Charles Beauquier publie ce chant sous le titre « La bonne année » dans ses Chansons populaires recueillies en Franche-Comté, édition de 1894, pages 187 à 189. Le catalogue de l’AEPEM rattache cette chanson de quête au pays de Montbéliard et signale une collecte antérieure à 1892. Ce repère concerne la collecte, non la création du chant.
Le texte invite les habitants à donner noix, viande, gâteau ou argent, puis bénit la maisonnée. Le refrain revient après les couplets, avant la conclusion. Beauquier ajoute un couplet de mauvaise humeur destiné aux maisons qui ne donnent rien : il est conservé ici, distinctement. Les graphies du patois sont celles du recueil ; les apostrophes et la ponctuation ont été légèrement harmonisées.
Quelques mots expliqués dans l’édition : « échaulons », noix ; « côtis », côtes de porc ; « podus », pendus ; « pianchiers », plafonds ; « chambons », jambons ; « toutché », gâteau ; « airtcha », coffre ; « bré », berceau. Beauquier déclare lui-même ne pas comprendre les derniers mots du refrain et donne une autre leçon : « Que Due vous boute eunn’ boune an-naie / Moillou que c’te qu’a passaie. » Nous conservons la leçon chantée sans lui inventer de traduction.
Sources : Beauquier, édition originale numérisée, p. 187–189 ; AEPEM, notice BeauquierM1899-002, renvoi à l’édition de 1894. Transcription du texte ancien uniquement ; aucune partition ni aucun enregistrement contemporain reproduit.