Paroles de

Marche du 1er Zouave

Écouter sur :

1 – Sous le soleil brûlant de l’Algérie,
Notre Étendard flottait calme et vainqueur.
Au cri d’appel de la mer Patrie,
Du nord, il vole affronter la rigueur.
Va ! déployer au vent de la Crimée
Tes plis sacrés, ô mon noble drapeau,
Déjà noirci de poudre et de fumée
Au premier rang, tu seras le plus beau.

(Refrain) Hourra ! Hourra ! mon noble régiment !
Le canon résonne et le clairon sonne!
Hourra! Hourra! Zouaves en avant!
Hourra! Hourra! En avant! En avant!
Pan ! pan ! l’arbi ! Les chacals sont par ici.
Les chacals, ces vaillants guerriers,
Qui ne laissaient pas les colons nu-pieds.
Cinquante sous la paire de souliers.
Approchez, v’nez près des quartiers :
Vous y trouverez aussi des sous-pieds
Qui sont payés

2 – Ainsi qu’on voit des flancs noirs d’un nuage
Jaillir soudain la foudre et les autans
Tels des vaisseaux s’élançant sur la plage
De nos zouaves les flots impatients
Comme un torrent de laves bouillonnantes
Leurs bataillons fondent sur l’ennemi
Et font monter leurs vagues triomphantes
Jusqu’au sommet des remparts de granit

3 – Plus tard on vit revenir d’Italie
Nos chers drapeaux sous son aigle vainqueur
Comme autrefois de l’Autriche envahie
L’un d’eux, tout fier, portait la croix d’honneur
Tous trois étaient troués par la mitraille
Resplendissant à l’horizon vermeil
Chacun portait le nom d’une bataille
Dont l’or brillait sous l’éclat du soleil

4 – Par tous pays, sur l’ordre qu’on nous donne
Du fier drapeaux nous portons les couleurs
Et nous savons le prix d’une couronne
Quand devant nous on prodigue les fleurs
Le seul récit d’une bataille
Fait au retour et par tous admirer
Un bout d’étoffe où pend une médaille
Paient au chacal le sang qu’il a versé

5 – Sans crainte, amis, on peut fouler la terre
Qui, tôt ou tard doit recouvrir nos corps
Lorsqu’on sent là, seul bien du militaire,
Un corps royal, une âme sans remords
Heureux celui qui meurt dans les batailles
Sous son drapeau, prés de vieux amis
Il a du moins de nobles funérailles
Et Dieu béni qui meurt pour son pays

6 – Que le conscrit tout bas se désespère
S’il est un jour sans vivres et sans abri
Le vieux chacal sait dormir sur la terre
Le sol suffit à son corps endurci
Le vieux chacal pour chasser la famine
A des moyens qu’en Afrique il apprit
Les maraudeurs fournissent les cuisines
On vit toujours au frais de l’ennemi

7 – Jeunes soldats espoir de la Patrie
Que les vertus de ceux qui sont tombés
Pour conquérir la terre d’Algérie
Servent d’exemples à vos jeunes fiertés
Et quand viendra le grand jour pour la France
Puissiez-vous tous, en vous inspirant
Aller au feu le cœur plein d’espérance
Et conserver toujours le premier rang

8 – Jeunes beautés qu’à l’hiver le ciel donne,
Comme au printemps il a donné les fleurs.
De vos plaisirs, effeuillez la couronne.
Dansez gaiement grâce à vos défenseurs.
Mais si soudain survient dans une fête,
Un vieux chacal au front cicatrisé,
Qu’un doux sourire acquittant votre dette,
Lui paye, enfants, le sang qu’il a versé

À propos

Le 1er Régiment de Zouaves est un régiment d’infanterie français constitué sous le Second Empire qui se distingua lors de la guerre de Crimée et la campagne d’Italie (1859).

<ins>Décorations</ins>

Sa cravate est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 (5 palmes et une étoile vermeil)
et de la Croix de guerre 1939-1945 (2 palmes)
de la Médaille d’or de la Ville de Milan
et du Mérite Chérifien.

<ins>Devise</ins>

"Premiers soldats du monde"

<ins>Marche du 1er Zouaves</ins>

Comme pour tous leurs camarades des autres régiments de Zouaves, les zouzous du "1er" ont pour chant de tradition : "Pan Pan l’Arbi ! ". Notons que les zouaves d’après 1945 entonnent aussi "les Africains".

Boutique en ligne

Suivez-nous

Affichez votre histoire, vos terroirs ! T-shirts marins, sweats scouts, mugs bretons et tote-bags aux refrains mythiques : emportez l’esprit des chants français partout avec vous.

Le quatre mats barque

Paroles : Michel Tonnerre

Musique : Yannick Ar Bleiz

Naissance 30 juin 1949 Quimperlé

Décès 3 juillet 2012 Lorient

Genre musical : chants de marins

Michel Tonnerre a vécu à Groix. Son père était mareyeur groisillon. Il commence à écrire sérieusement à 18 ans au lycée Kersa à Paimpol. puis à jouer avec un ami guitariste devant des marins qui fréquentaient les bars de Lorient. Il crée avec des amis le groupe Djiboudjep, avec ses chansons et reprises qui deviendront peu de temps après des classiques de la chanson de marin, telles Quinze marins ou Satanicles.

Après être rentré dans l’entreprise de son père, il monte une affaire d’import-export avec un gros client espagnol et effectue là-bas un mois et demi de prison pour évasion de devises, relaxé en appel par le fisc français. De retour d’Espagne en 1987, l’entreprise familiale ayant fait faillite, Michel Tonnerre décide d’embarquer à bord du cargo d’un ami qui faisait du cabotage, puis de multiples voyages : Nouvelle-Calédonie, l’île des Pins, la Tasmanie, les Philippines, le Vanuatu, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les îles Salomon, l’Australie, La Réunion.

En revenant à Lorient, il débute une carrière solo, entouré de musiciens de renom, avec un premier album Fumier d’baleine. En 1996, il écrit, réalise et joue l’opéra pirate Libertalia. Le spectacle n’a été joué que deux fois à Ploemeur devant 700 personnes.

En 2008, il sort C’est la mer…, son 6e album studio, dans lequel il conte le périple de son grand-père embarquant moussaillon à La Rochelle, mais aussi les vies tumultueuses des flibustiers comme L’Olonois, ou Barbe Noire ainsi que la beauté et la furie de la mer. Son dernier album, sorti en 2012, s’intitule Ar mor.

Le chanteur meurt d’un cancer le 3 juillet 2012, à l’âge de 63 ans.

Lire la suite »

A mes hommes qui sont morts

Poème du capitaine de Borelli, officier de la Légion Étrangère : « A mes hommes qui sont morts, et particulièrement à la mémoire de Tiebald Streibler, qui m’a donné sa vie le 3 mars 1885 ».

Récitation (tronquée) par l’ESM Saint-Cyr en lien Youtube.

Lire la suite »

Au 31 du mois d’Août (paillarde)

Ce chant célèbre les victoires du corsaire français Robert Surcouf (1773 – 1827), notamment la prise du "Kent" par la "Confiance" dans le Golfe du Bengale, le 31 août 1800.

Cette chanson était très populaire sur les côtes françaises, peut-être à cause de son caractère anti-anglais. Dans la marine à voile, elle a été utilisée à bord pour virer au cabestan.

Certains ont pour coutume de se prendre par les épaules et de se balancer en rythme au moment du refrain.

<ins>Autres Versions</ins>

Le trente-et-un du mois d’août est une chansons possédant multitudes de versions.

La plus part de ces modifications sont compatibles.

Sont chantées parfois les modifications suivantes :

Refrain : Le refrain final peut être remplacé par le refrain basique

Refrain : "Buvons un coup, buvons en deux" <=> "Buvons un coup (lala), tirons en trois, c’est mieux !"

Couplet 1 : "C’était pour attaquer Bordeaux" => "C’était pour aller à Bordeaux"

Couplet 2 : "Pour prendre l’Anglais à son bord" <=> "Pour l’aller crocher à son bord"

Couplet 3 : "Faite branle-bas à l’équipage" <=> "Faite monter tout l’équipage"

Couplet 4 : "Braves cannoniers, mousses et petiots" <=> "Faites monter tout le monde en haut!"

Couplet 4 : "Pour faire monter les deux bordées" <=> "Carguez les voiles aux perroquets" ou "En haut larguez les perroquets"

Couplet 4 : "Tout est paré pour l’abordage" <=> "Larguez les ris et vent arrière"

Couplet 4 : "Hardis gabiers, fiers matelots // Braves cannoniers, mousses et petiots" <=> "Laissez porter jusqu’à son bord // On verra bien qui s’ra l’plus fort"

Couplet 3 : "Je vais hisser notre pavillon // Qui restera haut, nous le jurons" couplet 3 <=> "Hardis gabiers, fiers matelots // Braves cannoniers, mousses et petiots" couplet 4 (cette modification entraîne également des modifications du couplet 4 pour éviter les redondances)

Couplet 5 : "A coups de haches d’abordage // De piques, de sabres, de mousquetons" <=> "A coups de haches, à coup de sabres // De piques, d’épés et d’mousquetons"

Couplet 5 : Nous l’avons mis à la raison <=> "En 3-5-7, nous l’arrimions"

Couplet 6 : "Que dira-t-on de lui tantot" <=> "Que dira-t-on du grand rafiot"

Couplet 6 : "A Brest, au Havre et à Bordeaux" <=> "A Brest, à Londre et à Bordeaux" ou "En Angleterr’-z-et à Bordeaux"

Couplet 6 : Le nombre de canons diffère selon les version entre 3, 6 ou 10

Lire la suite »

Lou pichin ome

Ce chant peut être mis en parallèle avec "Mon père m’a donné un mari" bien qu’il se termine moins mal…

<ins>Traduction</ins>

1 – J’ai un homme [un mari] qui est petit,
Je peux bien dire, je peux bien dire,
J’ai un homme qui est petit,
Je peux bien dire qu’il est mignon.

2 – D’un pan et demi de [tissu] écarlate,
Je lui fais le manteau, la cape.
Il en reste encore un peu
Pour lui faire le capuchon.

3 – D’une tête de sardine,
Lui, il soupe puis il dîne.
Il en reste encore un petit morceau
Pour lui faire le casse-croûte.

4 – Quand il s’en va à la chasse,
Il va à cheval sur un escargot.
Quand il s’en va au festin,
Il va à cheval sur un lapin.

5 – Le lapin se met à courir,
Le petit s’affale.
Le lapin a trop couru,
Le petit homme s’est perdu.

6 – Allez dire à la voisine
Qu’elle enferme ses poules,
Car mon homme est sorti,
Qu’elles ne le picorent pas par là.

7 – Avec une aiguille émoussée
Lui, il se fait sabre et épée.
Et il en reste encore assez
Pour se faire un coutelet.

8 – Avec une coque de noisette
Lui, il se fait une cabane.
Et il en reste encore assez
Pour se faire l’âtre.

9 – Avec un pan de toile grise
Lui, il se fait douze chemises.
Et il en reste encore assez
Pour se faire un pantalon.

Lire la suite »

Nos derniers articles