Paroles de

Mon Verre

Paroles de

Mon Verre

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1/

Il n’est ni beau ni grand mon verre,

Pourtant j’y tiens.

Il servit depuis mon grand-père,

A tous les miens.

C’est un souvenir de famille,

Bien caressé,

J’y vois quand le vin y pétille,

Tout mon passé !

R/

Le cristal le plus pur, Le plus brillant Bohème,

Ne valent pas mon verre où burent mes amours,

Seul à boire, aujourd’hui, je le remplis quand même,

En le vidant j’y vois refleurir mes beaux jours !

2/

Jusqu’à trois ans, on m’y fit boire

Du petit lait.

J’y buvais même, il faut me croire,

Ce qu’on voulait.

Puis quand poussèrent mes oreilles,

Avec mes dents,

 C’est du lait qui
nous vient des treilles

Qu’on mit dedans.

3/

A l’âge où l’amour plein d’ivresse

Descend des cieux,

J’y buvais avec ma maîtresse,

Du vin mousseux.

J’aimais à voir mon adorée

Avec ardeur,

Y tremper sa lèvre altérée

Par le bonheur.

4/

L’amour, le plaisir, la jeunesse,

Lorsque je bois,

Devant mes yeux brillent sans cesse,

Comme autrefois.

Puis trinquant avec l’espérance,

Et la gaîté,

Je chante l’avenir de la France,

La Liberté !

À propos

« Mon Verre » est une chanson à boire anonyme du répertoire populaire français, qui fait d’un modeste verre de famille transmis depuis le grand-père le symbole des étapes de la vie — enfance, premiers amours et maturité. Ce chant de table au ton nostalgique et patriotique s’inscrit dans la tradition des chansonniers du XIXe siècle.

Histoire

« Mon Verre » appartient au vaste corpus des chansons à boire qui fleurirent en France au XIXe siècle. L’auteur est anonyme, comme c’est fréquent pour les pièces nées dans les cercles chantants populaires — les goguettes — où les chansonniers amateurs transmettaient leurs œuvres oralement avant qu’elles ne soient fixées dans des recueils imprimés.

La structure en quatre couplets progressifs, chacun correspondant à un âge de la vie, est caractéristique de la chanson de table française de l’époque romantique. Du lait de l’enfance au vin mousseux des premiers amours, puis aux libations de la maturité, le verre devient le fil conducteur d’une autobiographie sentimentale en chanson.

Le verre familial est délibérément mis en contraste avec « le cristal de Bohème » — allusion aux verres taillés de Bohême, très prisés dans les intérieurs bourgeois des années 1820-1850. Ce détail date implicitement le chant et traduit un attachement aux objets hérités face aux produits issus de l’industrialisation naissante.

Le dernier couplet, qui unit la gaîté du buveur à « l’avenir de la France » et à « la Liberté », confère au chant une dimension civique discrète, typique des pièces bachiques composées sous la Monarchie de Juillet (1830–1848), lorsque le répertoire à boire se teintait volontiers de couleur libérale et patriotique.

Der Goldschmied und sein Sohn

Trouvable dans « Das Volkslied im Elsass », Joseph Lefftz, vol. 1, page 197

Mélodie : Liederkranz alsacien (Elsässischer Liederkranz) de 1902, le texte provient de Strasbourg avant 1870.

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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A la soupe !

A la soupe soupe soupeAu bouillon, ion, ionZeill’ zeill’ zeill’ zeill’ zeill’La soup’ à l’oseilleC’est pour les d’moisellesZon

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Ceux qui ont nommé les Bancs

"Ceux qui ont nommé les Bancs" (complainte)  est de terre-neuvas, très engagée, et très rare donc (comme la célèbre Adieu cher camarade du même répertoire) a été collectée dans les années 70 à Saint-Pierre-en-Port en Seine-Maritime par le groupe Jolie Brise.

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Ich und mein Hans

Trouvable dans « Chansons Populaires d’Alsace », J-Baptiste Weckerlin, p. 164

Collecté à Guebwiller.

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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