Paroles de

Va p’tit bonnet, grand bonnet

Écouter sur :

1 – Mon père a fait bâtir maison
Va, va, va, p’tit bonnet tout rond
L’a fait bâtir à trois pignons.

P’tit bonnet, grand bonnet,
P’tit bonnet tout rond
Va,va, va, p’tit bonnet, grand bonnet,
Va,va, va, p’tit bonnet tout rond.
Va,va, va, p’tit bonnet, grand bonnet,
Va,va, va, p’tit bonnet tout rond.

2 – C’est trois charpentiers qui la font
Va,va,va p’tit chapeau tout rond
Le plus petit c’est mon ami.

3 – Qu’apportes-tu dans ton jupon ?
Va, va, va, p’tit chapeau tout rond
– C’est un pâté de trois pigeons.

4 – Asseyons- nous et le mangeons
Va, va, va, p’tit bonnet tout rond
En s’asseyant il fit un bond.

5 – En s’asseyant il fit un bond
Va, va, va, p’tit bonnet tout rond
Qui fit crouler tout’ la maison.

À propos

« Va p’tit bonnet, grand bonnet » est une ronde enfantine de la tradition orale française, dont le refrain « p’tit bonnet tout rond » évoque un jeu de cercle avec une coiffure tournante. Bâtie sur un récit cumulatif — la maison du père, les charpentiers, le pâté de pigeons, la chute finale — cette chanson populaire illustre un genre très répandu dans le répertoire des chansons pour enfants en France.

Histoire

« Va p’tit bonnet, grand bonnet » appartient au vaste répertoire des rondes enfantines de la tradition orale française. Sans auteur identifié, cette chanson de jeu a été transmise de génération en génération ; des pièces de même facture figurent dans les recueils de chansons populaires rassemblés au XIXe siècle, époque où des folkloristes comme Champfleury ou Jean-Baptiste Weckerlin entreprirent de collecter systématiquement le patrimoine chansonnier des provinces françaises.

La structure repose sur un procédé cumulatif caractéristique du folklore enfantin : chaque couplet ajoute un élément à la narration — la maison à trois pignons, les charpentiers, le jupon garni d’un pâté de pigeons — avant que la chute comique (la maison qui s’effondre) ne boucle le récit sur lui-même. Ce schéma circulaire, où la construction appelle sa propre ruine, se retrouve dans de nombreuses comptines et rondes françaises.

Le refrain « va, va, va, p’tit bonnet tout rond » suggère un jeu de cercle où un petit bonnet est passé ou fait tournoyer de main en main, rythmant les reprises. Ce type de jeu de coiffure circulaire est typique des pratiques récréatives des cours d’école et des veillées rurales françaises des XIXe et début du XXe siècle.

Aujourd’hui, ce chant demeure présent dans le répertoire des écoles maternelles et des ateliers de chansons pour enfants, où il continue d’initier les plus jeunes à la tradition de la ronde française.

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Treue Liebe (variante a)

Trouvable dans « Das Volkslied im Elsass », Joseph Lefftz, vol. 1,  page 54.

Collecté à Wilshausen en 1912.

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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La Cavalcade

Jean de Brem, journaliste et parachutiste, a adapté sur l’air allemand de J’avais un camarade ("Ich hatt’ einen Kameraden") , ces paroles pour rendre hommage à ses compagnons morts pour la France au combat en Algérie et au-delà, aux sentiments de la fraternité au combat.

Suivent les paroles d’origine de la chanson, qui remonte au tout début du XIXe siècle (vers 1809). Elle a été écrite par Ludwig Ulhand, un poète romantique allemand.

1 – Ich hatt’ einen Kameraden,
Einen bessern findst du nit.
Die Trommel schlug zum Streite,
Er ging an meiner Seite
In gleichem Schritt und Tritt. (bis)

2 – Eine Kugel kam geflogen:
Gilt’s mir oder gilt es dir ?
Ihn hat es weggerissen,
Er liegt vor meinen Füßen
Als wär’s ein Stück von mir (bis)

3 – Will mir die Hand noch reichen,
Derweil ich eben lad’.
"Kann dir die Hand nicht geben,
Bleib du im ew’gen Leben
Mein guter Kamerad!" (bis)

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Loguivy-de-la-mer

À l’été 1965, François Budet fait la découverte de Ploubazlanec et de son charmant port de Loguivy-de-la-Mer.

De retour à la rentrée, alors qu’il exerce en tant qu’ouvrier spécialisé chez Kodak à Vincennes, fabriquant des pellicules photo, une mélodie ainsi que le refrain de Loguivy-de-la-Mer lui viennent à l’esprit durant une messe.
Chez lui, il peaufine l’arrangement de cette chanson à la guitare et, le soir même, la fredonne à des amis bretons de passage.
Une amie enregistre ce morceau à l’aide d’un magnétophone, puis remet la cassette au curé de Loguivy.

Grâce au bouche-à-oreille, la chanson se popularise parmi les habitants, étant plutôt bien accueillie dans la commune. Le chanteur est même invité à venir une semaine pour interpréter sa chanson.

Cependant, bien que les marins soient touchés par cet intérêt porté à leur égard, certains ne voient pas toujours d’un bon œil ce que la chanson laisse présager : un déclin de l’économie de la pêche et une diminution du nombre de bateaux.

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