1 – Peuples Français, peuple de frères,
Peux-tu voir sans frémir d’horreur,
Le crime arborer les bannières
Du carnage et de la terreur ?
Tu souffres qu’une horde atroce
Et d’assassins et de brigands,
Souille par son souffle féroce
Le territoire des vivants.
2 – Quelle est cette lenteur barbare ?
Hâte-toi, peuple souverain,
De rendre aux monstres du Ténare
Tous ces buveurs de sang humain !
Guerre à tous les agents du crime !
Poursuivons-les jusqu’au trépas ;
Partage l’horreur qui m’anime !
Ils ne nous échapperont pas.
3 – Ah ! qu’ils périssent ces infâmes,
Et ces égorgeurs dévorants,
Qui portent au fond de leurs âmes
Le crime et l’amour des tyrans !
Mânes plaintifs de l’innocence,
Apaisez-vous dans vos tombeaux ;
Le jour tardif de la vengeance
Fait enfin pâlir vos bourreaux.
4 – Voyez déjà comme ils frémissent ;
Ils n’osent fuir, les scélérats !
Les traces de sang qu’ils vomissent
Décèleraient bientôt leurs pas.
Oui, nous jurons sur votre tombe,
Par notre pays malheureux,
De ne faire qu’une hécatombe
De ces cannibales affreux.
5 – Représentants d’un peuple juste,
Ô vous ! législateurs humains !
De qui la contenance auguste
Fait trembler nos vils assassins,
Suivez le cours de votre gloire ;
Vos noms, chers à l’humanité,
Volent au temple de mémoire,
Au sein de l’immortalité.
Couplets lyonnais ajoutés à la version originale
1 – Peuple lyonnais, peuple de frères,
Peux-tu voir sans frémir d’horreur
Le crime arborer les bannières,
Du carnage et de la terreur ?
Tu souffres qu’une horde atroce
Et d’assassins et de brigands
Souille par son souffle féroce
Le territoire des vivants.
2 – Cité jadis si florissante,
Antique et superbe Lyon,
En vain une horde sanglante
A juré ta destruction.
La justice enfin te seconde
Redeviens sous ses étendards,
La première ville du monde
Pour le commerce et pour les arts.
3 – N’oublions pas qu’en cette enceinte
Jadis régna la cruauté,
Qu’elle a voulu porter atteinte
A notre chère liberté.
Poursuivons, poursuivons sans cesse
Les scélérats et les brigands,
Les lois ont fait cette promesse
D’anéantir tous les tyrans.
4 – Malheureux peuple, à tes alarmes
Vont succéder d’autres destins ;
La bravoure te rend les armes,
La justice te rend tes biens :
Par l’un tu soutiens l’indigence,
L’autre fut toujours dans tes mains
L’appui sacré de l’innocence
Et la terreur des assassins.











