Je vais à Santiago

Henri Gire, décédé en 2006, est le compositeur de nombreux chants scouts d’anthologie, comme Bien que le temps passe, Akela polka ou On a bien ri à votre numéro.

Il fut le metteur en scène de grands jeux scéniques scouts écrits pour l’AGSE, tels que:

Le Chant de l’Alouette (sur saint François d’Assise) dont le très fameux Cantique des créatures
La petite fille de Dieu (sur sainte Jeanne d’Arc)
Comme l’aurore (sur la Vierge Marie)
Que chante de la terre (sur saint Benoît)

Il a plus récemment créé la comédie musicale Famille en fête à l’occasion des Journées Mondiales de la Jeunesse et qui fut jouée au Palais des Sports de la porte de Versailles, à Paris, en 1997.

Il a été chef du chœur national de l’association des guides et scouts d’Europe et l’animateur des techniques d’expression de celle-ci durant de nombreuses années.

La Légion marche

L’histoire du chant « La Légion marche » est liée à la Légion Condor et aux divisions SS, allemande et française.

La Légion Condor était une force aérienne formée à partir d’effectifs de la Luftwaffe de l’Allemagne nazie, qui combattit en Espagne durant la guerre civile entre janvier 1937 et avril 1939. C’est elle la première à avoir chanté le chant avec des paroles différentes. Puis le Division SS allemande durant la guerre avec la Russie a adopté ce chant. En même temps les divisions SS Charlemagne en France et Viking en Norvège à leur tour adoptent ce chant en créant les paroles dans les langues respectives.

Après la seconde guerre mondiale des nombreux Allemands s’engagent à la Légion étrangère en particulier dans les bataillons parachutistes entre autre au 2BEP. Tout naturellement adoptent le chant des divisions SS et change les paroles par rapport à la situation géopolitique.

Ne pleure pas Jeannette

"Ne pleure pas Jeannette" est une chanson traditionnelle française. La plus ancienne variante de cette comptine date du Moyen Âge et s’appelle La Pernette se lève.

"Ne pleure pas Jeannette", c’est l’histoire d’un amour impossible entre Jeannette et Pierre son amoureux. On souhaite la marier avec un prince ou un baron mais elle refuse car elle n’aime que Pierre.

Les Trois marins de Groix

«Les trois marins de Groix» date de la fin du XVIIIe siècle / du début du XIXe siècle.

L’auteur inconnu décrit le retour au port d’un frêle navire groisillon: le Saint-François.

Face à un vent violent, l’équipage peine à naviguer.

Soudain, Jean-Pierre, un des trois matelots, disparaît sous l’agitation marine. Emporté par les vagues, il ne sera jamais retrouvé, laissant derrière lui femme et enfants.

Ce chant marin et son tempo ponctué de temps forts ont convaincu bon nombre de matelots, rythmant leur cadence. Il a même été intégré au répertoire des chansons à ramer de la Marine à voile !

source : www.lesboulinards.com

Ce chant « Traditionnel » évoque la grande époque des thoniers groisillons.

Entre 1870 et 1940, Groix a été le premier port français armant au thon germon : plusieurs conserveries sur l’île même, un thon en guise de coq sur le clocher, jusqu’à 300 thoniers environ se pressant à couple le long des quais. le déclin s’amorcera entre les deux guerres; déjà en 1935 il n’en reste que 215.

Il existe de ce chant deux versions pour la musique (une lente et une rapide) et deux versions pour les paroles (une longue et une courte).

Ce chant, que nous ne pouvons pas dater, fait-il référence à un évènement particulier ou choisit-il les pêcheurs groisillons pour évoquer une bien tragique banalité ?

On rappellera la terrible tempête vécue en Bretagne dans la nuit du 19 au 20 septembre 1930 et ses 207 péris en mer…

A Groix, ce furent six voiliers qui ne rentrèrent pas (Père Tudy, Deux Madeleines, Roitelet, Jules Verne, Algésiras, Joseph-Anne).

Trente huit groisillons laissaient vingt deux veuves et vingt six orphelins.

Hymne à la nuit / Couvre-feu

L’Hymne à la nuit est une harmonisation due à Joseph Noyon (1888-1962) d’un thème de l’opéra de Jean-Philippe Rameau Hippolyte et Aricie, créé en 1733 (duo des Prêtresses de Diane, « Rendons un éternel hommage », acte I, scène 3).

Les paroles de l’Hymne à la nuit ont été écrites par le compositeur Édouard Sciortino (1893-1979).

Cette musique a été popularisée auprès du grand public par le film Les Choristes.

Va Scout d’Europe

Henri Gire, décédé en 2006, est le compositeur de nombreux chants scouts d’anthologie, comme Bien que le temps passe,

Akela polka ou On a bien ri à votre numéro.

Il fut le metteur en scène de grands jeux scéniques scouts écrits pour l’AGSE, tels que:

– Le Chant de l’Alouette (sur saint François d’Assise) dont le très fameux Cantique des créatures

– La petite fille de Dieu (sur sainte Jeanne d’Arc)

– Comme l’aurore (sur la Vierge Marie)

– Que chante de la terre (sur saint Benoît)

Il a plus récemment créé la comédie musicale Famille en fête à l’occasion des Journées Mondiales de la Jeunesse et qui fut jouée au Palais des Sports de la porte de Versailles, à Paris, en 1997.

Il a été chef du chœur national de l’association des guides et scouts d’Europe et l’animateur des techniques d’expression de celle-ci durant de nombreuses années.

Malbrough s’en va-t-en guerre

Les paroles de la chanson datent du XVIIIe siècle. Au xixe siècle, certains auteurs disaient que l’air provenait d’Orient. La mélodie a été adaptée par les Britanniques sous le titre For He’s a Jolly Good Fellow. Ce chant aurait été le premier chant européen transmis aux aborigènes d’Australie d’après le folkloriste australien John Meredith.

Son protagoniste est John Churchill, le premier duc de Marlborough. Il a d’ailleurs laissé son nom au château de Meinsberg, en Lorraine : le Château de Malbrouck.

Contrairement à ce que laissent supposer les paroles de la chanson, chantée par les Français pour railler un ennemi, Churchill ne fut que blessé à la bataille de Malplaquet (11 septembre 1709) à laquelle il est ici fait référence.

La chanson fut connue à partir de 1781, Beaumarchais l’ayant intégrée comme chanson du page dans sa pièce Le Mariage de Figaro. Cette pièce, après avoir été jouée à Versailles pour le futur empereur Paul Ier de Russie, avait été interdite sur ordre de Louis XVI. Pour alerter le public, l’auteur y introduisit cette chanson qui fut bientôt sur toutes les lèvres.

Geneviève Poitrine, la nourrice du premier dauphin, l’avait apprise dans son village. Un jour qu’elle la chantait, la reine Marie-Antoinette voulut l’apprendre et la joua au clavecin. Les courtisans l’imitèrent et la chanson devint populaire.

La vogue en fut immense, et de nombreux objets furent dès lors décorés d’illustrations reprenant ce thème. On trouve ainsi divers éventails imprimés comportant les épisodes de la chanson, ses couplets et quelques portées de la musique.

On trouve aussi des rubans, coiffures, gilets et surtout chapeaux « à la Marlborough ». Une tour du Hameau de la Reine fut aussi dénommée « tour de Marlborough ».

Dans une description du Carnaval de Paris 1783, on trouve cette musique interprétée par des instruments à vent accompagnant le cortège de la Promenade du Bœuf Gras4.

En 1813, Beethoven l’orchestra pour l’inclure dans La Victoire de Wellington. Elle y symbolise les forces françaises — Rule Britannia représentant l’Angleterre.

En 1878, Hetzel fit illustrer par Lorenz Frølich, à la mode enfantine, une version sarcastique pour le Magasin d’Éducation et de Récréation.

Une version alsacienne de ce chant existe ici.

Le Marchand Pétrouchka

Titre d’origine : Ехал на ярмарку ухарь-купец. d’Ivan S. Nikitine (1824—1861)

Chant russe traditionnel. Sa version russe originale est plutôt gaillarde.

Il peut être accompagné à la flûte où à la guitare, façon balalaïka. Des louches en bois seront bienvenues pour les percutions.

La version du marchand Pétrouchka est plus adaptée pour les enfants. Dans la tradition russe enfantine,

Pétrouchka est l’équivalent de Guignol en France.