Paroles de

Le Loup et l’Agneau

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Le Loup et l’Agneau

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La raison du plus fort est toujours la meilleure :
Nous l’allons montrer tout à l’heure.
Un Agneau se désaltérait
Dans le courant d’une onde pure.
Un Loup survient à jeun, qui cherchait aventure,
Et que la faim en ces lieux attirait.
Qui te rend si hardi de troubler mon breuvage ?
Dit cet animal plein de rage :
Tu seras châtié de ta témérité.
Sire, répond l’Agneau, que Votre Majesté
Ne se mette pas en colère ;
Mais plutôt qu’elle considère
Que je me vas désaltérant
Dans le courant,
Plus de vingt pas au-dessous d’Elle ;
Et que par conséquent, en aucune façon,
Je ne puis troubler sa boisson.
Tu la troubles, reprit cette bête cruelle,
Et je sais que de moi tu médis l’an passé.
Comment l’aurais-je fait si je n’étais pas né ?
Reprit l’Agneau ; je tette encor ma mère
Si ce n’est toi, c’est donc ton frère.
Je n’en ai point. C’est donc quelqu’un des tiens:
Car vous ne m’épargnez guère,
Vous, vos Bergers et vos Chiens.
On me l’a dit : il faut que je me venge. »
Là-dessus, au fond des forêts
Le loup l’emporte et puis le mange,
Sans autre forme de procès.

À propos

La fable du "Loup et de l’Agneau" met en évidence une réalité cruelle et à portée universelle : le plus fort exerce son violent pouvoir sur le plus faible sans même avoir à se justifier.

L’issue est connue d’emblée. L’argumentation sincère et logique de l’Agneau est directement balayée par la mauvaise foi du Loup. Le plus fort triomphe toujours des plus faibles comme l’annonce la morale "la raison du plus fort est toujours la meilleure".

Jean de La Fontaine dénonce ainsi la misérable condition du faible en toute heure et en tous lieux.

La Fontaine est aujourd’hui le plus connu des poètes français du XVIIe siècle, et il fut en son temps, sinon le plus admiré, du moins le plus lu, notamment grâce à ses Contes et à ses Fables.

Styliste éblouissant, il a porté la fable, un genre avant lui mineur, à un degré d’accomplissement qui reste indépassable.

Moraliste, et non pas moralisateur, il pose un regard lucide sur les rapports de pouvoir et la nature humaine, sans oublier de plaire pour instruire.

Sur l’eau sur la rivière

Mes Souliers Sont Rouges (parfois abrégé MSSR) est un groupe de musique, d’abord traditionnelle québécoise et française, s’étant ensuite orienté vers la variété française. Il est formé en 1991 et connait plusieurs coupures dans sa carrière.

Voilà 25 ans qu’ils subliment toute la musicalité, l’émotion et la vitalité des répertoires de leurs ancêtres québécois et cajuns, des cousins irlandais et aujourd’hui de leurs grands-parents normands. Premier groupe « trad » consacré au Printemps de Bourges en 1993, Mes Souliers Sont Rouges a donné plus d’un millier de concerts dans le monde (Angleterre, Allemagne, Luxembourg, Pays-Bas, Danemark, jusqu’aux U.S.A, Australie… mais aussi l’Olympia à Paris). Véritable phénomène populaire il détient le record d’entrées au Zénith de Caen en 2011 avec plus de 7000 fidèles rassemblés et celui des ventes en « indé » : avec plus 250 000 disques en 6 albums.

Un an après s’être relancé sur scène avec des nouvelles pointures et avec des nouveaux titres, le groupe folk le plus alternatif sort son 7e album au Printemps 2019 : « Ce qui nous lie » : un manifeste pour les musiques populaires de tradition orale dont il vient d’extraire des pépites nichées au cœur des campagnes normandes et un trésor enfoui au fin fond du Michigan ! Produit avec les participations récoltées en quelques semaines Mes Souliers Sont Rouges recueille une nouvelle fois les suffrages du public.

Source ici

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Le Marlborough

Paroles : Michel Tonnerre

Musique : Yannick Ar Bleiz

Naissance 30 juin 1949 Quimperlé

Décès 3 juillet 2012 Lorient

Genre musical : chants de marins

Michel Tonnerre a vécu à Groix. Son père était mareyeur groisillon. Il commence à écrire sérieusement à 18 ans au lycée Kersa à Paimpol. puis à jouer avec un ami guitariste devant des marins qui fréquentaient les bars de Lorient. Il crée avec des amis le groupe Djiboudjep, avec ses chansons et reprises qui deviendront peu de temps après des classiques de la chanson de marin, telles Quinze marins ou Satanicles.

Après être rentré dans l’entreprise de son père, il monte une affaire d’import-export avec un gros client espagnol et effectue là-bas un mois et demi de prison pour évasion de devises, relaxé en appel par le fisc français. De retour d’Espagne en 1987, l’entreprise familiale ayant fait faillite, Michel Tonnerre décide d’embarquer à bord du cargo d’un ami qui faisait du cabotage, puis de multiples voyages : Nouvelle-Calédonie, l’île des Pins, la Tasmanie, les Philippines, le Vanuatu, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les îles Salomon, l’Australie, La Réunion.

En revenant à Lorient, il débute une carrière solo, entouré de musiciens de renom, avec un premier album Fumier d’baleine. En 1996, il écrit, réalise et joue l’opéra pirate Libertalia. Le spectacle n’a été joué que deux fois à Ploemeur devant 700 personnes.

En 2008, il sort C’est la mer…, son 6e album studio, dans lequel il conte le périple de son grand-père embarquant moussaillon à La Rochelle, mais aussi les vies tumultueuses des flibustiers comme L’Olonois, ou Barbe Noire ainsi que la beauté et la furie de la mer. Son dernier album, sorti en 2012, s’intitule Ar mor.

Le chanteur meurt d’un cancer le 3 juillet 2012, à l’âge de 63 ans.

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Allez en prison

« Allez en prison » est une comptine traditionnelle française chantée en ronde, portée par le refrain onomatopéique Zon zon zon. Ce chant de jeu met en scène de petits garnements surpris à voler des pommes, dans un esprit malicieux et bon enfant typique du répertoire enfantin populaire. D’origine anonyme et de transmission orale, il figure parmi les rondes chantées les plus diffusées dans les écoles et les cours de récréation françaises.

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