Cette chanson est un hommage aux "gueules noires", à replacer dans le contexte de la grève des mineurs en 1948.
Après la libération, les mineurs ont fourni d’importants efforts afin d’accroître le rendement des mines. Ces derniers considéraient que leurs efforts n’étaient pas récompensés, de surcroît dans un contexte socio-économique difficile et inflationniste.
Louis Aragon, rallié au Parti Communiste, écrivit cette chanson en soutien et hommage à ces travailleurs et plus particulièrement à ceux de la commune de La Ricamarie qui dressèrent des piquets de grève. Le ministre de l’intérieur de l’époque, Jules Moch, déploya un important dispositif répressif, décrié ici par Aragon dans ce poème en octosyllabe à rimes embrassées.