Paroles de

Les chasseurs à pied

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Les chasseurs à pied

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1 – Le soleil du matin a chassé les étoiles
Les flocons lumineux tombent en voltigeant
Sur la terre la neige a jeté ses longs voiles
Et les branches du bois se couronnent d’argent
Les petits vitriers, c’est ainsi qu’on les nomme
Ont mis leur baïonnette au bout de leur fusil
Ils passent lentement sous les pommiers sans pomme
Ils vont et leurs pieds noirs font chanter le grésil
Les prussiens sont encor installés dans la ferme
Il s’agit de les prendre et de les débusquer
Le bataillon muet s’avance d’un pas ferme
Mais les canons sont là, prêts à se démasquer,
Mais les canons sont là, prêts à se démasquer

2 – Tout à coup, dans le fond du ravin où l’on saute
Un cri de mort se fait entendre : c’est de l’eau
La glace était récente, et la neige était haute
Et ce linceul avait recouvert ce tombeau
Ils sont ensevelis jusqu’à la ceinture
Le courant les renverse et la glace les tient
Vaincus par les prussiens, vaincus par la nature
O mon pays, quel Dieu terrible que le tien
Les allemands joyeux sortent de leur tanière
Nous voilà désarmés, les voilà résolus
Hourra ! L’heure est propice aux haines meurtrières
Et leurs canons se dressent au revers du talus,
Et leurs canons se dressent au revers du talus.

3 – Pourtant leur officier apparaît sur la crête
Vous n’avez qu’à vous rendre, on va vous secourir
Cet atroce marché soulève une tempête
 » Tu peux te retirer, nous n’avons qu’à mourir ! « 
Mais le vieux commandant, d’un ton triste et sévère
 » Et moi, je ne veux pas que vous mouriez ainsi
Rendez vous mes enfants, vous ne pouvez rien faire « 
Et tous ces moribonds se rendent à merci
Les prussiens cependant les hissent sur la rive
Déjà les dragons bleus les forment en convoi
Quand à la fin le tour du commandant arrive
 » J’ai sauvé mes soldats, dit-il, et non pas moi !
J’ai sauvé mes soldats, dit-il, et non pas moi ! « 

Récit final
Et repoussant alors la corde qu’on lui lance
Il se laisse engloutir par le gouffre glacé
Les pauvres prisonniers saluent le trépassé
En voyant cette fin, ils ont une espérance
La France n’est pas morte encor… Vive la France !

À propos

Auteur : Paul Déroulède
Date : 1875

Poème mis en musique (voir partition). Chant sur la guerre perdue de 1870 contre les Prussiens.

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Dans les prisons de Nantes

« Dans les prisons de Nantes » est une ballade de tradition orale française, sans auteur identifié, du genre des chansons de captif. Elle narre l’évasion d’un prisonnier nantais aidé par la fille du geôlier, qui plonge dans la Loire pour retrouver sa liberté. Son refrain nonsensique et ses couplets répétés en font un témoin caractéristique du répertoire populaire du pays nantais.

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Els Segadors

Els Segadors (« les moissonneurs » en catalan) est l’hymne national officiel de la Catalogne depuis 1993. Il est inspiré par un ancien chant populaire. Les paroles actuelles ont été écrites en 1899 par Emili Guanyavents et la mélodie a été adapté par Francesc Alió en 1892.
Les paroles font référence à la guerre des faucheurs, soulèvement populaire de la population catalane entre 1640 et 1652 contre l’augmentation des taxes prélevées par Philippe IV d’Espagne pour financer la guerre de Trente Ans. Cet événement est connu sous le nom de guerre des faucheurs. La mélodie populaire remonte au XVIIe siècle, exception faite du refrain qui est postérieur et n’appartient pas à la légende.
Cet hymne servit de chant de ralliement des Catalans républicains pendant la guerre d’Espagne. Il fut interdit par la dictature franquiste. Actuellement, il retentit chaque année lors des événements de la Diada (fête nationale) le 11 septembre.
L’hymne est également chanté avant chaque match des Dragons catalans, quel que soit le lieu du match que dispute ce club de rugby à XIII de Perpignan.
Source : Wikipédia

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Entré lo Rioulès è Mormando

Entre La Réole et Marmande – Le fils du Roy et la Palombe. Chant Traditionnel Périgourdin. Issu du répertoire des travaux rustiques, cette version, chantée vers Manaurie et Saint Cyprien, donnait du cœur à l’ouvrage des paysans pendant leurs travaux aux champs. Une autre version nous est connue sous le nom de Lo Poloumo Blonço.

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