleurs laissé son nom au château de Meinsberg, en Lorraine : le Château de Malbrouck.
Contrairement à ce que laissent supposer les paroles de la chanson, chantée par les Français pour railler un ennemi, Churchill ne fut que blessé à la bataille de Malplaquet (11 septembre 1709) à laquelle il est ici fait référence.
La chanson fut connue à partir de 1781, Beaumarchais l’ayant intégrée comme chanson du page dans sa pièce Le Mariage de Figaro. Cette pièce, après avoir été jouée à Versailles pour le futur empereur Paul Ier de Russie, avait été interdite sur ordre de Louis XVI. Pour alerter le public, l’auteur y introduisit cette chanson qui fut bientôt sur toutes les lèvres.
Geneviève Poitrine, la nourrice du premier dauphin, l’avait apprise dans son village. Un jour qu’elle la chantait, la reine Marie-Antoinette voulut l’apprendre et la joua au clavecin. Les courtisans l’imitèrent et la chanson devint populaire.
La vogue en fut immense, et de nombreux objets furent dès lors décorés d’illustrations reprenant ce thème. On trouve ainsi divers éventails imprimés comportant les épisodes de la chanson, ses couplets et quelques portées de la musique.
On trouve aussi des rubans, coiffures, gilets et surtout chapeaux « à la Marlborough ». Une tour du Hameau de la Reine fut aussi dénommée « tour de Marlborough ».
Dans une description du Carnaval de Paris 1783, on trouve cette musique interprétée par des instruments à vent accompagnant le cortège de la Promenade du Bœuf Gras4.
En 1813, Beethoven l’orchestra pour l’inclure dans La Victoire de Wellington. Elle y symbolise les forces françaises — Rule Britannia représentant l’Angleterre.
En 1878, Hetzel fit illustrer par Lorenz Frølich, à la mode enfantine, une version sarcastique pour le Magasin d’Éducation et de Récréation.
Le Marchand Pétrouchka

Titre d’origine : Ехал на ярмарку ухарь-купец. d’Ivan S. Nikitine (1824—1861)
Chant russe traditionnel. Sa version russe originale est plutôt gaillarde.
Il peut être accompagné à la flûte où à la guitare, façon balalaïka. Des louches en bois seront bienvenues pour les percutions.
La version du marchand Pétrouchka est plus adaptée pour les enfants. Dans la tradition russe enfantine,
Pétrouchka est l’équivalent de Guignol en France.
LA MARSEILLAISE

La Marseillaise est un chant patriotique de la Révolution française adopté par la France comme hymne national : une première fois par la Convention pendant neuf ans du 14 juillet 1795 jusqu’à l’Empire en 1804, puis en 1879 sous la Troisième République.
Les six premiers couplets sont écrits par Rouget de Lisle en 1792 pour l’armée du Rhin à Strasbourg, à la suite de la déclaration de guerre de la France à l’Autriche.
Rouget de Lisle chantant La Marseillaise pour la première fois à l’hôtel de ville de Strasbourg ou chez Dietrich en 1792 (peinture d’Isidore Pils, 1849)
Dans ce contexte originel, La Marseillaise est un chant de guerre révolutionnaire, un hymne à la liberté, un appel patriotique à la mobilisation générale et une exhortation au combat contre la tyrannie et l’invasion étrangère.
La Marseillaise est décrétée chant national le 14 juillet 1795 (26 messidor an III) par la Convention, à l’initiative du Comité de salut public. Abandonnée en 1804 sous l’Empire et remplacée par le Chant du départ, elle est reprise en 1830 pendant la révolution des Trois Glorieuses qui porte Louis-Philippe Ier au pouvoir. Berlioz en élabore une orchestration qu’il dédie à Rouget de Lisle.
La IIIe République en fait l’hymne national le 14 février 1879 et, en 1887, une « version officielle » est adoptée en prévision de la célébration du centenaire de la Révolution. Le 14 juillet 1915, les cendres de Rouget de Lisle sont transférées aux Invalides.
Pendant la période du régime de Vichy, elle est remplacée par le chant Maréchal, nous voilà ! En zone occupée, le commandement militaire allemand interdit de la jouer et de la chanter à partir du 17 juillet 19414.
Son caractère d’hymne national est à nouveau affirmé dans l’article 2 de la Constitution du 27 octobre 1946 par la IVe République, et en 1958 — par l’article 2 de la Constitution de la Cinquième République française.
Valéry Giscard d’Estaing, sous son mandat de président de la République française, fait ralentir le tempo de La Marseillaise afin de retrouver le rythme originel.
Les paroles
En réalité, la version complète de La Marseillaise ne compte pas moins de quinze couplets, mais le texte a subi plusieurs modifications. On compte aujourd’hui six couplets et un couplet dit « des enfants ». Seul le premier couplet est chanté lors des événements. Deux couplets (les « couplets des enfants ») ont été ajoutés ultérieurement ; l’un d’eux a depuis été supprimé de la version « officielle ». Enfin, eu égard à son caractère religieux, le 8e couplet a été supprimé par Joseph Servan, ministre de la Guerre, en 1792. Un autre couplet a été supprimé car il a été jugé trop violent.
Sur le manuscrit autographe de Rouget de Lisle, reproduit sur le site de l’Assemblée nationale, on remarque que certains « nos » originaux ont été remplacés dans la version « officielle » par « vos » : « Ils viennent jusques dans nos bras / Égorger nos fils, nos compagnes ! » On y voit clairement le refrain noté comme deux alexandrins : « Aux armes, citoyens, formez vos bataillons, / Marchez, qu’un sang impur abreuve nos sillons. », les verbes « marchez » et « formez » étant tous deux à la 2e personne du pluriel. La transcription « officielle » est pourtant sur cinq vers avec une 1re personne du pluriel « Marchons, marchons », qui tenterait d’établir une rime avec « bataillons » et « sillons ».
En réalité, Rouget de Lisle était capitaine. En qualité d’officier, il commandait ses hommes, d’où la 2e personne de l’impératif. Néanmoins, La Marseillaise est une marche et on peut imaginer que les soldats en manœuvre en reprenaient le refrain, en chantant « marchons » et non « marchez ». Cette version se serait imposée par transmission orale.
Le septième couplet (dit « des enfants »)
Rouget de Lisle n’ayant écrit que six couplets, le site officiel de l’Élysée indique que l’auteur du 7e couplet reste inconnu.
Dans son ouvrage posthume Sous le bonnet rouge de sa collection « La Petite Histoire », paru en 1936, G. Lenotre rapporte la rumeur viennoise traditionnelle, selon laquelle ce couplet aurait été composé par l’abbé Antoine Pessonneaux. Cette version a été reprise par Claude Muller dans Les Mystères du Dauphiné. Selon lui, l’abbé, professeur de rhétorique au collège de Vienne de 1788 à 1793 né à Lyon le 31 janvier 1761, jugeant que le texte était incomplet, puisqu’il n’évoquait pas les nouvelles générations, écrivit le « couplet des enfants » qu’il fit chanter par les élèves lors de la fête de la Fédération du 14 juillet 1792 en présence de la population et de soldats de bataillon de fédérés marseillais alors en transit dans la ville. Ce couplet passa ensuite à Paris, grâce au député Benoît Michel de Comberousse. Traduit devant le tribunal à Lyon — le 1er janvier 1794 (12 nivôse an II) selon G. Lenotre —, l’abbé aurait été sauvé de la mort en se présentant comme l’auteur du septième couplet de La Marseillaise. L’abbé Pessonneaux mourut le 10 mars 1835.
Un autre personnage, Louis Du Bois, ancien sous-préfet né à Lisieux le 16 novembre 1773, mort le 9 juillet 1855, en a clairement revendiqué la paternité dans sa Notice sur La Marseillaise publiée en 1848 : « Au mois d’octobre 1792, j’ajoutai un septième couplet qui fut bien accueilli dans les journaux : c’est le couplet des Enfants, dont l’idée est empruntée au chant des Spartiates, rapporté par Plutarque ». Cette revendication est également mentionnée par Claude Muller.
Statut légal
L’article 2 de la Constitution de la République française affirme : « l’hymne national est La Marseillaise ».
Le 24 janvier 2003, l’ensemble des députés adopte, dans le cadre de la loi d’orientation et de programmation pour la sécurité intérieure (Lopsi), un amendement créant le délit d’« outrage » au drapeau français et à l’hymne national, La Marseillaise, délit sanctionné par un emprisonnement de 6 mois et 7 500 euros d’amende57. Un certain nombre de citoyens et d’associations de défense des droits de l’homme se sont insurgés contre ce qu’ils considèrent comme une atteinte manifeste à la liberté d’expression et contre le flou entretenu par le mot « outrage ».
Le Conseil constitutionnel en limite les possibilités d’application :
« […] Sont exclus du champ d’application de l’article critiqué les œuvres de l’esprit, les propos tenus dans un cercle privé, ainsi que les actes accomplis lors de manifestations non organisées par les autorités publiques ou non réglementées par elles ; que l’expression « manifestations réglementées par les autorités publiques », éclairée par les travaux parlementaires, doit s’entendre des manifestations publiques à caractère sportif, récréatif ou culturel se déroulant dans des enceintes soumises par les lois et règlements à des règles d’hygiène et de sécurité en raison du nombre de personnes qu’elles accueillent. »
La loi Fillon, visant à réformer l’éducation et adoptée en mars 2005, a rendu obligatoire l’apprentissage de La Marseillaise dans les classes maternelles et primaires à partir de la rentrée 2005. On retrouve l’obligation d’enseigner l’hymne national dans d’autres pays, comme les États-Unis, la Serbie ou encore l’Autriche.
Quand la nuit

Ce chant n’est probablement pas sous licence libre, et appartient à son auteur/éditeur et à ses ayants-droits. Ils doivent être précisés en tête d’article, de même que la licence. Utiliser la page de discussion pour en parler.
La famille Tortue

La famille tortue est une chanson pour enfant très rigolote que les enfants fredonnent depuis des générations !
Souvenez-vous ces quelques phrases : "Jamais on n’a vu, Jamais on ne verra, La famille Tortue, Courir après les rats…".
La famille tortue est une chanson sur le thème de la famille. Elle est idéale pour chanter avec les plus petits qui adorent quand on remplace les mots par des sons ou des gestes rigolos.
Passant par Paris

"Passant par Paris", il s’agit ici d’une vieille complainte de matelots antérieure à la Révolution.
Connue surtout dans la marine en bois des siècles passés, elle ne fit la conquête de Paris qu’en 1870, lorsque les Prussiens, après leur victoire sur l’armee de Napoléon III, vinrent assiéger la capitale Française le 18 septembre 1870.
Car c’etait alors des marins qui servaient les canons dans les forts qui entouraient Paris. Ils apporterent cette chanson à virer au cabestan.
Ah ! Mon beau château

Chanson qui rappelle "Compagnons de la Marjolaine". Ronde enfantine, collectée en 1870.