Cette version des « Scieurs de long » figure aux pages 231 et 232 des Chansons populaires recueillies en Franche-Comté de Charles Beauquier, publiées en 1894. L’indication musicale est « Temps de valse ». Le métier, le patron, la saison de travail et le retour aux familles forment le fil du texte.
La graphie burlesque transforme notamment « scieurs » en « chieurs », « scier » en « chier » et « saison » en « chaijon ». Elle appartient à la version ancienne : nous ne la présentons ni comme du français standard, ni comme une description linguistique de toute la Franche-Comté. Le comique joue sur les sons ; les couplets reproduits ne comportent pas de scène sexuelle. Le dernier évoque, avec humour noir, le remariage des ouvriers devenus veufs.
Le rattachement désigne une version recueillie en Franche-Comté, pas une origine exclusive du chant ou du métier. Les Alwati documentent aussi ce titre dans leur répertoire comtois, mais leur version Garneret-Culot et leur enregistrement ne sont pas reproduits ici.
Source des paroles : Charles Beauquier, édition de 1894, p. 231–232. Les deux derniers couplets conservent les reprises abrégées « etc. » de la source ; « ter » indique que le dernier vers se chante trois fois. Les notes du recueil signalent « Chi fiers » comme variante du premier vers et une autre formule de refrain. Auteur et date de création non établis.