Partons la mer est belle

Malgré les croyances, cette chanson n’est pas canadienne mais serait d’origine française et remonterait aux années 1800.
C’est en 1920 qu’elle apparaît au Canada avec les paroles qu’on connaît maintenant, adaptées au contexte acadien. Elle a ensuite été popularisée dans le reste de la francophonie canadienne à partir des années 1940 suite à la publication d’une anthologie de chants acadiens par le folkloriste Anselme Chiasson.
ZIMBABWE – KALIBUSISWE ILIZWE LEZIMBABWE

Kalibusiswe Ilizwe leZimbabwe est l’hymne national du Zimbabwe. Il est officiel depuis mars 1994 à la suite d’un concours destiné à remplacer l’ancien hymne (Ishe Komborera Africa). Il a été écrit par le professeur Soloman Mutswairo et composé par Fred Changundega.
Version Shona :
Simudzai mureza wedu weZimbabwe
Yakazvarwa nomoto wechimurenga;
Neropa zhinji ramagamba
Tiidzivirire kumhandu dzose;
Ngaikomborerwe nyika yeZimbabwe.
Tarisai Zimbabwe nyika yakashongedzwa
Namakomo, nehova, zvinoyevedza
Mvura ngainaye, minda ipe mbesa
Vashandi vatuswe, ruzhinji rugutswe;
Ngaikomborerwe nyika yeZimbabwe.
Mwari ropafadzai nyika yeZimbabwe
Nyika yamadzitateguru edu tose;
Kubva Zambezi kusvika Limpopo,
Navatungamiri vave nenduramo;
Ngaikomborerwe nyika yeZimbabwe.
VENEZUELA – GLORIA AL BRAVO PUEBLO

Gloria al Bravo Pueblo (Gloire au brave Peuple) est l’hymne national du Venezuela.
Il fut adopté par le président Antonio Guzmán Blanco en 1881. Ses paroles ont été écrites par Vicente Salias vers 1810. La musique est une composition de Juan Landaeta. La mélodie était connue sous le nom de Marsellesa Venezolana (Marseillaise vénézuelienne) jusqu’en 1840.
Traduction :
(Refrain) Gloire au peuple brave
Qui s’est défait du joug,
en respectant la Loi
La vertu et l’honneur.
1 – A bas les chaînes ! (bis)
Criait le Seigneur ; (bis)
Et le pauvre dans sa hutte
Demanda la liberté :
À ce saint nom
Trembla de terreur
Le vil égoïsme
Qui autrefois triomphait .
2 – Crions avec force : (bis)
Mort à l’oppression ! (bis)
Fidèles compatriotes,
La force est dans l’union ;
Et depuis l’Empyrée
Le Créateur suprême
Un souffle sublime
Insuffla au peuple.
3 – Unie par les liens (bis)
Que créèrent les cieux, (bis)
L’Amérique entière
Forme une Nation ;
Et si le despotisme
Elève la voix,
Suivez l’exemple
Que donna Caracas.
VATICAN – INNO E MARCIA PONTIFICALE

Inno e Marcia Pontificale (Hymne et Marche Pontificale) est l’hymne national et pontifical (on trouve aussi hymne papal) du Vatican1.
Il s’agit du seul hymne national du monde à être chanté dans une langue ancienne, le latin (langue officielle de l’Église catholique romaine).
Composée par Charles Gounod (1818-1893) pour le jubilé sacerdotal du pape Pie IX, la Marche pontificale fut exécutée pour la première fois le 11 avril 1869, sur le parvis de la basilique Saint-Pierre, par 7 fanfares militaires, en présence du souverain pontife.
À l’occasion de l’année sainte 1950, le pape Pie XII décida que cette marche deviendrait l’hymne officiel de l’État de la Cité du Vatican (le Saint-Siège), en remplacement de la Gran Marcia Trionfale. Sa première exécution comme hymne pontifical eut lieu le 24 décembre 1949.
SUISSE – LE CANTIQUE SUISSE

Le Cantique suisse est l’hymne national de la Suisse, depuis la seconde moitié du XXe siècle.
Composé en 1841 par Alberich Zwyssig (1808-1854) avec les paroles allemandes de Leonhard Widmer (1809-1867)1, ce chant devient hymne national avec un statut provisoire en 1961 puis définitif en 1981. Le texte officiel français est de Charles Chatelanat (1833-1907).
SUÈDE – DU GAMLA, DU FRIA

Du gamla, du fria est le nom de l’hymne national non officiel de la Suède. En 2000, une proposition a été faite au Riksdag pour en faire l’hymne national, mais n’a pas été retenue, la gauche s’y étant alors opposée. Cependant, Du gamla, du fria est de fait considéré comme l’hymne national par les Suédois et, lorsqu’ils parlent de leur hymne national, c’est toujours en se référant à Du gamla, du fria.
Ses paroles ont été écrites par Richard Dybeck en 1844. Le compositeur suédois Edvin Kallstenius a fait un arrangement de la mélodie traditionnelle du Västmanland7.
RÉPUBLIQUE DOMINICAINE – QUISQUEYANOS VALIENTES

Quisqueyanos valientes est l’hymne national de la République dominicaine. La musique a été composée par José Rufino Reyes Siancas (1835-1905) et on doit le texte à Emilio Prud’homme (1856-1932).
La première exécution publique de Quisqueyanos valientes a eu lieu le 17 août 1883 à la loge maçonnique « Esperanza No.9 », à Saint Domingue. On joua une deuxième fois cet hymne, quelques mois plus tard, le 27 février 1884, lors d’un hommage à Duarte donné à l’occasion du retour des cendres du père de la patrie.
POLOGNE – MAZUREK DĄBROWSKIEGO

Le texte du Chant des légions polonaises en Italie (Pieśń Legionów Polskich we Włoszech) a été écrit par le général Józef Wybicki, participant notable à l’insurrection de 1794, en hommage à ces Polonais servant au sein de l’armée d’Italie. Il inclut aussi un hommage à « Bonaparte », qui n’est encore à ce moment qu’un des généraux de l’armée française (Dał nam przykład Bonaparte, « Bonaparte nous a donné l’exemple »). L’hymne national polonais est ainsi le seul hymne national qui évoque explicitement Napoléon Bonaparte. C’est aussi un hommage au patriotisme polonais, avec son premier vers Jeszcze Polska nie zginęła (« La Pologne n’a pas encore péri ») qui s’élève contre la situation résultant du troisième partage. L’auteur de la musique n’est pas connu
PÉROU – HIMNO NACIONAL DEL PERÚ

Il fut écrit par José de la Torre Ugarte et composé par José Bernardo Alcedo. Sa composition musicale fut présentée pour la première fois au théâtre municipal de Lima sous l’interprétation de la chanteuse Rosa Merino.
L’hymne fut ensuite adopté en 1821 sous l’appellation de Marcha nacional del Perú. En revanche, parmi la population, il est mieux connu sous le nom de « Somos libres, seámoslo siempre » (français: « Nous sommes libres, restons-le à jamais »).
Traduction française
(Refrain) Nous sommes libres, restons-le à jamais
et que le Soleil renonce à ses lumières
plutôt que nous manquions au vœu solennel
que la Patrie adressa à l’Éternel.
1 – Fort longtemps, le Péruvien opprimé
traîna la chaîne ignominieuse;
condamné à une servitude cruelle
fort longtemps, en silence, il gémit.
Dès que le cri sacré
Liberté! fut entendu sur ses côtes,
l’indolence de l’esclave secouant,
humilié, le cou redressa.
2 – Déjà, le fracas des chaînes rudes
que nous entendîmes depuis trois siècles d’horreur,
des libérés au cri sacré
que tout le monde entendit sans voix, cessa
Partout, San Martín s’enflammait,
Liberté, Liberté, prononça-t-il,
et les Andes qui berçaient leur base
l’annoncèrent aussi à l’unisson.
3 – Avec son influx les peuples s’éveillent
et tel un éclair courut l’opinion ;
depuis l’isthme jusqu’à la Terre de Feu,
depuis la Terre de Feu aux régions glaciales.
Tous jurèrent de briser le lien
que la Nature, aux deux mondes, avait refusé,
et de casser le sceptre que l’Espagne
inclinait fièrement vers les deux.
4 – Lima remplit ce vœu solennel,
et sévèrement, montra sa colère
en rejetant le tyran impuissant
qui tentait de prolonger son oppression.
Sous son effort, les fers craquèrent
et les sillons, réparés sur lui-même,
attisèrent la haine et vengeance,
héritées de son Inca et Seigneur.
5 – Compatriotes, ne la voyons point esclavagée.
Si trois siècles, humiliée, elle gémit,
jurons qu’elle restera libre à jamais
en gardant sa propre splendeur.
Nos bras, à ce jour, désarmés,
qu’ils amorcent toujours le canon
car un jour les plages de l’Ibérie
éprouveront la frayeur de son fracas.
6 – Excitons la jalousie de l’Espagne
car elle pressent avec misère et fureur
qu’en concurrence avec les grandes nations,
notre patrie sera mise au parangon.
Dans la liste que celles-ci formeront,
nous remplirons en premier la ligne
avant l’ambitieux tyran ibérien
qui désola toute l’Amérique.
7 – Sur leur sommet, les Andes soutiennent
le drapeau ou l’oriflamme bicolore,
qui annonce aux siècles l’effort
que la liberté, à jamais, nous coûta.
Qu’à leur ombre nous vivons tranquilles,
et qu’au soleil naissant par ses sommets,
nous renouvelions le grand serment
que nous avons prêté au Dieu de Jacob.
PAPOUASIE NOUVELLE GUINÉE

O arise all you sons of this land (Ô levez-vous tous fils de cette terre) est l’hymne national de la Papouasie-Nouvelle-Guinée depuis son indépendance le 16 septembre 1975. Il a été écrit et composé par Tom Shacklady, un ancien soldat australien
Traduction en français :
1 – Ô levez-vous tous, fils de cette terre,
Chantons notre joie d’être libres,
En louant Dieu et en nous réjouissant d’être
La Papouasie-Nouvelle-Guinée
2 – Criez notre nom, des montagnes jusqu’à la mer
Papouasie-Nouvelle-Guinée
Haussons nos voix et proclamons
La Papouasie-Nouvelle-Guinée
3 – Maintenant remerciez le bon Dieu au ciel
Pour Sa bonté, Sa sagesse et Son amour
Pour cette terre de nos pères, si libre
La Papouasie-Nouvelle-Guinée
4 – Criez à nouveau, que le monde entier vous entende
Papouasie-Nouvelle-Guinée
Nous sommes indépendants et nous sommes libres
Papouasie-Nouvelle-Guinée