Paroles de

Une fille d’honneur

Paroles de

Une fille d’honneur

Écouter sur :

1 – Il était une fille, une fille d’honneur,
Qui plaisait fort à son Seigneur.
En son chemin rencontre ce seigneur déloyal,
Monté sur son cheval, al !

2 – Il met un pied à terre et par le bras la prend :
– Embrasse-moi, ma belle enfant !
– Hélas ! reprend la belle, le cœur rempli de peur,
Volontiers, mon seigneur, eur !

3 – Mon frère est dans ces vignes.
Ah ! s’il nous voyait là, Il l’irait dire à mon papa.
– Montez sur cette roche et regardez là-bas
Pour voir s’il ne vient pas, ah !

4 – Pendant qu’il y regarde, elle, tout aussitôt,
Sur le cheval ne fait qu’un saut.
Adieu, mon gentilhomme, vous reviendrez tantôt,
Quand il fera plus beau, oh !

CODA

Mais on ne voit plus guère de ces filles d’honneur
Repousser un seigneur,
Eur !

À propos

Collecté dans le village de Santossse par Charles Bigame (1825-1911)? Dans le recueil d’Henri Davenson, "Le livre des Chansons"

Conduite

Piron, Jean, François, né le 17 septembre 1796, mort à Paris le 22 avril 1841. D fut Blancher-chamoiseur de son état et fit son Tour de France sous le nom de Vendôme – la- Clef- des- Cœurs. Un des plus aimés parmi les auteurs de chan- sons de Compagnonnage. II fit paraître Le Chansonnier du Tour de France en 1840. Plusieurs éditions furent éditées après sa mort : 1846, une plaquette non datée, et une dernière édition de 86 chansons en 1879.

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Raubmord bei Paris

Trouvable dans « Das Volkslied im Elsass », Joseph Lefftz, vol. 1, page 201.

Collecté à Alteckendorf en 1850.

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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Jean-François de Nantes

Ce chant traditionnel de marin raconte la triste histoire de Jean François de Nantes à son arrivée au port après vingt mois de campagne.

Comme les autres chansons à hisser, dans la marine à voile, elle était entonnée par un soliste, le chanteur de bord. Elle n’était chantée, selon le capitaine Hayet, "qu’aux heures de lutte, avec la mer et le vent déchaînés, les hommes et le navire souffrant tous les tourments".

Du fait de sa ressemblance avec la mélodie d’un shantie anglais raillant Napoléon, on date ce chant du début du XIXe siècle, note Thierry Decruzy qui rajoute, que, "comme pour la plupart des chants de marins, il en existe une version "sans voiles" à ne pas mettre entre toutes les mains.".

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