30 – Entends l’appel des âmes en détresse, toi qui sauvas des marins en danger ;
Le flot surgit, l’écueil au loin se dresse, si tu le veux, tu peux nous protéger.
31 – Personne ici n’éloigne ta puissance nos chers aïeux ont redit tes bienfaits.
À notre tour, avec reconnaissance, nous te voulons louer à tout jamais.
32 – Nous promettons de suivre enfin tes traces et d’imiter, sans faillir, tes vertus ;
Du ciel, par toi, nous obtiendrons les grâces qui nous vaudront la palme des élus.
33 – C’est à Bari, vieille ville océane, qu’accourt la foule au tombeau du grand Saint ;
Le vénérer et recevoir sa manne, est un devoir méditerranéen.
34 – À San Salvo, paroisse d’Italie, ils cherchaient un autre saint Nicolas.
Miracle encor’, après tant d’énergie, c’est à son port qu’il a guidé leurs pas.
35 – À San Salvo, commune d’Abruzzo, domina chiesa di San Nicola,
Padre Mama trova in Lorena, San Nicola per un gemellagio.
36 – E perche tale gemellagio colla gente e la parrochia ?
Elscoprire, oggi in Europa, I valori del suo messagio.
20 – Environné de splendeur et de gloire, près du Seigneur tu règnes dans les cieux,
Et tes enfants, pour fêter ta mémoire, forment en chœur des chants mélodieux.
21 – Ton cœur jamais, du lys de l’innocence, n’a vu pâlir l’éclat ni la blancheur.
Aimable Saint, protecteur de l’enfance, en nous toujours, fais briller cette fleur.
22 – Dans ses douleurs, le malheureux t’implore, ton nom sacré remplit tout l’univers
On le bénit du couchant à l’aurore, il est pour nous le plus doux des concerts.
23 – De la tempête et des fureurs de l’onde, si tu sauvas de pauvres naufragés,
Jetés hélas ! sur l’océan du monde, arrache-nous à ses flots courroucés.
24 – Guide nos pas vers la sainte patrie, du pur amour, allume en nous les feux,
Afin qu’après l’exil de cette vie, par ton secours, nous volions dans les cieux.
25 – Ah ! protégez notre chère patrie et que ses fils égalent leurs aïeux,
Chrétiens de cœur, regardant cette vie, comme un combat dont la palme est aux cieux.
26 – Saint Nicolas, protège notre marche ; puisqu’à la mort tout finit ici-bas,
Aide nos fils, sublime patriarche, à soutenir le dernier des combats.
27 – Saint Nicolas, daigne agréer l’hommage que nous t’offrons avec joie et fierté,
Car nous venons au pied de ton image chanter en chœur ta gloire et ta bonté.
28 – Puisqu’ici-bas nous sommes à la peine, de nos labeurs, dans la paix, souviens-toi !
Puissions-nous, tous, vrais fils de la Lorraine rester aussi les fils du Christ, vrai roi.
29 – Pour que jamais la peur de la famine ne fasse un jour déserter nos sillons,
Préserve-nous du vice et de la ruine en répandant la manne des moissons.
10 – De force immense, investi par Dieu lui-même, il dissipait les ombres de la mort,
Ou sur les mers, dans le péril suprême, par un seul mot, poussait la nef au port.
11 – Sûrs qu’un tel père est demeuré pour l’homme propice et tendre, et sensible au malheur,
Nos bons aïeux ont érigé dans Rome un monument à son nom comme au leur.
12 – Chez nous, ici : car des bords de la Meuse quand sortit Jeanne, effroi du léopard,
Dans nos parvis la guerrière fameuse vint à genoux s’inspirer au départ.
13 – Plus tard, l’Europe, où la foi s’est tarie, cherche l’eau vive aux sources du Carmel,
Et c’est ici, pour l’humble Acarie, descend Thérèse, en oracle du ciel.
14 – Oh ! Puisses-tu, protecteur secourable, faisant l’aumône à notre aride orgueil,
Joindre nos cœurs de ce baume admirable qui, dans Bari, mouille encor’ ton cercueil !
15 – Vers ton autel, grand Saint, ô notre père, vois tes enfants se presser en ce jour,
Daigne écouter leur ardente prière ; reçois ces chants que t’offre leur amour.
16 – C’est à ton nom que notre Basilique dut son éclat, sa splendeur autrefois ;
Et nos aïeux, sous cette voûte antique, ont contemplé des héros et des rois.
17 – Soyez toujours révéré d’âge en âge, restes sacrés ! ossements précieux !
Oui, c’est à vous, noble et saint héritage, que nous devons ce passé glorieux.
18 – Veille toujours sur la barque de Pierre, et pour son chef, daigne entendre nos vœux :
Demande à Dieu, qu’avant l’heure dernière, il puisse enfin revoir des jours heureux.
19 – Pour célébrer le patron du jeune âge, heureux enfants, unissons nos transports.
En ce beau jour, offrons-lui notre hommage, que jusqu’au ciel s’élèvent nos accords !
(Refrain) Saint Nicolas, ton crédit d’âge en âge, a fait pleuvoir tes bienfaits souverains.
Viens, couvre encor’ de ton doux patronage tes vieux amis les enfants des Lorrains.
1 – De tes bienfaits, célébrant la mémoire, nous voulons tous à jamais te bénir.
Ce sanctuaire est empreint de ta gloire, il en redit l’immortel souvenir,
2 – Ô Saint Patron, en tous lieux on t’honore, tu sais du ciel apaiser le courroux.
Sur l’océan, le matelot t’implore, et le captif te supplie à genoux.
3 – Viens nous bénir de ta main paternelle, garde en nos cœurs le dépôt de la foi.
Pour mériter la couronne éternelle, ô Saint Patron, nous espérons en toi.
4 – De ta famille, exauce la prière, et sois toujours protecteur de ces lieux.
Et tu verras toujours, sous ta bannière, marcher ici des enfants généreux.
5 – Illustre Saint qui veille sur l’enfance, modèle aimable et gardien des foyers,
Viens prendre en main, de grâce, leur défense, et rends courage à tous les ouvriers.
6 – De toi l’Église espère la lumière, car tu devins son vaillant défenseur.
Aux pieds de Dieu, dépose la prière que nous faisons à notre intercesseur.
7 – Les vieux Lorrains, très fiers de la relique, t’ont demandé de veiller sur leur sort.
Ils ont jadis construit ta Basilique, et nous aimons « Saint-Nicolas-de-Port ».
8 – D’un saint prélat que vit naître l’Asie, chantons la gloire, implorons la bonté.
Pour bouclier, celui qui l’a choisi, sur le Seigneur n’a pas en vain compté.
9 – Docile à Dieu dès sa première enfance, qu’il faisait honte à nos coupables cœurs !
Des lois du Christ, il acceptait d’avance, il devinait les pieuses rigueurs.











