Paroles de

A l’âge de quinze ans

Paroles de

A l’âge de quinze ans

Écouter sur :

A l’âge de quinze ans mon père me marie
M’a promis pour gage un diamant doré
J’en suis fille d’Italie j’aime les bergers

En gardant son troupeau la belle s’est endormie
Un chasseur du roi vint à passer par là
Lui dit mademoiselle si vous ave z froid.

Car si vous avez froid je vous offre couverture
J’ai mon manteau gris et ma capote aussi
Mon petit cœur en gage s’il vous fait plaisir.

De votre petit cœur je vous en remercie
J’ai donné le mien à un mignon berger
Au son de la musette le fera danser.

De ton mignon berger n’en fait pas tant la fière
Il s’est engagé au service du roi
Je suis son capitaine depuis hier soir

Que vous soyez sergent, sergent ou capitaine
Mon mignons berger en sera plus gradé
Au son de la musette le fera danser

Mon père a au pays de grandes connaissances
Il connaît Mac Mahon qui est un gentil garçon
Qui donnera congé à mon mignon berger. (bis)

À propos

« A l’âge de quinze ans » est une chanson traditionnelle française anonyme dans la veine des pastorales dialoguées du XIXe siècle. Elle raconte la fidélité d’une jeune bergère à son berger engagé au service du roi, face aux avances d’un capitaine du roi. La mention du maréchal Mac Mahon dans les paroles situe ce chant dans les années 1860, sous le Second Empire.

Histoire

« A l’âge de quinze ans » est une chanson de tradition orale anonyme dont les paroles permettent de la dater approximativement des années 1860. La référence finale au maréchal Patrice de Mac Mahon — élevé à la dignité de maréchal de France après la bataille de Magenta en juin 1859 — constitue un repère chronologique précieux : le texte l’évoque comme un personnage influent capable d’accorder une permission militaire, situation qui correspond à la période de son commandement sous le Second Empire.

Le chant appartient à la famille des pastorales dialoguées, genre très répandu dans la chanson populaire française du XIXe siècle. La bergère y incarne la fidélité amoureuse face à la tentation représentée par le chasseur du roi, figure du pouvoir et de la noblesse. La formule récurrente « au son de la musette le fera danser » souligne l’ancrage rural et festif de ce type de répertoire.

La désignation de l’héroïne comme « fille d’Italie » mérite attention : elle peut renvoyer à un trait romanesque — l’Italie étant associée dans l’imaginaire français du XIXe siècle à la passion et à la beauté — mais aussi, plus concrètement, aux campagnes d’Italie de 1859 conduites sous Napoléon III, dans lesquelles Mac Mahon s’illustra précisément à Magenta. Ce double registre, sentimental et militaire, est caractéristique des chansons populaires de la période.

Transmise par voie orale, cette chanson illustre comment des figures historiques réelles — ici Mac Mahon — pouvaient être intégrées naturellement dans le répertoire populaire, servant de garant symbolique à la résolution d’un conflit amoureux. Elle témoigne du brassage entre chronique militaire et tradition pastorale dans la chanson française du Second Empire.

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La ballade nord-irlandaise

La Ballade nord-irlandaise fait partie des chansons les plus symboliques de Renaud, auteur-compositeur-interprète engagé de la chanson française.

Écrite en 1991 et parue sur l’album Marchand de Cailloux, cette chanson mêle poésie, engagement et espoir.

Inspiré par la beauté de l’Irlande, Renaud y exprime un message de paix et de fraternité, sur fond de guerre civile entre l’Irlande du Nord et l’Irlande du Sud.

Origine et signification de “La Ballade nord-irlandaise”

Renaud découvre l’Irlande en 1985. Séduit par les paysages du Connemara et la chaleur du peuple irlandais, il s’inspire d’une chanson traditionnelle, The Water Is Wide, pour composer sa propre version.

Avec La Ballade nord-irlandaise, Renaud reprend le symbole de l’oranger, arbre de liberté et de paix, qu’il veut “planter là où la chanson n’en verra jamais”.

La chanson est un appel à la réconciliation : elle invite à boire, chanter et aimer ensemble, au-delà des religions et des frontières.

Cette chanson incarne la philosophie humaniste de Renaud : “pas de dieux, pas de guerre, mais des hommes et de la musique.”

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Addio valle Roja

Auteur inconnu, parfois attribuée à Giovanni Monaco
Chant partisan en hommage à la vallée de la Roya (06) publié pour la première fois en 1944 dans le livret clandestin "Canta il Partigiano, canzone della 1era divizione alpina". La chanson s’inspire étroitement de "Addio Lugano bella" que l’anarchiste Pietro Gori écrivit alors qu’il était en prison à Lugano, à la suite de son arrestation en juillet 1894. C’est une des chansons politiques italiennes les plus célèbres.

Traduction française :

1 – Montagnes de la vallée de la Roya, vallées et vallons
Où nous sommes passés dans nos beaux jours
Les partisans s’en vont, suivant leur destin. (bis)

2 – Adieu beau Casterino ou douce terre amie
Nous descendons vers la plaine en quittant Pejrafica
De cette chère terre, nous n’oublierons jamais. (bis)

3 – Belles prairies du Sabbione sublime Scandejera
Vous fûtes notre maison sur la montagne noire
Nous vous saluons aussi, avec espoir dans le cœur. (bis)

4 – Adieu les beaux lacs bleus aux beaux reflets dorés
Un chant de salutation nous vous donnons tous en chœur
Peut-être nous reverrons-nous, dans les temps à venir. (bis)

5 – Vallons de la Vallée de la Roya où nous sommes passés
Qui ont fait écho au le grondement sombre dans le vent
Entre les chants de victoire, un jour nous reviendrons. (bis)

6 – Au revoir belles filles de Mesce et Casterino
Vous nous avez enjolivé les étapes du voyage
Vos bons souvenirs, dans le cœur nous les porterons. (bis)

7 – Vous tous chers amis, amis qui restez
Souvenez-vous toujours du partisan alpin
Un jour bien plus beau, peut-être nous nous reverrons. (bis)

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La leggenda del Piave (La légende du Piave)

Écrite en 1918 par E.A. Mario, cette chanson célèbre la résistance héroïque des soldats italiens contre les forces austro-hongroises lors de la Première Guerre mondiale, notamment pendant la bataille du Piave. Le fleuve Piave est devenu un symbole national après que les troupes italiennes ont réussi à repousser l’ennemi en 1918. L’œuvre évoque à la fois la tristesse et la dévastation de la guerre, mais aussi la fierté patriotique et l’esprit de défense de la nation italienne. Cette chanson symbolise la résistance et la victoire italiennes sur les troupes autrichiennes, notamment après la défaite à Caporetto en 1917, suivie de la victoire de l’Italie en 1918. Elle est profondément ancrée dans l’histoire nationale italienne.

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LE CAP VERT – CÂNTICO DA LIBERDADE

Cântico da Liberdade est l’hymne national de la République du Cap-Vert, adopté le 5 juillet 1975 lors de l’indépendance de l’archipel atlantique vis-à-vis du Portugal. Composé par Adalberto Higino Tavares Silva sur des paroles d’Amílcar Spencer Lopes, ce chant en portugais célèbre la liberté et l’identité d’un peuple forgé par l’histoire créole et l’Atlantique.

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