1 – Quand l’océan fourbu s’en vient lécher la grève,
Se dérobe et recule et déchire sans trêve ;
Les algues ruisselantes pâturage des criques,
Arrachées aux jardins de la mer Atlantique
2 – Il est des hommes de ma terre
Aux berges du pays Breton
Qui sont moissonneurs de la mer,
Et récoltent le goémon.
3 – Et lorsque la tempête a remué les eaux
Les hommes vont chercher cette brousse des mers
Et l’on entend souvent le pas de leurs chevaux
Rythmant sur les galets de vieux refrains de guerre.
Les guerres de mon pays sont des luttes sans trêve
Qui opposent nature à l’homme et à ses rêves.
Les seuls gémissements que l’on puisse entendre
Sont les plaintes du vent qui caresse la lande.
4 – Marie, Marie je t’aime
Et il fait beau à nouveau
Et à l’abri de la chaumière
Nous écoutons régner la mer.
5 – Desséchée au soleil de la dune ou des champs
Un jour l’algue noircie est livrée à la flamme
Et les goémoniers près des feux crépitant
D’un vieux rite païen semblent ranimer l’âme.
Avant que la tempête ait rougi de ses feux
Les rochers d’Ouessant et la mer Groisillonne,
Les hommes d’océan ont implorés leurs dieux
Afin qu’une fois de plus la récolte soit bonne !
6 – Il est des hommes de ma terre
Aux berges du pays Breton
Qui sont moissonneurs de la mer,
Et récoltent le goémon.
7 – Et lorsque le soir sur la lande
Tu ramènes les bêtes au clos
Là-bas, sur les sels de Guérande
Monte le dernier chant d’oiseau.
8 – Marie, Marie je t’aime
Et il fait beau à nouveau
Et à l’abris de la chaumière
Nous écoutons régner la mer.










