Âme du Christ

Âme du Christ (dont le titre original latin est Anima Christi) est une prière chrétienne adressée à Jésus-Christ. Composée au XIVe siècle ou auparavant elle cherche à obtenir une union mystique intense à la personne du Christ et fait ainsi partie des prières d’action de grâce suivant la réception du corps eucharistique du Christ (la « communion »).

<ins>Origine et auteur</ins>

Son origine est ancienne. Un manuscrit du British Museum datant probablement de l’an 1370 contient cette prière sous une forme à peine différente du texte usité aujourd’hui. Elle a aussi été trouvée dans l’Alcazar de Séville, à l’époque de Pierre le Cruel.

Elle fut attribuée diversement au franciscain Bernardin de Feltre, à Saint Thomas d’Aquin et au pape Jean XXII. Ce dernier, lui attribuant 3000 jours d’indulgences, contribua à sa popularité. Rien ne fut prouvé de manière définitive. L’auteur de l’Anima Christi reste inconnu.

Saint Ignace de Loyola

L’Anima Christi eut une nouvelle diffusion et gain de popularité à partir du XVIe siècle, car elle est explicitement mentionnée dans les Exercices spirituels de saint Ignace de Loyola. Après avoir donné des indications sur la manière de contempler (durant une heure) le sens des mots d’une prière donnée, il invite le retraitant à conclure en « récitant l’Ave Maria, le Credo, l’Anima Christi et le Salve Regina, vocalement ou mentalement, de la façon habituelle ». En même temps que l’Ave Maria et le Pater Noster, elle est fréquemment suggérée dans les « colloques » des Exercices spirituels.

Saint Ignace estime la prière aussi connue et familière que l’Ave Maria ou le Salve Regina car, dans les premières éditions des Exercices Spirituels, il n’en donne même pas le texte complet. Dans des éditions ultérieures le texte des quatre prières plus usuelles sera donné en appendice au livret des Exercices.

Sens et portée de la prière

Les paroles de la prière sont comme un écho aux paroles bibliques: «Que le Dieu de paix lui-même vous sanctifie totalement, et que votre esprit, votre âme et votre corps soient parfaitement gardés pour être irréprochables lors de la venue de Notre-Seigneur Jésus-Christ» (1 Th. 5:23). Le catéchisme de l’Église catholique dit à propos de l’âme qu’elle est unie au corps au point d’en former un tout avec celui-ci. Le sens du mot « âme » se rapproche de celui du mot « cœur ».

Celui qui la prie demande à Jésus de le sanctifier, de le sauver, de l’enivrer, de le laver, de le fortifier, de l’exaucer, d’être attiré par lui, de le cacher, de rester avec lui, en un mot : d’être uni et de ne faire plus qu’un avec Lui. Cette énumération rejoint des termes employés dans la liturgie eucharistique: âme, corps, eau, sang, passion.

Source : wikipedia

Vêpres

Les vêpres sont un office dont le nom vient du latin ecclésiastique vespera, qui désigne l’office divin que l’on célèbre le soir.

Ce mot latin est lui-même une translittération du mot grec ἕσπερος / hésperos, qui veut dire « coucher du Soleil ».

Ce grand office marque la fin de l’après-midi et le début de la soirée.

La complainte des Templiers

Ce chant lent et puissant, chevaleresque, tisse une épopée émouvante à travers la vie d’un Templier dévoué. Les vers, riches en détails et en nostalgie, transportent le chanteur dans l’époque des croisades, où l’ordre et la foi étaient les piliers de la vie. Les paroles décrivent avec une poésie captivante l’adoubement, les batailles contre les Sarrasins, et le retour à la patrie, mêlant courage et piété.

Le poète évoque la Champagne, terre d’origine, avec une tendresse qui transcende les siècles. La narration atteint son apogée lorsque le chevalier, allongé dans la paille, se prépare à rejoindre l’au-delà. La prière finale, adressée à Dieu, St Georges et St Maurice, témoigne d’une foi profonde et d’une dévotion inébranlable.

Cette ode poignante à la loyauté, à l’honneur et à la quête spirituelle captive l’âme, transportant le chanteur à une époque où les chevaliers étaient des figures héroïques vouées à la gloire de Dieu et à la protection des faibles.

Stabat Mater Dolorosa

Stabat Mater (traduction du latin : La Mère se tenait) est une séquence composée au XIIIe siècle et attribuée au franciscain italien Jacopone da Todi.

Comme la plupart des séquences, elle a été exclue de la liturgie dans la norme du Missel romain fixée par le Concile de Trente (1570), mais a été réintégrée en 1727. Elle est ainsi aujourd’hui la cinquième et dernière des séquences autorisées, mais est rarement chantée.

Le texte de la séquence évoque la souffrance de Marie lors de la crucifixion de son fils Jésus-Christ. Marc Honegger le définit ainsi : « poème rimé de vingt tercets de trois vers célébrant la compassion de la Vierge aux douleurs de son fils crucifié »[2]. Marie y est présentée plus comme une femme qui souffre que comme la reine des cieux.

Le titre est simplement un incipit, les premiers mots de Stabat Mater dolorosa, son premier vers, que l’on peut traduire ainsi : « En douleur, la Mère était là… ». Les tercets 1 et 2 font référence à une prophétie biblique de Siméon, faite à la Vierge durant la Présentation au Temple de Jésus, quarante jours après sa naissance : "Et toi-même, ton cœur sera transpercé par une épée. Ainsi seront dévoilées les pensées secrètes d’un grand nombre." (Luc, II, 35). Les tercets 3 à 7 présentent une contemplation des souffrances de la Vierge : "Qu’elle était triste, anéantie, / La femme entre toutes bénie…". Les tercets 9 à 18 sont une prière qui demande à la Vierge de nous unir à sa souffrance : "Ô Mère, source de tendresse…". Les deux derniers tercets sont une prière au Christ : "Ô Christ, à l’heure de partir…".

Ce poème latin médiéval est souvent considéré comme l’expression classique d’une nouvelle forme de piété, plus empathique et émotive, caractéristique de la fin du Moyen Âge. L’affliction en demeure le thème central. Le croyant est plus à même de ressentir sa douleur humaine de mère que celle du fils d’essence divine, mais aussi de nature divine.

Le thème de la Mater dolorosa s’inscrit aussi dans l’explosion de la dévotion mariale, promue notamment par l’ordre des Frères mineurs (franciscains). La fête associée à cette séquence est celle de Notre-Dame des douleurs, objet d’une dévotion particulière qui s’instaure à la fin du XVe et au début XVIe siècle dans la théologie de la Contre-Réforme, où les Jésuites auront un grand rôle.

Cette fête était célébrée principalement par les servites de Marie au XVIIe siècle. Elle fut étendue à toute l’Église en 1814 (elle a été fixée au 15 septembre en 1912).

Le thème religieux du Stabat Mater a été mis en musique par plusieurs compositeurs, et illustré par de nombreux peintres.

La mise en musique du texte, par le compositeur Pergolèse (1736), est restée célèbre depuis le XVIIIe siècle.

Les Hussards de Bercheny (militaire)

"Les Hussards de Bercheny (militaire)" est un chant de tradition du 1er Régiment de hussards parachutistes, l’air a été emprunté au "a las barricadas", hymne de la fédération anarchiste ibérique (CNT). La mélodie en elle-même provient du chant révolutionnaire "La varsovienne". (précisions de J.A. Thomas)