Aller au contenu

Paroles de

La badoise

La Badoise est une chanson à danser du répertoire populaire français anonyme, associée à la vogue du quadrille qui s’étend des années 1820 aux années 1880. Sur un ton badin et champêtre,…

Appréciation Pas encore de vote
Difficulté Pas encore de vote
Proposer un chant

Pourquoi pleurer ma mie,
Allons dansons le quadrille,
Je veux vous dérider
Dites-moi donc
Pourquoi pleurer ?

Tu l’as volé dans mon jardin
Une fleurette de jasmin
Tu verras ci tu verras là,
Tu verras tout cela hola !

Histoire

Le terme badoise est l’adjectif français désignant ce qui est relatif au pays de Bade, région allemande frontalière de l’Alsace. De nombreuses pièces musicales françaises du XIXe siècle empruntèrent des noms d’inspiration rhénane ou germanique pour désigner des danses ou des airs de bal, témoignant des échanges culturels intenses le long de la frontière du Rhin. La mention explicite du quadrille dans les paroles — « Allons dansons le quadrille » — ancre cette chanson dans la grande vogue du bal populaire français.

Introduit en France sous le Premier Empire, le quadrille devint la danse de société par excellence, pratiquée aussi bien dans les bals bourgeois que dans les guinguettes des faubourgs parisiens et de province. C’est dans ce contexte de démocratisation du bal public, particulièrement vif sous la monarchie de Juillet et le Second Empire, que des chansonnettes comme La Badoise circulaient largement, souvent sous forme de feuilles volantes ou de petits recueils bon marché.

Chanson anonyme transmise oralement, La Badoise adopte le ton badin et pastoral typique des chansonnettes de la première moitié du XIXe siècle. Le motif de la « fleurette de jasmin » dérobée dans un jardin est un topos classique des chansons galantes françaises, évoquant à la fois le jeu de la séduction et l’innocence champêtre.

La structure de la chanson — couplets narratifs alternant avec un refrain répété (« Tu verras ci tu verras là, tu verras tout cela hola ! ») — est caractéristique des chansons à reprendre en chœur lors des bals et veillées. Ce type de forme participative favorisait la mémorisation et la diffusion orale, assurant à ces airs populaires anonymes une longévité que les auteurs titrés n’obtenaient pas toujours.

Ce clic contacte YouTube : l'adresse IP peut être transmise à Google et l'autorisation est mémorisée six mois. Gérer mes cookies

La newsletter du terroir !

Plongez au cœur de la tradition du chant français

Abonnez-vous et découvrez :