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Feuille n° 0679 Paroles, partition, histoire et enregistrements

Les oies sauvages

Ce chant a été composé en 1915 par Walter Flex (1887-1917), en allemand, sur un air plus ancien faisant partie du répertoire des lansquenets (XVe siècle). Il est ensuite passé dans le…

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Univers

Infanterie

4 couplets
Chants de France · Feuille n° 0679

Les oies sauvages

Paroles et partition des Oies sauvages

1

Les oies sauvages vers le Nord,
Leurs cris dans la nuit montent,
Gare au voyage car la mort,
Nous guette par le mondeBIS

2

Au bout de la nuit qui descend,
Voyage grise escadre,
L’orage gronde et l’on entend,
La rumeur des bataillesBIS

3

En avant vole grise armée,
et cingle aux mers lointaines,
Tu reviendras, mais nous qui sait,
Où le destin nous mèneBIS

4

Comme toi toujours nous allons,
Grise armée dans la guerre,
Murmure-nous si nous tombons,
La dernière prièreBIS

Version la plus répandue. Des variantes existent selon les régions et les époques.

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La partition

1 page · La majeur · mesure 4/4

Mélodie notée, paroles alignées sous la portée et grille d’accords pour l’accompagnement. Mise en page A4, lisible posée sur un pupitre comme sur une table de banquet.

Tonalité
La majeur
Mesure
4/4
Accords
La · Mi · Mi7 · Ré
Tessiture
Mi3 – Ré4

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D’où vient ce chant

Ce chant a été composé en 1915 par Walter Flex (1887-1917), en allemand, sur un air plus ancien faisant partie du répertoire des lansquenets (XVe siècle). Il est ensuite passé dans le répertoire militaire français via la Légion Étrangère, puis dans le répertoire scout, notamment routier.

La version française est assez proche du texte original allemand, et si des différences sont visibles ça et là, le sens est globalement le même. Comme souvent, il existe quelques variantes dans le texte, mais sans réelle importance.

En 1986, Jean-Pax Méfret chantera une chanson largement inspirée de ce chant. L’auteur, âgé de 28 ans (et qui allait mourir deux ans après), s’interroge en musique sur le sort et la raison d’être des soldats. Ce chant sera d’ailleurs cité par Ehrich Maria Remarque dans À l’ouest, rien de nouveau, célèbre roman pacifiste brûlé par les nazis.

L’intégration de ce chant dans le répertoire militaire a eu lieu après la guerre d’Algérie, avec un premier enregistrement réalisé en 1965 par la promotion Zirnheld de l’EMIA. Composé à l’origine pour les Wandervögel, des mouvements de jeunesse allemands d’avant la Première Guerre mondiale, ce chant est l’œuvre de Walter Flex, tombé sur le front oriental en 1917. La mélodie la plus célèbre est signée Robert Götz. En raison de l’image de l’oie qu’il véhicule, ce chant est particulièrement prisé des parachutistes.

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