SUISSE – LE CANTIQUE SUISSE

Le Cantique suisse est l’hymne national de la Suisse, depuis la seconde moitié du XXe siècle.

Composé en 1841 par Alberich Zwyssig (1808-1854) avec les paroles allemandes de Leonhard Widmer (1809-1867)1, ce chant devient hymne national avec un statut provisoire en 1961 puis définitif en 1981. Le texte officiel français est de Charles Chatelanat (1833-1907).

SUÈDE – DU GAMLA, DU FRIA

Du gamla, du fria est le nom de l’hymne national non officiel de la Suède. En 2000, une proposition a été faite au Riksdag pour en faire l’hymne national, mais n’a pas été retenue, la gauche s’y étant alors opposée. Cependant, Du gamla, du fria est de fait considéré comme l’hymne national par les Suédois et, lorsqu’ils parlent de leur hymne national, c’est toujours en se référant à Du gamla, du fria.

Ses paroles ont été écrites par Richard Dybeck en 1844. Le compositeur suédois Edvin Kallstenius a fait un arrangement de la mélodie traditionnelle du Västmanland7.

RÉPUBLIQUE DOMINICAINE – QUISQUEYANOS VALIENTES

Quisqueyanos valientes est l’hymne national de la République dominicaine. La musique a été composée par José Rufino Reyes Siancas (1835-1905) et on doit le texte à Emilio Prud’homme (1856-1932).

La première exécution publique de Quisqueyanos valientes a eu lieu le 17 août 1883 à la loge maçonnique « Esperanza No.9 », à Saint Domingue. On joua une deuxième fois cet hymne, quelques mois plus tard, le 27 février 1884, lors d’un hommage à Duarte donné à l’occasion du retour des cendres du père de la patrie.

POLOGNE – MAZUREK DĄBROWSKIEGO

Le texte du Chant des légions polonaises en Italie (Pieśń Legionów Polskich we Włoszech) a été écrit par le général Józef Wybicki, participant notable à l’insurrection de 1794, en hommage à ces Polonais servant au sein de l’armée d’Italie. Il inclut aussi un hommage à « Bonaparte », qui n’est encore à ce moment qu’un des généraux de l’armée française (Dał nam przykład Bonaparte, « Bonaparte nous a donné l’exemple »). L’hymne national polonais est ainsi le seul hymne national qui évoque explicitement Napoléon Bonaparte. C’est aussi un hommage au patriotisme polonais, avec son premier vers Jeszcze Polska nie zginęła (« La Pologne n’a pas encore péri ») qui s’élève contre la situation résultant du troisième partage. L’auteur de la musique n’est pas connu

PÉROU – HIMNO NACIONAL DEL PERÚ

Il fut écrit par José de la Torre Ugarte et composé par José Bernardo Alcedo. Sa composition musicale fut présentée pour la première fois au théâtre municipal de Lima sous l’interprétation de la chanteuse Rosa Merino.

L’hymne fut ensuite adopté en 1821 sous l’appellation de Marcha nacional del Perú. En revanche, parmi la population, il est mieux connu sous le nom de « Somos libres, seámoslo siempre » (français: « Nous sommes libres, restons-le à jamais »).

Traduction française

(Refrain) Nous sommes libres, restons-le à jamais
et que le Soleil renonce à ses lumières
plutôt que nous manquions au vœu solennel
que la Patrie adressa à l’Éternel.

1 – Fort longtemps, le Péruvien opprimé
traîna la chaîne ignominieuse;
condamné à une servitude cruelle
fort longtemps, en silence, il gémit.
Dès que le cri sacré
Liberté! fut entendu sur ses côtes,
l’indolence de l’esclave secouant,
humilié, le cou redressa.

2 – Déjà, le fracas des chaînes rudes
que nous entendîmes depuis trois siècles d’horreur,
des libérés au cri sacré
que tout le monde entendit sans voix, cessa
Partout, San Martín s’enflammait,
Liberté, Liberté, prononça-t-il,
et les Andes qui berçaient leur base
l’annoncèrent aussi à l’unisson.

3 – Avec son influx les peuples s’éveillent
et tel un éclair courut l’opinion ;
depuis l’isthme jusqu’à la Terre de Feu,
depuis la Terre de Feu aux régions glaciales.
Tous jurèrent de briser le lien
que la Nature, aux deux mondes, avait refusé,
et de casser le sceptre que l’Espagne
inclinait fièrement vers les deux.

4 – Lima remplit ce vœu solennel,
et sévèrement, montra sa colère
en rejetant le tyran impuissant
qui tentait de prolonger son oppression.
Sous son effort, les fers craquèrent
et les sillons, réparés sur lui-même,
attisèrent la haine et vengeance,
héritées de son Inca et Seigneur.

5 – Compatriotes, ne la voyons point esclavagée.
Si trois siècles, humiliée, elle gémit,
jurons qu’elle restera libre à jamais
en gardant sa propre splendeur.
Nos bras, à ce jour, désarmés,
qu’ils amorcent toujours le canon
car un jour les plages de l’Ibérie
éprouveront la frayeur de son fracas.

6 – Excitons la jalousie de l’Espagne
car elle pressent avec misère et fureur
qu’en concurrence avec les grandes nations,
notre patrie sera mise au parangon.
Dans la liste que celles-ci formeront,
nous remplirons en premier la ligne
avant l’ambitieux tyran ibérien
qui désola toute l’Amérique.

7 – Sur leur sommet, les Andes soutiennent
le drapeau ou l’oriflamme bicolore,
qui annonce aux siècles l’effort
que la liberté, à jamais, nous coûta.
Qu’à leur ombre nous vivons tranquilles,
et qu’au soleil naissant par ses sommets,
nous renouvelions le grand serment
que nous avons prêté au Dieu de Jacob.

PAPOUASIE NOUVELLE GUINÉE

O arise all you sons of this land (Ô levez-vous tous fils de cette terre) est l’hymne national de la Papouasie-Nouvelle-Guinée depuis son indépendance le 16 septembre 1975. Il a été écrit et composé par Tom Shacklady, un ancien soldat australien

Traduction en français :

1 – Ô levez-vous tous, fils de cette terre,
Chantons notre joie d’être libres,
En louant Dieu et en nous réjouissant d’être
La Papouasie-Nouvelle-Guinée

2 – Criez notre nom, des montagnes jusqu’à la mer
Papouasie-Nouvelle-Guinée
Haussons nos voix et proclamons
La Papouasie-Nouvelle-Guinée

3 – Maintenant remerciez le bon Dieu au ciel
Pour Sa bonté, Sa sagesse et Son amour
Pour cette terre de nos pères, si libre
La Papouasie-Nouvelle-Guinée

4 – Criez à nouveau, que le monde entier vous entende
Papouasie-Nouvelle-Guinée
Nous sommes indépendants et nous sommes libres
Papouasie-Nouvelle-Guinée

PANAMA – HIMNO ISTMEÑO

Himno Istmeño (Hymne de l’isthme) est l’hymne national du Panama. Adopté en 1925, les paroles sont dues au Dr. Jeronimo de la Ossa (1847-1907) et la musique fut composée par Santos Jorge (1870-1941).

Traduction premier couplet :

Atteignons enfin la victoire
Dans le champ bienheureux de l’union;
Que les feux ardents de la gloire
Illuminent la nation nouvelle.

OUZBÉKISTAN – HYMNE NATIONAL

L’Hymne national de la République d’Ouzbékistan (en ouzbek : O‘zbekiston Respublikasining Davlat Madhiyasi) est l’actuel hymne national de l’Ouzbékistan.

Le chant a été écrit juste après l’indépendance par Abdullah Aripov, sur la musique de l’hymne de la république socialiste soviétique d’Ouzbékistan composé par Mutal Burkhonov. Il devient l’hymne national par la loi du 10 décembre 1992 sur l’hymne national de la République d’Ouzbékistan. Il vante les mérites du pays et de ses habitants, fiers d’y être nés et d’y vivre dans la paix.

Traduction :

1 – Ma terre ensoleillée et libre, bonheur et salut de ton peuple,
Chaleureuse compagne de tes amis !
Prospère éternellement avec savoir et créativité,
Que ta gloire brille tant que le monde existe !

(Refrain) Ces vallées d’or – notre cher Ouzbékistan,
Le mâle esprit de tes ancêtres t’accompagne !
Quand le grand pouvoir de ton peuple s’est déchaîné,
Tu as ravi le monde !

2 – La foi d’un Ouzbek généreux ne s’éteint pas,
La libre et jeune génération te forme des ailes solides !
Phare de l’indépendance, gardienne de la paix,
Éprise de liberté, ô patrie, prospère à jamais !

Haurtxo ttipia

Berceuse basque.

Traduction :

1 – Le petit enfant est dans le berceau
Dormant comme un ange.
Le petit enfant est dans le berceau
Dormant comme un ange.
Mon chéri, mon grassouillet,
Fais dodo !

2 – Le grand chien viendra
Si tu ne dors pas.
Le grand chien viendra
Si tu ne dors pas.
Mon chéri, mon grassouillet,
Fais dodo !

NOUVELLE ZÉLANDE – GOD DEFEND NEW ZEALAND

God Defend New Zealand (« Que Dieu protège la Nouvelle-Zélande » ; en maori Aotearoa) est l’un des hymnes nationaux de la Nouvelle-Zélande, l’autre étant God Save the Queen (« Que Dieu protège la Reine »). Les deux sont à titre égal, mais God Defend New Zealand est celui le plus souvent utilisé.

Les paroles de God Defend New Zealand viennent d’un poème écrit dans les années 1870 par un immigrant irlandais, Thomas Bracken. Une compétition est tenue en 1876 pour la composition de la musique pour accompagner le poème, avec récompense de 10 guinées pour le gagnant. Celui-ci est John Joseph Woods, de Lawrence. Il compose la musique tout d’un trait un soir en apprenant l’existence de la compétition.

La chanson devenant de plus en plus populaire au xixe siècle et au début du xxe siècle, en 1940 le gouvernement néo-zélandais achète les droits d’auteur et en fait la chanson nationale (et non un hymne national officiel) du pays, à temps pour le centenaire de celui-ci. Elle a été utilisée en tant que telle lors des Jeux du Commonwealth (alors appelés les Jeux de l’Empire Britannique) dès 1950, et a été utilisée aux Jeux olympiques pour la première fois lors des Jeux olympiques d’été de 1972, à Munich, à la suite de quoi une campagne commence pour faire qu’elle devienne hymne national.

En 1976, une pétition est lancée et présentée au parlement, pour demander son instauration en tant que hymne national. Elle le devient le 21 novembre 1977 après l’autorisation d’Élisabeth II, mais à titre égal que God Save the Queen, jusqu’alors seul hymne national officiel du pays.