La triste vie du matelot

Mélodie selon une version publiée en 1927 par le commandant Hayet. Paroles de sources diverses.
Une fille d’honneur

Collecté dans le village de Santossse par Charles Bigame (1825-1911)? Dans le recueil d’Henri Davenson, "Le livre des Chansons"
Le quatre mats barque

Paroles : Michel Tonnerre
Musique : Yannick Ar Bleiz
Naissance 30 juin 1949 Quimperlé
Décès 3 juillet 2012 Lorient
Genre musical : chants de marins
Michel Tonnerre a vécu à Groix. Son père était mareyeur groisillon. Il commence à écrire sérieusement à 18 ans au lycée Kersa à Paimpol. puis à jouer avec un ami guitariste devant des marins qui fréquentaient les bars de Lorient. Il crée avec des amis le groupe Djiboudjep, avec ses chansons et reprises qui deviendront peu de temps après des classiques de la chanson de marin, telles Quinze marins ou Satanicles.
Après être rentré dans l’entreprise de son père, il monte une affaire d’import-export avec un gros client espagnol et effectue là-bas un mois et demi de prison pour évasion de devises, relaxé en appel par le fisc français. De retour d’Espagne en 1987, l’entreprise familiale ayant fait faillite, Michel Tonnerre décide d’embarquer à bord du cargo d’un ami qui faisait du cabotage, puis de multiples voyages : Nouvelle-Calédonie, l’île des Pins, la Tasmanie, les Philippines, le Vanuatu, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les îles Salomon, l’Australie, La Réunion.
En revenant à Lorient, il débute une carrière solo, entouré de musiciens de renom, avec un premier album Fumier d’baleine. En 1996, il écrit, réalise et joue l’opéra pirate Libertalia. Le spectacle n’a été joué que deux fois à Ploemeur devant 700 personnes.
En 2008, il sort C’est la mer…, son 6e album studio, dans lequel il conte le périple de son grand-père embarquant moussaillon à La Rochelle, mais aussi les vies tumultueuses des flibustiers comme L’Olonois, ou Barbe Noire ainsi que la beauté et la furie de la mer. Son dernier album, sorti en 2012, s’intitule Ar mor.
Le chanteur meurt d’un cancer le 3 juillet 2012, à l’âge de 63 ans.
Le Corsaire le Grand Coureur

Le Corsaire Le Grand Coureur, ou Le Grand Coureur, est un chant marin traditionnel français.
Les paroles ne comportaient à l’origine que les 11 premiers couplets. Elles sont publiées pour la première fois dans le journal La France maritime en 1840 ou 1842 suivant les sources, mais il est fort probable que ce chant soit plus ancien. Le commandant Hayet recueille et publie la mélodie en 1927, auquel il rajoute le dernier couplet.
La chanson évoque les péripéties d’un navire corsaire français de Lorient appelé Le Grand Coureur, au temps des guerres de l’Empire : elle raconte les dures conditions en mer, le combat contre un vaisseau anglais qui leur échappe, puis les maigres prises de trois navires marchands, le maigre butin conduisant l’équipage à sa fin.
Ce chant à virer, composé pour donner de la cadence aux travaux des marins, fait partie des standards de chants de marins ; à ce titre, il a connu de nombreuses interprétations. Citons Mikael Yaouank, Luc Arbogast dans son album Odysseus (2013), Croche Dedans, ou Wellington Sea Shanty Society (WSSS) pour une version franco-anglaise.
Mise à jour le 16 mars 2024 par Lola la Malouine
Le galant moine

11 – La seule affaire des moines,C’est chanter Alleluia. 1 – Mon pèr’ m’envoie à l’oseille,Landerirette, la !Mon pèr’ m’envoie à l’oseille,Landerirette, la !À l’oseille dans le préLa fille à Jean-Pierre, lon gaiÀ l’oseille dans le pré,Landérira, landeriré. 2 – Là, je rencontrai deux filles,Landerirette, la !Nous nous mîmes à danser.La fille à Jean-Pierre, lon […]
Le navire du forban

Paroles de Théodore Botrel (Dinan 1868 – Pont Aven 1925); musique d’ Emile Feautrier, natif de la Roche Bernard, collaborateur fréquent de Botrel et auteur en particulier de la musique de « La Paimpolaise ».
Il est de bon ton de dénigrer Théodore Botrel. On lui reproche facilement de n’avoir écrit qu’en français et non pas en Breton, ce qui est parfaitement injuste puisque natif de Dinan, il n’a jamais été bretonnant! Par contre, qu’il ait décrit une Bretagne de carton-pâte quelque peu larmoyante est tout à fait probable. Qu’il ait écrit beaucoup trop de couplets patriotiques durant le Grande Guerre est indéniable pour nombre de bretons sourcilleux.
Voici, avec Le Navire du Forban, un aspect peu connu de notre barde, qui montre qu’il savait être facétieux, voire osé puisque, pour l’époque, quelques vers auraient pu déplaire à Anastasie… Ce chant a été publié en 1898 dans le recueil « Chansons de chez nous ».
La Paimpolaise

Parmi tous les airs associés à la ville, il en est un qui traverse les décennies : La Paimpolaise, de Théodore Botrel.
Elle est née d’un hasard, en 1895. Un chansonnier du cabaret le Chien noir, à Paris, est malade. On propose à l’inconnu dinannais de le remplacer.
En quelques heures (comme il l’indique dans ses Souvenirs d’un barde errant), il se compose « un programme nouveau ».
Parmi ces airs neufs, la Paimpolaise… qui ne soulève pas les foules. Jusqu’à ce que s’en empare Félix Mayol, un an plus tard.
La carrière de l’élégant amateur de chansons grivoises est lancée, la chanson aussi. « Évidemment, à l’époque, il n’y a pas de hit-parade, précise Pierre Tronchon. Dans les rues, des joueurs d’accordéons vendent pour trois sous des feuillets avec les paroles de chansons que l’on appelle « petits formats ». On sait que les ventes de La Paimpolaise ont explosé. »
Paimpol la commerçante, la ville des armateurs, est à l’époque plus petite que ses voisines Plourivo, Kerfot ou Kérity, plus ouvrières et agricoles. Connue pour être un des plus grands ports morutiers et de construction de goélettes de Bretagne, la petite ville en devient bientôt un emblème de toute la région, grâce à la chanson.
Pourtant, à l’époque de son écriture, Théodore Botrel n’a jamais mis les pieds à Paimpol… Pire encore, la fameuse « falaise » chantée par toute la France… n’existe pas tout à fait. Elle pourrait correspondre au surplomb sur la mer depuis Pors-Even, où à une maison de passe de Paimpol, où plus simplement à rien, sinon la rime…
En réalité, Théodore Botrel s’est inspiré du roman de Pierre Loti, pêcheur d’Islande, qu’il vient de dévorer. L’histoire d’amour entre la jeune Gaud et Yann le pêcheur se transpose dans la chanson : Un marin parti vers l’Islande, qui pense à sa belle Paimpolaise… jusqu’à périr en mer. Au départ composée sur un rythme de chasse, la musique (d’Eugène Feautrier) est ralentie au fil des ans, pour en devenir plus mélancolique, quelques couplets sont réécrits.
Théodore Botrel ne viendra qu’en 1896 à Paimpol, puis l’année suivante, chanter pour le pardon des Islandais. La chanson, par la voix de Mayol, poursuit sa carrière. Au fil des décennies, les adaptations se multiplient : La Lannionnaise, La Brestoise, la petite Liégoise (en Belgique)… 300 chansons fleurissent.
La Paimpolaise devient « la Marseillaise des Bretons », au grand dam de certains, comme l’écrivain Xavier Grall, qui y voit « l’image d’une Bretagne mièvre, sentimentale, morveuse, pitoyable ». Théodore Botrel devient « le Breton de Paris », l’homme de salons de la capitale, déraciné, colporteur de clichés.
Pierre Tronchon rétablit l’équilibre : « Certes, la chanson finit par générer des publicités, se retrouve sur des cartes postales, cahiers d’écoliers, évoquant une Bretagne fantasmée, un peu « cliché ». Mais Théodore Botrel est aussi celui qui écrit par exemple la chanson sur les petits « graviers ». Il est le seul à décrire la vie terrible des jeunes mousses de l’époque. »
Dans la chanson, il évoque le sort terrible fait aux enfants de 12 ans, enrôlés sur les bateaux, qui travaillent 20 heures par jour, loin de chez eux ; des mois durant, saoûlés d’alcool et roués de coups. « Cela, les autres chanteurs n’en parlent pas. Lui, si », insiste Pierre Tronchon.
De Botrel lui-même, puis Mayol, jusqu’à… l’animatrice de télévision Dorothée dans les années 90, la chanson a continué durant tout le siècle de porter avec elle son lot d’imaginaire sur la ville. Aujourd’hui encore, l’office du tourisme reçoit régulièrement des touristes venus leur demander « Où se trouve la falaise de la chanson ? »
Allez les marins

L’auteur compositeur de "Allez les marins" est Freddie Breizirland.
Les trois caps

Paroles : Michel Tonnerre
Musique : Yannick Ar Bleiz
Naissance 30 juin 1949 Quimperlé
Décès 3 juillet 2012 Lorient
Genre musical : chants de marins
Michel Tonnerre a vécu à Groix. Son père était mareyeur groisillon. Il commence à écrire sérieusement à 18 ans au lycée Kersa à Paimpol. puis à jouer avec un ami guitariste devant des marins qui fréquentaient les bars de Lorient. Il crée avec des amis le groupe Djiboudjep, avec ses chansons et reprises qui deviendront peu de temps après des classiques de la chanson de marin, telles Quinze marins ou Satanicles.
Après être rentré dans l’entreprise de son père, il monte une affaire d’import-export avec un gros client espagnol et effectue là-bas un mois et demi de prison pour évasion de devises, relaxé en appel par le fisc français. De retour d’Espagne en 1987, l’entreprise familiale ayant fait faillite, Michel Tonnerre décide d’embarquer à bord du cargo d’un ami qui faisait du cabotage, puis de multiples voyages : Nouvelle-Calédonie, l’île des Pins, la Tasmanie, les Philippines, le Vanuatu, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les îles Salomon, l’Australie, La Réunion.
En revenant à Lorient, il débute une carrière solo, entouré de musiciens de renom, avec un premier album Fumier d’baleine. En 1996, il écrit, réalise et joue l’opéra pirate Libertalia. Le spectacle n’a été joué que deux fois à Ploemeur devant 700 personnes.
En 2008, il sort C’est la mer…, son 6e album studio, dans lequel il conte le périple de son grand-père embarquant moussaillon à La Rochelle, mais aussi les vies tumultueuses des flibustiers comme L’Olonois, ou Barbe Noire ainsi que la beauté et la furie de la mer. Son dernier album, sorti en 2012, s’intitule Ar mor.
Le chanteur meurt d’un cancer le 3 juillet 2012, à l’âge de 63 ans.
Reagan Dougan

Paroles : Michel Tonnerre
Musique : Yannick Ar Bleiz
Naissance 30 juin 1949 Quimperlé
Décès 3 juillet 2012 Lorient
Genre musical : chants de marins
Michel Tonnerre a vécu à Groix. Son père était mareyeur groisillon. Il commence à écrire sérieusement à 18 ans au lycée Kersa à Paimpol. puis à jouer avec un ami guitariste devant des marins qui fréquentaient les bars de Lorient. Il crée avec des amis le groupe Djiboudjep, avec ses chansons et reprises qui deviendront peu de temps après des classiques de la chanson de marin, telles Quinze marins ou Satanicles.
Après être rentré dans l’entreprise de son père, il monte une affaire d’import-export avec un gros client espagnol et effectue là-bas un mois et demi de prison pour évasion de devises, relaxé en appel par le fisc français. De retour d’Espagne en 1987, l’entreprise familiale ayant fait faillite, Michel Tonnerre décide d’embarquer à bord du cargo d’un ami qui faisait du cabotage, puis de multiples voyages : Nouvelle-Calédonie, l’île des Pins, la Tasmanie, les Philippines, le Vanuatu, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les îles Salomon, l’Australie, La Réunion.
En revenant à Lorient, il débute une carrière solo, entouré de musiciens de renom, avec un premier album Fumier d’baleine. En 1996, il écrit, réalise et joue l’opéra pirate Libertalia. Le spectacle n’a été joué que deux fois à Ploemeur devant 700 personnes.
En 2008, il sort C’est la mer…, son 6e album studio, dans lequel il conte le périple de son grand-père embarquant moussaillon à La Rochelle, mais aussi les vies tumultueuses des flibustiers comme L’Olonois, ou Barbe Noire ainsi que la beauté et la furie de la mer. Son dernier album, sorti en 2012, s’intitule Ar mor.
Le chanteur meurt d’un cancer le 3 juillet 2012, à l’âge de 63 ans.