Le Chant des dockers

Le Chant des dockers fut écrit contre la guerre coloniale d’Indochine, durant laquelle les dockers français se mirent en grève pour exiger la paix au Vietnam, notamment au printemps 1950. Le chant fut écrit en 1951 par le résistant communiste Maurice Morelly (1895-1991).
La Jeune Garde

Ce chant de la jeunesse ouvrière de France est composé avant le congrès de Tours (décembre 1920), congrès de fondation du Parti Communiste.
Avant la Seconde Guerre Mondiale, il fut chanté aussi bien par les jeunesses socialistes que par les jeunesses communistes.
The water is wide

Recueillie au début du XXe S. dans le Summerset, cette ballade provient très certainement d’Écosse et daterait du XVIe S.
Ce célèbre thème a souvent été repris et rebaptisé dans différents styles et à différentes époques. On peut citer Renaud qui en a fait sa "Ballade irlandaise"…
Pour des versions plus proches de l’originale, on a pu entendre Joan Baez, Bob Dylan, Pete Seeger… Bref, il y en a des centaines de versions mais s’il en est une qui touche particulièrement, c’est à Maura O’Connell qu’on la doit… On regrette un peu l’arrangement "classique" mais sa voix nous emporte quoi qu’il en soit !
Mon âne mon âne

Cette chanson à énumération est qualifiée de « classique du répertoire enfantin urbain du 19e siècle » par Bernard Cousin, dans son livre L’Enfant et la chanson : une histoire de la chanson d’enfant, Paris, Messidor, 1988
La mère Michel

Cette chanson est déjà populaire dans les années 1820. L’air le plus ancien est attesté dès 1721.
Le père Lustucru, qui répond à la mère Michel, pourrait être une allusion au personnage imaginaire satirique du père Lustucru (qui tire son nom de l’expression « l’eusses-tu cru »), ou de manière plus improbable aux « Lustucru » (habitants du Boulonnais en révolte contre les taxes, révolte que Louis XIV avait rapidement matée en 1662).
Pendibidu/ mon pere avait un champ de pois

Chanson traditionnelle de la culture populaire francaise, beaucoup de version differentes existent sur le même air.
Un éléphant qui se balançait

Un éléphant qui se balançaitSur une toile toile toileToile d’araignée Il trouvait ça tellement amusantQu’il alla chercher unDeuxième éléphant Deux éléphants qui se balançaientSur une toile toile toileToile d’araignée Il trouvait ça tellement amusantQu’il alla chercher unTroisième éléphant Trois éléphants qui se balançaientSur une toile toile toileToile d’araignée Il trouvait ça tellement amusantQu’il alla chercher […]
Je cherche fortune (paillard)

Je cherche fortune, tel que nous le chantons, est manifestement un assemblage de trois chansons différentes: les couplets d’une part, l’interlude d’autre part et pour terminer le refrain; en effet seuls quatre vers (Je cherche fortune…) sont empruntés à la chanson Le Chat Noir d’Aristide Bruant (1884); dans celle-ci ils sont répétés deux fois.
A l’époque, le "Caveau du Chat Noir", premier cabaret de Pigalle, situé au pied de la butte Montmartre dans le 18ème arrondissement de Paris, était une sorte d’académie : on y récitait du Jean Richepin, de l’Haraucourt, du Rollinat etc., Des aristos, de grands bourgeois y croisaient des "horizontales", Hugo, Aristide Bruant, Boris Vian, Gréco, Patachou, Michel Simon, Gainsbourg… de grands noms vinrent y boire de l’absinthe, réciter des poésies ou chanter leurs compositions. Le théâtre d’ombres y a été créé, qui devait assurer sa fortune ; on y jouait des pièces. C’était le berceau et la rampe de lancement de presque tous ces artistes de grande renommée.
L’air chanté actuellement n’a, à l’exception du refrain, rien à voir avec celui du Chat Noir. Pour celui-ci, Bruant a emprunté la mélodie à l’hymne Occitan Aquelas Montanhas, mieux connu sous le titre Se canta. De 3 temps il l’a adapté en 4 temps.
En voici deux interprétations.
La première, en occitan normalisé.
La seconde est interprétée par Andre Dassary originaire de Biarritz en pays basque qui la chante en occitan de Biarritz.
Ci-après le texte, dans sa version normalisée, celle de Biarritz, ainsi que sa traduction en français.
Occitan normalisé
Repic :
Se canta, que cante !
Canta pas per ieu,
Canta per ma mia
Qu’es al luènh de ieu.
1. Dejós ma fenèstra
I a un aucelon
Tota la nuèch canta
Canta sa cançon.
2. Aquelas montanhas
Que tan nautas son
M’enpàchan de veire
Mas amors ont son
3. Baissatz-vos montanhas !
Planas levatz-vos !
Per que pòsqu veire
Mas amors ont son.
4. Aquelas montanhas
Tan s’abaissaràn
E mas amoretas
Se raprocharàn.
Occitan de Biarritz
Repic :
Se canto, que canto
Canto pas per yo
Canto per ma mio
Qu´es al lent de you
1. Devath ma finèstro
Ya un auselon
Touto la noeit canto
Canto sa canson
2. Aqueros montagnos
Qué tan aoutos sount,
M´empatchon de bésé
Mas amous oun sount.
3. Baïssas bous mountagnos
Planos aoussas bous!
Perque posqui bésé
Mas amous oun sount.
4. Aqueros montanhos
Tan s’abaicharàn
E mas amuretos
Que raprucharàn
Français
Refrain :
S’il chante, que chante-t’il ?
Il ne chante pas pour moi
Il chante pour ma mie
Qui est loin de moi.
1. Sous ma fenêtre
Il y a un oiselet
Toute la nuit il chante,
Chante sa chanson.
2. Ces montagnes
Qui sont si hautes,
M’empêchent de voir
Où sont mes amours.
3. Baissez-vous, montagnes,
Plaines, dressez-vous,
Pour que je puisse voir
Où sont mes amours.
4. Ces montagnes
S’abaisseront bientôt,
Et mes amours
Se rapprocheront.
Ce chant est attribué à Gaston Phébus (1331-1391); il n’y a pas d’usage réglementé en tant qu’hymne. On le chante souvent à l’occasion de matchs de rugby et il a été utilisé quasi officiellement lors des Jeux Olympiques de 2006 à Turin pour montrer un attachement à l’Occitanie.
Une chanson douce

"Une chanson douce" est une berceuse française célèbre, dont l’auteur est Henri Salvador.
Catherine était chrétienne

Catherine était la fille, la fille d’un grand roi. Sa mère était chrétienne, son père ne l’était pas. Il la trouve dans ses prières. Apportez mon grand sabre, c’est pour trancher sa tête. Courage Catherine, heureuse tu seras. Ton père malheureux il sera.