Une chanson extrêmement touchante écrite et composée par Daniel Estève.
Des histoires d’écumeurs des mers plein le havresac, des filles comme celle de Recouvrance, il y en a dans tous les ports.
Le groupe des Marins d’Iroise est né en 1992, très exactement, lors d’une première fête brestoise des « Vieux Gréements », devenue fameuse et incontournable au fil des différentes éditions. Pour continuer le voyage, ces gars de Brest, anciens de l’arsenal pour beaucoup, au pied marin pour tous, font revivre une tradition qui n’a rien de passéiste. Ils chantent pour que les gens sachent qu’un bateau, ça vient ou revient d’ailleurs, que ça repartira bientôt à l’autre bout du monde, vers des rivages plus sucrés, des soleils plus purs ou des eaux si froides que la neige s’y pose.
Parfois, des bateaux n’ont pas la régularité ni la puissance de la mer. Ils ne reviennent jamais. C’est de cette incertitude que naît la force des chants de marins, et rares sont les lieux où tragédie et dérision se mêlent avec autant de vigueur, et d’espièglerie.
D’après un article de Frank Darcel.