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Paroles de

Les scieurs de long

Sur la bille de bois, la scie répond aux voix. Cette version recueillie en Franche-Comté suit les ouvriers dans leur saison de travail, jusqu’au retour auprès des leurs, avec un refrain sonore…

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N’ya pas de gens chi drôles,
Niou lin niou la,
De ritchou la lon la,
N’ya pas de gens chi drôles
Que nos chieurs de long. (ter)

Quand ils chont chur leur bille,
Niou lin niou la,
De ritchou la lon la,
Quand ils chont chur leur bille,
À chier tout du long. (ter)

Quand ils vous chient des planches,
Niou lin niou la,
De ritchou la lon la,
Quand ils vous chient des planches,
Et auchi des chevrons. (ter)

Le patron les vient voire,
Niou lin niou la,
De ritchou la lon la,
Le patron les vient voire :
— Courage ! compagnons ! (ter)

Vous jaurez de l’ouvrache,
Niou lin niou la,
De ritchou la lon la,
Vous jaurez de l’ouvrache
Pour toute la chaijon. (ter)

Nous jirons voir nos femmes,
Niou lin, etc.
Tous cheux qui en auront. (ter)

Chi nos femmes sont mortes,
Niou lin niou la, etc.
Nous nous remarierons. (ter)

À propos

Sur la bille de bois, la scie répond aux voix. Cette version recueillie en Franche-Comté suit les ouvriers dans leur saison de travail, jusqu’au retour auprès des leurs, avec un refrain sonore et une prononciation burlesque.

Histoire

Cette version des « Scieurs de long » figure aux pages 231 et 232 des Chansons populaires recueillies en Franche-Comté de Charles Beauquier, publiées en 1894. L’indication musicale est « Temps de valse ». Le métier, le patron, la saison de travail et le retour aux familles forment le fil du texte.

La graphie burlesque transforme notamment « scieurs » en « chieurs », « scier » en « chier » et « saison » en « chaijon ». Elle appartient à la version ancienne : nous ne la présentons ni comme du français standard, ni comme une description linguistique de toute la Franche-Comté. Le comique joue sur les sons ; les couplets reproduits ne comportent pas de scène sexuelle. Le dernier évoque, avec humour noir, le remariage des ouvriers devenus veufs.

Le rattachement désigne une version recueillie en Franche-Comté, pas une origine exclusive du chant ou du métier. Les Alwati documentent aussi ce titre dans leur répertoire comtois, mais leur version Garneret-Culot et leur enregistrement ne sont pas reproduits ici.

Source des paroles : Charles Beauquier, édition de 1894, p. 231–232. Les deux derniers couplets conservent les reprises abrégées « etc. » de la source ; « ter » indique que le dernier vers se chante trois fois. Les notes du recueil signalent « Chi fiers » comme variante du premier vers et une autre formule de refrain. Auteur et date de création non établis.

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