Paroles de

Hymne à la Joie

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Hymne à la Joie

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Paroles « Hymne à la joie »

1 – Joie discrète, humble et fidèle
Qui murmure dans les eaux
Dans le froissement des ailes
Et les hymnes des oiseaux.
Joie qui vibre dans les feuilles
Dans les prés et les moissons
Nos âmes blanches t’accueillent
Par de naïves chansons.

2 – Tous les hommes de la terre
Veulent se donner la main
Vivre et s’entraider en frères
Pour un plus beau lendemain,
Plus de haine, plus de frontière,
Plus de charniers sur nos chemins
Nous voulons d’une âme fière
Nous forger un grand destin

3 – Que les peuples se rassemblent
Dans une éternelle foi
Que les hommes se rassemblent
Dans l’égalité des droits.
Nous pourrons tous vivre ensemble
La charité nous unira
Que pas un de nous ne tremble
La fraternité viendra.

4 – Joie immense, joie profonde,
Ombre vivante de Dieu
Abats-toi sur notre monde
Comme un aigle vient des cieux.
Enserre dans ton étreinte
La tremblante humanité
Que s’évapore la crainte
Que naisse la liberté

5 – Joie énorme, joie terrible
Du sacrifice total
Toi qui domptes l’impossible,
Et maîtrises le fatal;
Joie sauvage, âpre et farouche,
Cavalière de la mort,
Nous soufflons à pleine bouche
Dans l’ivoire de ton cor.

6 – Joie qui monte et déborde,
Tu veux nos cœurs ? Les voilà.
Et nos âmes sont les cordes,
Où ton archet passera
Que ton rythme nous emporte
Aux splendeurs de l’Éternel
Comme un vol de feuilles mortes,
Que l’orage entraîne au ciel.

À propos

L’auteur/compositeur de "Hymne à la Joie" est Ludwig Van Beethoven (Symphonie nº 9)

Ce texte, en français, est celui que l’on trouve le plus souvent.

On le doit à Joseph Folliet.

C’est la version qui a été choisie pour la version française de l’hymne européen.

Le 5 mai 1972, le nouvel hymne européen est diffusé sur 50 radios accompagné d’un message en 13 langues différentes. C’est l’Ode à la joie de Beethoven, tirée du final de sa 9e symphonie.

Quand Beethoven termine sa 9e symphonie en 1824, il a 54 ans et meurt trois ans plus tard. Mais ce n’est pas vraiment son chant du cygne : des esquisses de cette symphonie ont été retrouvées dans des brouillons datant de 1811. Quant à l’Ode à la Joie, de Schiller, on sait que dès ses 23 ans, en 1793, Beethoven veut le mettre en musique et l’inclure dans une grande œuvre symphonique. Il se tourne vers la forme de l’hymne patriotique.

Pour composer son hymne, il reprend les codes qui sont disponibles à son époque, à savoir le caractère solennel de l’hymne anglais God Save the King, qui prend le temps de poser chacun des mots, chacune des notes. Et pour la mélodie, qui monte et descend comme une arche, son inspiration puise dans la Marseillaise.

Il y a tout pour faire un hymne dans la mélodie de l’Ode à la Joie : une mélodie simple, d’apparence populaire, facile à chanter, et un rythme qui facilite l’application des paroles avec un tempo proche de la marche militaire. Enlevez les paroles, et vous avez une musique qui tient glorieusement debout.

Cet hymne connaît un succès considérable et est utilisé par tous les mouvements politiques. En juillet 1971, le Conseil de l’Europe adopte l’Ode à la joie comme nouvel hymne européen. La réalisation musicale est alors confiée au chef d’orchestre Herbert von Karajan.

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En passant par la Lorraine

« En passant par la Lorraine » ou « En revenant de la Lorraine » est une chanson populaire française.

Selon l’Histoire de la chanson française, la mélodie et les paroles de la chanson évoquant la Lorraine sont originaires de Bretagne et remontent au XVIe siècle. « En revenant de la Lorraine » est imprimé pour la première fois en 1535. Roland de Lassus l’aurait mise en musique au XVIe siècle. Un texte remarquablement comparable, sur une mélodie bien plus élaborée de la main de Jacques Arcadelt, se trouve imprimé chez Pierre Attaingnant, sous le titre Margot labourez les vignes qui fut reprise par le duo lorrain « Les Châtelets ». Dans cette version, la ritournelle « avec mes sabots » est remplacée par « Margot ».

C’est en 1885, sous la Troisième République, que cette chanson a été modifiée de façon significative pour être mise au service du gouvernement qui voulait que l’école publique dispose d’un répertoire de chansons à connotation patriotique. À la suite d’une audition, sous la direction de Julien Tiersot, avec le concours de jeunes artistes, l’original « En revenant de Rennes » (ou « En passant par la fontaine ») fut détourné en « En passant par la Lorraine » pour rappeler la région perdue contre la Prusse en 18711, sur fond de revanchisme.

 

Certains ont avancé qu’Adolphe Orain s’en serait inspiré pour créer une chanson mettant en scène Anne de Bretagne : « Les Sabots d’Anne de Bretagne », mais il s’en est défendu en disant qu’il l’avait collectée dans la campagne de Haute-Bretagne, tout en convenant de l’avoir modifiée. Pour en savoir plus, voir notre article : https://chantsdefrance.fr/repertoire/webzine/quand-lhistoire-fait-naitre-des-chants-populaires

Le chansonnier Xavier Privas en a écrit une parodie guerrière, intitulée « Croquemitaine ». Cette version fait de l’empereur d’Allemagne Guillaume II une nouvelle incarnation du personnage maléfique Croque-mitaine.

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Da pacem Domine

Da pacem Domine (Donne la paix Seigneur) est une antienne du VIe ou VIIe siècle fondée sur des versets bibliques.

« Da Pacem Domine » est l’incipit de deux différents textes latins.

Nous pourrions le traduire par « Donne la paix, Seigneur », et la plupart des paroles sont inspirées du Psaume 122.

Les Templiers, chevaliers chrétiens du Moyen Âge dont la première mission était de défendre les lieux saints, entonnaient ce chant en temps de guerre.

En effet, avant d’aller à la bataille, ils chantaient « Da Pacem Domine » comme prière pour obtenir une victoire décisive, afin que la paix puisse être instaurée.

<ins>Traduction française : </ins>

Donne la paix, Seigneur,
à nos jours,
car il n’y a personne d’autre que Toi,
qui combatte pour nous,
sinon toi notre Dieu.

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