Bro gozh ma zadoù

Version courte :

Le Bro gozh ma zadoù (Vieux pays de mes pères) est un chant en langue bretonne.

Bien que ne disposant d’aucun statut officiel, il est souvent présenté comme l’hymne de la Bretagne parfois comme l’hymne national de la Bretagne.

Pour apprendre ce chant, vous trouverez un tuto ici : https://pbgmz.wordpress.com/apprendre-le-bro-gozh/

Version longue :

Cette œuvre reprend l’air de l’hymne national du pays de Galles, Hen Wlad Fy Nhadau (Vieille terre de mes pères).

On trouve un équivalent en cornique, la langue celtique apparentée au Breton parlée dans les Cornouailles anglaises, sous le titre Bro Goth agan Tasow (Vieille terre de nos pères), qui reprend aussi l’air de l’hymne gallois.

En breton, les paroles sont celles de l’adaptation qu’en a faite François Jaffrennou en 1898 et qui se sont imposées dans l’usage.

Les origines galloises

Premier enregistrement connu du "Hen Wlad Fy Nhadau" en 1899

Selon la version populaire de ses origines, James James aurait imaginé l’air de la chanson tandis qu’il se promenait au bord du fleuve Rhondda, d’où le fait que le premier nom était Glan Rhondda (Les rives de la Rhondda). Lorsqu’il le chanta à son père Evan James, tisserand et poète de Pontypridd, celui-ci en écrivit les paroles. D’après François Jaffrennou, le processus de transmission a été inverse. Voici ce qu’il explique dans un article en 1935 : le père, « un modeste clergyman, membre du collège des bardes (gallois) sous le nom de Ap Iago » aurait écrit « un dimanche de janvier 1846… un couplet et le refrain d’un hymne patriotique qu’il intitula Hen Wlad Fy Nhadau (Vieux pays de mes pères). Puis il appela son fils James James qui savait jouer de la harpe, et lui demanda de composer un air pour la poésie qu’il venait d’écrire ». La pièce fut jouée publiquement pour la première fois en janvier ou février 1856 à la chapelle de Capel Tabor par une chanteuse appelée Elizabeth John.

En 1895, Williams Jenkyn Jones, missionnaire baptiste gallois envoyé en mission à Quimper en 1882, fait connaitre l’air en Bretagne en l’éditant dans un recueil de cantiques, Telen ar C’Hristen (La Harpe du chrétien). Le cantique 77, le dernier du recueil, s’intitule Doue ha va Bro (« Dieu et mon pays ») et se chante sur l’air de l’hymne gallois Hen Wlad Fy Nhadau.

Contexte de création

La Bretagne connait à la fin du xixe siècle un développement de l’idée panceltique, et les échanges avec d’autres pays celtiques comme l’Irlande, l’Écosse, ou le Pays de Galles gagnent en importance. Ce dernier devient pour certains régionalistes bretons de l’époque un exemple à suivre. À la même époque, et contrairement à ces pays, la Bretagne ne dispose pas d’un hymne, et l’idée d’en adopter un commence à être lancée dans le milieu régionaliste, qui commence à se structurer avec notamment la naissance de l’Union régionaliste bretonne en 1889.

François Jaffrennou, alors étudiant au lycée de Saint-Brieuc, entreprend sous la supervision de son professeur de breton François Vallée d’adapter les paroles de l’hymne gallois en breton. Il s’inspire de ses paroles, tout en utilisant sa maîtrise du gallois pour remonter au texte original sans en faire une traduction littérale, créant la version que l’on connaît aujourd’hui3. Son texte est publié une première fois en 1898 dans l’hebdomadaire, La Résistance de Morlaix, et est imprimé sur feuille volantes avec le sous-titre Henvelidigez (Adaptation). Il paraît dans le recueil de poèmes de Jaffrennou, An Delen Dir, en 1900 (« la harpe d’acier »).

Adoption et diffusion

Livret intitulé « Chants nationaux bretons » et contenant le Bro Gozh.

L’hymne est une première fois chanté lors d’un congrès de l’Union régionaliste bretonne à Guingamp en 1900, mais ce n’est que plus tard que ce mouvement lance un concours pour sélectionner un hymne. Jaffrenou en propose deux, le Sao Breiz izel et le Bro Gozh6. C’est ce dernier qui est choisi par le jury de l’Union régionaliste bretonne et proclamé « chant national », au nom de la fraternité qui rapproche Bretons et Gallois au congrès de Lesneven le 5 septembre 1903.

Une controverse concernant la paternité du morceau éclate quelques années plus tard entre Jaffrenou et Jones. Ce dernier considère que Jaffrenou l’a plagié, et il proteste en 1904 dans une lettre adressée à la librairie Le Dault. Il explique que le texte de Jaffrennou a « une forme un peu modifiée » de sa composition, mais la librairie tranche en faveur de Jaffrennou. Ce dernier sans nier l’origine galloise déclarera plus tard « Je n’ai pas inventé l’air du Bro goz ma zadou. Je l’ai transplanté et popularisé en Bretagne ».

Le morceau commence à être médiatisé lors des années suivantes, et connait plusieurs adaptations. Le 24 avril 1905 a lieu la première exécution publique parisienne à l’occasion de la première de la pièce de théâtre en breton, Marvaill ann Ene Naounek de Tanguy Malmanche9. Une partition pour piano d’Owen Alaw est le fait du père de Camille Le Mercier d’Erm, imprimeur à Niort10. En 1906, Maurice Duhamel écrit une nouvelle harmonisation pour piano et il est enregistré par Pathé frères, de Paris, sur disques phonographiques en 191011. D’autres accompagnements ont été écrits, entre autres, par Georges Arnoux et l’abbé Jean-Louis Mayet, organiste de la cathédrale de Quimper.

Popularisation

L’hymne commence à sortir du cercle des milieux régionalistes dès 1900. Il est ainsi adopté à cette époque par les étudiants bretons de Rennes, qui en font leur chant de ralliementN. 3, et son utilisation est toujours attestée dans les années 1930. Il est à la même époque connu dans les cercles bretons de Paris.

Lors de sa visite à Morlaix le 30 mai 1920, le maréchal Foch, qui avait une résidence près de cette ville, avait prononcé après avoir entendu le Bro Gozh de Taldir : « Votre chant est aussi beau que la langue qui l’exprime et que le cœur qui l’inspire. Gardez bien l’un et l’autre. »[réf. nécessaire]

Il est joué sur les quais de la gare de Guingamp en 1923 pour accueillir le président du Conseil, Raymond Poincaré, venu célébrer à Tréguier le centenaire de la naissance d’Ernest Renan. François Jaffrennou relève qu’en 1930, le président de la République, Gaston Doumergue, a pu aussi écouter son exécution sur le Cours d’Ajot à Brest par une chorale carhaisienne. Le 3 août 1940, il est diffusé par Radio Londres, dans une émission consacrée à la Bretagne15.

Ce chant est entonné par des otages du camp de Chateaubriant avec L’Internationale en breton, le 15 décembre 1941, lorsque le Dr Jacq, militant communiste et médecin au Huelgoat, est fusillé par des soldats allemands15. Le Dr Jacq a dispensé, durant sa captivité, des cours de breton pour les autres otages du camp et mis en place une chorale bretonne.

Il existe plusieurs traductions en français4. La première traduction fut publiée en 1936 par Henry Lemoine, éditeur à Paris, dans le livret Ugent Kanaouen ("20 chants"). D’après Griffiths, cette version aurait été faite par Taldir lui-même. La seconde version est publiée chez le même éditeur en 1933 sous le titre Vieille Terre de Mes Pères. Aucune de ces traductions n’a acquis la popularité de la version en breton. Une version en gallo a été publié par l’hebdomadaire Ya ! le 16 mars 2012. Elle est signée Fabien Lécuyer.

Au centre de Lesneven, ville où il a été lancé solennellement, une place a reçu le nom de « Bro goz ». En 2014, la chaîne France 3 Bretagne lance sur Internet le « défi Bro Gozh », un jeu-concours faisant appel aux internautes pour réinterpréter l’hymne et partager les vidéos au plus grand nombre. Le défi est remporté par la chanteuse Kaelig, accompagnée dans sa vidéo par Dour/Le Pottier Quartet, qui gagne un tour du monde de trois semaines pour promouvoir l’hymne.

Utilisations

L’équipe de Bretagne de football avant le match contre le Cameroun en 1998.

Politiques

L’hymne a été repris à plusieurs reprises par des personnalités politiques bretonnes, ou lors d’événements officiels. En ouverture du procès de l’Amoco Cadiz en 1982 à Chicago par 150 élus bretons, ou par la préfète de région Bernadette Malgorn lors de son départ de la région en 200618.

Ce chant est à plusieurs reprises chanté au sein du Conseil régional de Bretagne, notamment le 24 juin 2011 lors de la visite du Premier ministre du pays de Galles Carwyn Jones19,20, ou lors de l’élection du nouveau président du conseil régionnal Loïg Chesnais-Girard le 22 juin 2017.

Le 22 juillet 2011, dans le cadre du festival de Cornouaille, le Bro Gozh est mis en valeur à l’occasion de la cérémonie du Collier de l’Hermine avec la participation des chœurs de Plomelin et Concarneau.

Le chant national est entonné lors des rassemblements du collectif des Bonnets rouges, à Quimper, à Carhaix fin 2013 ainsi que lors des manifestations à Nantes pour la réunification de la Bretagne (19 avril et 28 juin 2014).

Le 11 janvier 2018, au Couvent des Jacobins à Rennes, les hymnes nationaux gallois et bretons sont interprétés devant Carwyn Jones, Premier ministre gallois, et Loig Chesnais-Girard, président du Conseil régional de Bretagne, par l’Orchestre Symphonique de Bretagne et 160 choristes dont 50 du BBC National Choir of Wales.

Sur l’eau sur la rivière

Mes Souliers Sont Rouges (parfois abrégé MSSR) est un groupe de musique, d’abord traditionnelle québécoise et française, s’étant ensuite orienté vers la variété française. Il est formé en 1991 et connait plusieurs coupures dans sa carrière.

Voilà 25 ans qu’ils subliment toute la musicalité, l’émotion et la vitalité des répertoires de leurs ancêtres québécois et cajuns, des cousins irlandais et aujourd’hui de leurs grands-parents normands. Premier groupe « trad » consacré au Printemps de Bourges en 1993, Mes Souliers Sont Rouges a donné plus d’un millier de concerts dans le monde (Angleterre, Allemagne, Luxembourg, Pays-Bas, Danemark, jusqu’aux U.S.A, Australie… mais aussi l’Olympia à Paris). Véritable phénomène populaire il détient le record d’entrées au Zénith de Caen en 2011 avec plus de 7000 fidèles rassemblés et celui des ventes en « indé » : avec plus 250 000 disques en 6 albums.

Un an après s’être relancé sur scène avec des nouvelles pointures et avec des nouveaux titres, le groupe folk le plus alternatif sort son 7e album au Printemps 2019 : « Ce qui nous lie » : un manifeste pour les musiques populaires de tradition orale dont il vient d’extraire des pépites nichées au cœur des campagnes normandes et un trésor enfoui au fin fond du Michigan ! Produit avec les participations récoltées en quelques semaines Mes Souliers Sont Rouges recueille une nouvelle fois les suffrages du public.

Source ici

Les plaisirs sont doux

Cette ancienne chanson jurassienne aux paroles moyennageuses glorifie la jeunesse et l’amour.

SINGAPOUR – MAJULAH SINGAPURA

Majulah Singapura est le titre de l’hymne national de la République de Singapour, signifiant « Puisse Singapour progresser » en malais, la langue nationale et une des quatre langues officielles du pays. La chanson a été composée et les paroles écrites par Zubir Said, immigré indonésien, en 1959, après que Singapour avait obtenu l’autonomie des Britanniques.

Traduction :

Venez, compatriotes Singapouriens
Avançons ensemble vers le bonheur
Puissent nos nobles aspirations permettre
À Singapour de réussir
Venez, soyons unis
Autour d’un nouvel état d’esprit
Que nos voix ne fassent plus qu’une
Puisse Singapour progresser
Puisse Singapour progresser

Ensemble

Auteur : William Lemit

Écrit vers 1946

NORVÈGE – JA, VI ELSKER DETTE LANDET

Ja, vi elsker dette landet (Oui, nous aimons ce pays) est l’hymne national de la Norvège.

Les paroles ont été écrites par Bjørnstjerne Bjørnson entre 1859 et 1868 et la musique par son cousin Rikard Nordraak en 1863-1864 pour le cinquantième anniversaire de la constitution norvégienne, le 17 mai 1864 à Eidsvoll. Seuls les premier, septième et huitième couplets sont habituellement joués (en italique).

Traduction française :

1 – Oui, nous aimons ce pays
Comme il émerge
Érodé par les éléments surgissant de la mer
Avec ses mille foyers
Aime, aime-le et pense
À nos pères et mères
Et cette nuit fantastique qui tombe sur nos terres

2 – Cette terre fut sauvée par Harald
Avec sa troupe de guerriers
Ce pays que Håkon a défendu
Pendant que Oyvind le troubadour composait
Olav peignait des croix
Sur cette terre avec son sang
Ici, au nord, Sverre contestait Rome

3 – Les paysans aiguisaient leurs haches
Puis entraient dans l’armée
Tordenskiold se battait sur toute la côte
Et on voyait ses éclairs.
Les femmes se levèrent aussi pour se battre
Comme les hommes.
D’autres ne pouvaient que pleurer
Car les soldats revenaient

4 – En effet, nous n’étions pas nombreux
Mais cela suffisait
Ces peu de fois où nous avons essayé.
Et quand il fallait mettre le pays en jeu
Nous préférions brûler le pays que de le voir tomber
Rappelle-toi seulement ce qui s’est passé à Fredrikshald !

5 – Nous avons subi des temps difficiles
On a même été envahi
Mais c’est dans la pire misère que la liberté est née dans nos yeux bleus
La famine et la guerre nous a donné la force du père
La mort était un honneur
Et nous donna la paix.

6 – L’ennemi jetait ses armes,
Et levait ses visières
Nous nous précipitâmes vers lui avec étonnement
Parce qu’il était notre frère
Poussés par la honte, nous retournions vers le sud
Maintenant, nous nous tenons comme trois frères ensemble
Et ce sera comme ça dorénavant.

7 – Norvégien, dans tes maisons et tes cabanes,
Remercie ton grand Dieu !
Il voulait défendre le pays
Même si son avenir semblait sombre
Parce que dieu a vu toutes les batailles des anciens et les pleurs des mères il nous a aidé à gagner notre liberté.

8 – Oui, nous aimons ce pays
Comme il émerge
Érodé par les éléments surgissant de la mer
Avec ses mille foyers.
Et comme lors des batailles de nos pères qui tirèrent
Dont les victoires sortirent le pays de la misère,
Aussi, s’il est nécessaire
Nous rejoignons nos bataillons pour le bien du pays.

TOGO – SALUT À TOI, PAYS DE NOS AÏEUX

Terre de nos aïeux est l’hymne national du Togo. Il est écrit et composé par Alex Casimir-Dosseh. Adopté en 1960, il est remplacé par un autre hymne écrit par le parti du Rassemblement du peuple togolais entre 1979 et 1992, puis restauré en 1992.

TCHAD – LA TCHADIENNE

La Tchadienne est l’hymne national du Tchad depuis l’indépendance du pays en 1960. Ses paroles ont été écrites par le père jésuite Louis Gidrol avec ses étudiants de l’internat Saint-Paul, dans l’actuelle ville de Sarh. La mélodie a été composée par le père Paul Villard.

Ttiki ttikitik

1 – Ttiki-ttikitik aitak eta amak fraile ninduten aipatu,bai eta ere, Salamankara, ixtudiante bidal’tu.Salamankara nindoalarik bidean nuen asmatuixtudiante tunante baino hobe nuela ezkondu. 2 – Ostatu xume pollit batean gosez gelditu bainitzennexka xarmant bat ari zitzaidan mahainean zerbitzatzen;begia kartsu, ezpaina lore, enekin aise mintzatzen,aingeru hori, ordu berean, ene bihotzean sartu zen. 3 – Hitz erdi […]