Paroles de

Arm und Ehrbahr

Paroles de

Arm und Ehrbahr

Écouter sur :

1 – Es war einmal ein Mädchen,
Das spinnt an seinem Rädchen,
Es spinnt so sehr vergnügt.

2 – Da kam ein Herr geritten
Und tut das Mädchen bitten,
Ob sie möcht fleissig sein.

3 – « Wohl um dem Herrn zu dienen
Und so mein Brot zu verdienen,
Da muss man fleissig sein. » –

4 – « Ach Mädchen, liebes Mädchen,
Wo hast du deine Eltern,
Dass du bis ganz allein ? » –

5 – « Eltern hab ich keine,
Drum bin ich ganz alleine,
Früh nahm sie mir der Tod. » –

6 – « Ach, Mädchen, liebes Mädchen,
Lass du dein Spinnerrädchen,
Fahr mit mir auf mein Schloss !

7 – Dort bekommst du schöne Kleider
Von lauter Sammet und Seide,
Wenn du mir bist getreu. » –

8 – « Viel lieber will ich spinnen,
Will so mein Brot verdienen,
Als reich und schlecht zu sein. »

À propos

Trouvable dans « Das Volkslied im Elsass », Joseph Lefftz, vol. 1, page 170

Collecté à Hunspach en 1906.

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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Chant de conscrits.

Trouvable dans « Chansons Populaires d’Alsace », J-Baptiste Weckerlin, p. 102

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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La petite piste

Ce chant a été créé en Allemagne sous le titre Wie oft sind wir geschritten (connu également comme Heia Safari) par A. Aschenborn, sur une musique de Robert Götz. Il célèbre l’épopée coloniale du général Paul Emil Lettow-Vorbeck.

Cet officier venait de prendre le commandement des forces allemandes d’Afrique de l’Est (200 officiers et quelques compagnies d’askaris) lorsque la première guerre mondiale éclate. Elle lui donnera l’occasion d’écrire une des plus belles pages de l’histoire militaire. Son premier fait d’arme sera la défense de la ville de Tanga : attaque par les 8000 indiens du général Arthur Aitken, il les tient en échec avec son petit millier de soldats avant de les repousser à la mer. Son but est désormais simple : résister le plus efficacement possible pour détourner le plus d’hommes possible du front prioritaire, le front européen, où se décidera la victoire finale.

À la bataille de Jassin, le 18 janvier 1915, il écrase de nouveau les Britanniques. Il mène alors une guérilla sans répit, s’introduit au cœur des provinces britanniques (Kenya et Rhodésie). Il lève une armée de 12000 Africains encadrés par quelques européens. Ces troupes sont les fameux Askaris de la chanson ; ces soldats lui seront loyaux jusqu’au bout, lui, l’officier européen qui s’adresse à eux dans leur propre langue.

À partir de mars 1916, Britanniques et Sud-Africains décident d’en finir et l’attaquent avec plus de 45000 hommes. En excellent stratège, il évite le combat quand il le sait perdu et attaque quand il l’a décidé. Malgre son infériorité numérique croissante, il remporte à nouveau une grande victoire à Mahiwa en octobre 1917. Après 5 jours de combat, il perd 96 hommes. Les Britanniques en comptent 3000 dans leurs rangs.

Les combats se poursuivent au Mozambique puis au Tanganyika puis à nouveau en Rhodesie. Il remporte son ultime victoire en prenant la ville de Kasama, le 13 novembre 1918. La guerre est désormais finie. Lettow-Vorbeck se rend à la tête d’une armée invaincue. Nationaliste, on le retrouve après-guerre à la tete d’un corps franc pour écraser une sédition communiste (avec le soutien de la Brigade de Hermann-Ehrardt) ; il participe au coup d’État de Kapp puis devient député nationaliste.

Il intégrera le ministère des Affaires Etrangères sous le IIIe Reich, bien que n’ayant jamais été national-socialiste. Il est réintégré en 1938 dans la Wehrmacht comme général. Sans retraite après 1945, il devient jardinier et publie des livres. Son ancien ennemi anglais, le maréchal Jan Smith, organise une souscription à son profit. Lors de ses obsèques, quelques askaris survivants vinrent lui rendre un dernier hommage, en souvenir de cet officier colonial apprécié de tous, tant par ses officiers que par ses soldats ou ses ennemis.

Il s’agit du chant préféré du maréchal Erwin Rommel, dont l’épopée africaine, à la tête de l’afrika Korps, est également entrée dans la légende. Il n’est apparu que tardivement en France, après 1962.

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Réveillez-vous Picards

Réveillez-vous Picards est actuellement l’hymne régional picard.

Il serait issu de l’air chanté par les bandes de Picardie (à l’origine entre autres du régiment de Picardie) avant 1479 et leur rattachement à la couronne de France.

Le texte semble évoquer la période qui suivit la mort du duc de Bourgogne Charles le Téméraire en 1477.

Marie de Bourgogne, sa fille, en hérita et épousa Maximilien d’Autriche. Le roi de France Louis XI s’empara de la Bourgogne proprement dite et de la Picardie, qui avaient fait partie du royaume de France, mais ne put s’emparer durablement du comté de Bourgogne (Franche-Comté) et d’autres possessions bourguignonnes qui relevaient du Saint-Empire romain germanique.

On peut comprendre que les soldats bourguignons et picards, qui avaient servi Charles le Téméraire pendant des années contre ceux du roi de France, aient alors supplié leur nouveau maître autrichien de les mener au combat pour reprendre le duché.

En 1503, Réveillez-vous Picards est le tout premier chant de soldat publié avec sa partition imprimée, mais sans fournir les paroles dans l’exemplaire disponible à la BnF. Il disparaît ensuite du répertoire militaire pour réapparaître dans la publication érudite de Gaston Paris avec quatre couplets.

Il est cité par Vingtrinier en 1902 sans figurer dans la collecte de Chomel (manuscrit à la bibliothèque du musée de l’Armée) ni dans l’ouvrage de Sarrepont (Chants et chansons militaires de France, major Sarrepont, lib. Illustrée, s.d.).

Le chant n’est donc probablement plus au répertoire avant la guerre de 14 ni après. Il ne réapparait qu’en 1942 dans Chansons de l’armée française.

Son premier enregistrement militaire ne remonte pas plus haut que 1988. C’est donc dans les années 1980 que le chant réintègre le répertoire militaire. Époque où apparaissent aussi les quatre derniers couplets inconnus antérieurement. Il est donc probable qu’ils soient une construction récente.

Ce chant n’est pas le seul à poser des problèmes de datation dans le répertoire militaire (cf. Eugénie ou les Dragons de Noailles). Il témoigne de la difficulté à tracer l’état d’un répertoire de tradition orale à une période donnée et à suivre l’emploi d’un titre dans l’évolution d’un répertoire.

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