Paroles de

Loin de chez nous

Paroles de

Loin de chez nous

Écouter sur :

1 – Loin de chez nous en Afrique
Combattait le bataillon
Pour refaire à la Patrie
Sa splendeur, sa gloire et son renom. (bis)

2 – La bataille faisait rage
Lorsque l’un de nous tomba
Et mon meilleur camarade
Gisait là blessé auprès de moi. (bis)

3 – Et ses lèvres murmurèrent
Si tu retournes au pays
A la maison de ma mère
Parle-lui dis lui des mots très doux. (bis)

4 – Dis-lui qu’un soir en Afrique
Je suis parti pour toujours
Dis-lui qu’elle me pardonne
Car nous nous retrouverons un jour. (bis)

À propos

Loin de chez nous est une marche militaire française.

Ce chant a été composé durant la guerre de 1870 par le gefreiter Kurt Moser du 29e Dresdener Schützen Regiment dans l’église de Villepinte (Aude) sur une musique d’un auteur inconnu sous le titre "Fern bei Sedan" (Sur les hauteurs de Sedan).

Il a été très populaire durant la 2e guerre mondiale où il a été chanté aussi bien par les Allemands que par les Français qui le connaissaient grâce aux scouts. Les paroles françaises sont de Georges Fleury.

Sur le même air, les Paras chantent aussi "Sur la route" créé dans les années 50 en Algérie.

Il a même été interprété en 1942 dans le camp de concentration de Neuengamme sous le titre "Neuengamme Lagerlied "sur des paroles d’Alf Dortmann.

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Chantons pour passer le temps

"Chantons pour passer le temps" est chanson traditionnelle bien connue, elle nous vient de Normandie et daterait du XVIIIème siècle.

Sur une mélodie simple et efficace, le rythme de marche rapide servait à donner la cadence à l’effort des hommes qui poussaient le treuil permettant de relever l’ancre.

Il s’agit donc d’un chant de travail, en l’occurrence un chant à virer, ou chant de cabestan.

Le thème de ce chant est assez classique : la jeune fiancée, qui pour rester au plus près de son bien aimé, prend des habits d’homme et s’engage sur le navire. Ils resteront ainsi 7 ans, c’est la durée d’un engagement, et se marient au débarquement.

 

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La Fanchette

Jean-Baptiste-Théodore-Marie Botrel, né le 14 septembre 1868 à Dinan, mort le 26 juillet 1925 à Pont-Aven, où il est inhumé, est un auteur-compositeur-interprète français. Il est l’auteur de La Paimpolaise.

Un breton gallo

Né à Dinan, d’un père breton originaire de Broons, et d’une mère alsacienne1, il vécut à Saint-Méen-le-Grand au Parson, chez sa grand-mère paternelle Fanchon jusqu’à l’âge de sept ans, puis rejoignit à Paris où ses parents étaient partis quelque temps auparavant pour tenter d’y faire fortune.

Originaire de Haute-Bretagne (la partie de la Bretagne où l’on parle le gallo, une langue romane), il n’apprit le breton (parlé en Basse-Bretagne) que sur le tard, et la quasi-totalité de son œuvre est en français.

Vie de famille

Théodore Botrel s’est marié deux fois :

le 19 avril 1891 à Paris avec Hélène Lutgen dite « Léna » (née à Beaufort au Luxembourg le 18 janvier 1861 et morte à Pont-Aven le 11 juillet 1916) ;

avec sa deuxième épouse, Maïlise, il a deux filles dont l’ainée, Léna, épouse l’écrivain Émile Danoën, et la cadette, Janick, est la mère du chanteur Renaud Detressan. Ce dernier a d’ailleurs repris certaines chansons de son grand-père dans l’enregistrement Airs de famille, paru en 2009.

Des débuts difficiles

Vers l’âge de 16 ans, il fait partie d’une troupe de théâtre amateur où il fait jouer sa première pièce Le Poignard. Il commence également à écrire quelques chansons et sort sa première imprimée Le Petit Biniou à dix-huit ans. Elle n’eut aucun succès, un autre Biniou étant déjà sorti quelques années auparavant. Parallèlement, il tente plusieurs métiers, dont apprenti serrurier et avoué.

Il s’engage alors pour cinq ans dans l’armée et à son retour travaille comme employé de bureau à la Compagnie des Chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM). Il joue en parallèle dans une petite troupe de théâtre, auprès, entre autres, de celui qui allait devenir le chanteur-fantaisiste Dranem et continue d’écrire quelques chansons, qui n’obtiennent que peu de succès.

L’affaire Dreyfus et la Ligue de la patrie française

À l’époque de l’Affaire Dreyfus, comme les peintres Edgar Degas et Auguste Renoir, les écrivains Pierre Louÿs et Frédéric Mistral, etc., Botrel appartint à la Ligue de la patrie française, ligue antidreyfusarde modérée.

<ins>Le succès</ins>

La Paimpolaise

Mais un soir, dans un célèbre café-concert de Montmartre, Le Chat Noir4, il remplace un chanteur absent et chante quelques-unes de ses œuvres dont La Paimpolaise créée en 1895 au Concert parisien dont la musique sera finalement signée par son ami pianiste Eugène Feautrier (1849-1898)5. Botrel s’est inspiré de l’ouvrage de Pierre Loti Pêcheur d’Islande pour le thème de sa chanson. Ce sera la gloire. Celle-ci reste au répertoire de Félix Mayol jusqu’à sa mort en 1941. On remarquera qu’il y chante « J’aime Paimpol et sa falaise », alors qu’à Paimpol même il n’y a pas de falaise6. En réalité, Botrel ne connaissait pas Paimpol lorsqu’il créa la chanson et n’y viendra qu’une seule fois en 1897 pour le « pardon des Islandais ».

Le mouchoir rouge de Cholet.

En créant sa chanson Le mouchoir rouge de Cholet7 et en la chantant dans cette ville en 1900, Botrel inspira un patron-tisseur, Léon Maret, à créer ce mouchoir qui est devenu le symbole de la cité. Lors de la fermeture en 2004 du dernier tissage de Cholet, la municipalité a racheté un métier à tisser pour fabriquer le mouchoir rouge dans l’enceinte du Musée du textile.

Le petit grégoire

Titre issu des chansons de la Fleur de lys qui rendent un hommage aux vendéens de la Vendée militaire et aux Chouans mainiots, normands et bretons.

Ma p’tite Mimi

On retiendra ses chansons patriotiques du temps de la Grande Guerre, dont la célèbre Ma p’tite Mimi, plus tard reprise par Pierre Desproges.

En mai 1915, Théodore Botrel écrivit le poème La Vierge du clocher d’Albert, en hommage aux Bretons du 11e corps d’armée tombés au combat devant cette ville picarde.

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