War bont an Naoned

Thème très classique, qu’on retrouve dans de nombreux chants.

Comme je passais sur le pont de Nantes, je vois une jeune fille en train de pleurer. Je lui demande pourquoi elle pleure :
"- mon anneau d’or, dit-elle, est tombé à la mer
– que me donnerez-vous pour que j’aille le chercher ?
– cinquante écus, et de bon coeur !

Le jeune homme plonge une fois, deux fois … et se noie à la troisième

Son père, à sa fenêtre, se lamente : "j’avais trois fils, ils se sont noyés tous les trois"

Les cloches d’Armor

1 – Au bord du flot berceurDans la petite EgliseYvonnec le pêcheurÉpouse sa promise. (Refrain) Sonnez en ce beau jourSonnez pour les amoursO cloches, sonnez doncVotre plus gai carillon.Digue digue ding dong ! 2 – Les pêcheurs de l’ArmorS’embarquent pour l’IslandeEt sans craindre la mortAbandonnent la lande. 3 – Yvonnec est là-bas,Est ravi par la […]

Sont les fill’s de La Rochelle

Chanson de gaillard d’avant du temps des corsaires (début du XVIIIe siècle).

Connue sous le titre Le merveilleux navire, cette chanson monorime ("an") qu’il faudrait écrire en regroupant les paires de vers se retrouve sous près de 80 variantes; elle est notamment mentionnée par Gérard de Nerval (1808-1855).

En voici une des meilleures versions :

Sont les filles de La Rochelle qu’ont armé un bâtiment
Pour aller faire la course aux échelles du Levant.

La grande vergue est en ivoire, les poulies en diamant,
La grand’voile est en dentelle, la misaine en satin blanc;

Les cordages du navire, sont des fils d’or et d’argent
Et la coque est en bois rouge travaillé fort proprement

L’équipage du navire, c’est tout filles de quinze ans.
[Les gabiers de la grande hune n’ont pas plus de dix-huit ans !]
Le cap’taine qui les commande est le roi des bons enfants

Hier faisant sa promenade dessus le gaillard d’avant
Aperçut une brunette qui pleurait dans les haubans

Qu’avez-vous, jeune brunette, qu’avez-vous z’à pleurer tant ?
Z’avez vous perdu père et mère ou quelqu’un de vos parents ?

J’ai perdu mon avantage qui s’en fut la voile au vent,
Il est parti vent arrière, reviendra-z-en louvoyant.

Cette chanson, comme beaucoup d’autres se retrouve sur toute la côte ouest de la France et a été "exportée" au Canada.

Si les choses sont dites clairement dans le dernier couplet de la version actuelle, d’autres versions parlent, non pas du pucelage, mais d’une rose blanche ou bien comme ici, d’un "avantage" perdu.

Fort heureusement, l’"avantage" perdu est parfois traité avec humour comme dans un chanson de la région nantaise qui est à l’origine de Sur les bords de Loire.

Je pleure mon avantage que vous m’avez volé
Que vous m’avez volé sur les bords de Loire
Que vous m’avez volé sur les bords du ruisseau
Tout près du vaisseau, charmant matelot.
"Ne pleurez pas, la belle, je vous le rendrai".
"Ça ne se rend pas, dit-elle, comme de l’argent prêté".

On retrouve ce thème dans d’autres chansons de marins, et en particulier dans Sur les bords de la Loire et La Frégate "La Danaé".

Dans un autre style, il y est également fait allusion dans Les Filles de Camaret.

D’après Aux sources des chansons populaires de Martine David et Anne-Marie Delrieu.

Dans Chants et chansons populaires vol.2 d’Achille Milien, 1908, on trouve une variante:

1 – Ce sont les filles de la Rochelle
Qui veul’ apprendr’ à naviguer.
Ell’ veul’ apprendr’ le pilotage,
Comm’ si c’était de leur métier.

2 – La plus jeune dit à l’aînée :
"Ma sœur, nous faudrait des amants,
Qui sauraient conduire notre barque,
Qui connaîtraient les airs du temps."

3 – L’aînée répond à la plus jeune :
"Nous n’avons pas besoin d’amants.
Car notre barque est trop fragile,
Est trop fragile par avant."

4 – La belle avait tendu ses voiles
Dessous le pavillon flamand;
La bell’ s’en fut y mouiller l’ancre
Dessus la mer des bons enfants.

5 – Mais quand l’ancre fut mouillée,
La belle se prit à pleurer.
"Qu’avez-vous, qu’avez-vous, la belle,
Qu’avez-vous donc à tant pleurer ?"

6 – "J’ai beau pleurer, verser des larmes;
Mon cœur volag’, je ne l’ai plus.
J’ai perdu ma carte marine,
Et mon compas ne marque plus."

7 – Derrièr’ les murs de la Rochelle,
A l’enseign’ du Pavillon blanc,
Y a la mère et les trois filles
Qui verse à boire aux bons enfants.

Salve Regina

L’antienne Salve Regina est une prière catholique, en latin, dédiée à la Vierge Marie. Elle est chantée et appartient au répertoire du chant grégorien. Son incipit littéraire (qui sert de titre) signifie Salut, ô Reine en français.

<ins>HISTOIRE</ins>

Guillaume Durand, l’un des auteurs liturgiques les plus importants du Moyen Âge, l’a cependant attribuée à Pierre de Monsoro, évêque de Compostelle, en Espagne. D’autres l’ont aussi attribuée à Adhémar, l’évêque du Puy-en-Velay qui fut le premier à demander la permission d’aller en Croisade. Parfois, le compositeur est attribué à Herman de Reichenau.

Mais il n’existe aucun manuscrit avant le xiie siècle. Les frères dominicains ont commencé à l’utiliser pendant l’office des Complies en 1221 ; les cisterciens, quant à eux, l’utilisent depuis 1251. Les chartreux la chantent chaque jour lors des Vêpres depuis le xiie siècle. Il est cependant probable que la première version des chartreux est plus ancienne : « Salve Regina misericordiæ … Vitæ dulcedo (douceur de vie) ».

De nos jours, le manuscrit le plus ancien de cette antienne reste le dit antiphonaire cistercien de Moromond copié vers 1175 et destiné au diocèse de Milan (Bibliothèque nationale de France, nouvelles acquisitions latines no 1412), dans lequel elle était réservée à l’hymne Benedictus ou Magnificat lors de grandes fêtes mariales. Mais il est possible que la datation puisse remonter à 1135, une procession mariale d’après Pierre le Vénérable3.

Basilique Notre-Dame d’Avioth

Saint Bernard serait l’auteur des trois dernières invocations : O Clemens, O Pia, O Dulcis Virgo Maria. En effet, d’après les récits de ses miracles, il se trouvait dans la cathédrale de Spire (Speyer), en Allemagne, en présence de tout le clergé, quand il se mit trois fois à genoux, disant à chaque agenouillement l’une des trois invocations. L’Église aurait ensuite décidé d’incorporer ces prières à la fin du Salve.

Selon une autre tradition, il se trouvait dans la basilique Notre-Dame d’Avioth (actuellement dans le département de la Meuse) quand il chanta le Salve Regina pour la première fois. D’autres sources attribuent au saint la composition de toute l’antienne.

Le réformateur du xvie siècle Martin Luther trouvait que cette prière exagérait le rôle de Marie dans l’histoire du salut de l’âme. De fait, dans l’Église catholique, le langage de la dévotion n’est pas le même que celui des dogmes et cela put l’irriter. Au xviie siècle, les jansénistes ont voulu changer certaines paroles de la prière.

On raconte que Christophe Colomb l’a chantée avec les Indiens d’Amérique. Le pape Léon XIII a prescrit sa récitation, notamment à la fin des messes basses (fin du xixe siècle). De nombreux compositeurs l’ont mise en musique, sans forcément tenir compte du motif musical original. Citons, au xviie siècle Marc-Antoine Charpentier H 24, H 23, H 27, H 18, au xviiie siècle, les noms d’Antonio Vivaldi et de Giovanni Battista Pergolesi (en français Jean-Baptiste Pergolèse). Le Salve Regina de Francis Poulenc, écrit dans un temps de souffrances (1941) est resté célèbre.

Le jour de son exécution, le 27 mai 1610, François Ravaillac, assassin de Henri IV demanda au greffier « si le peuple p[ouvait] chanter le Salve Regina. » Et ce dernier y consentit.

Un usage liturgique traditionnel veut qu’on incline la tête en prononçant les noms de Jésus et Marie, par respect pour leurs personnes.

<ins>Mise en musique</ins>

Marc-Antoine Charpentier a composé durant les années 1670 un Salve Regina à trois chœurs H 24, deux Salve Regina pour 3 voix et basse continue H 23 H 23 a et H 18, un Salve Regina des Jésuites pour 1 voix et basse continue H 27, un Salve Regina pour 3 voix et basse continue H 18.

Alessandro Scarlatti a composé cinq différents Salve Regina entre 1703 et 1716.

Giovanni Battista Pergolesi a composé un Salve Regina en 1736.

Sébastien de Brossard a composé un Salve Regina.

Francis Poulenc a composé un Salve Regina en 1941.

Arvo Pärt a composé un Salve Regina en 2001.

Les deux Coqs

La fable "Les deux Coqs", de La Fontaine, est une réécriture de la Guerre de Troie.

L’intrigue repose sur la bataille de deux coqs qui souhaitent séduire une poule. Cette guerre se termine sur la défaite de l’un des deux coqs.

Le perdant veut affronter une nouvelle fois son rival mais ce dernier, étant allé crier victoire sur tous les toits, s’est fait enlever par un vautour.

Il ne faut pas crier victoire trop vite car un retournement de situation est vite arrivé. On peut également y voir une dénonciation de la guerre qui commence souvent pour des vétilles (la poule) et peut se finir de façon imprévisible et disproportionnée (le vautour).

La Fontaine est aujourd’hui le plus connu des poètes français du XVIIe siècle, et il fut en son temps, sinon le plus admiré, du moins le plus lu, notamment grâce à ses Contes et à ses Fables.

Styliste éblouissant, il a porté la fable, un genre avant lui mineur, à un degré d’accomplissement qui reste indépassable.

Moraliste, et non pas moralisateur, il pose un regard lucide sur les rapports de pouvoir et la nature humaine, sans oublier de plaire pour instruire.

La complainte du roi Renaud

Ceci n’est qu’une des multiples versions (environ 60) de cechant "La complainte du roi Renaud".

Son origine est assez complexe.

Elle est issue de la greffe d’une chanson du XIII ème siècle qui raconte le retour du comte Renaud sur une chanson du XVIème (le comte Redor) issue d’une légende scandinave qui a fait fureur en Europe et engendré de nombreux textes dans divers pays.

Regina Caeli

Le Regina Cæli, est une antienne mariale (prière à Marie). Elle est chantée en latin dans toute l’Eglise pendant le temps pascal. Son titre – constitué des deux premiers mots du texte – signifie « Reine du Ciel ». L’origine de cette antienne remonte au XIIe siècle.

Cette prière est chantée du dimanche de Pâques jusqu’au dimanche de la Trinité (qui suit celui de la Pentecôte). Elle remplace la prière de l’Angélus.

<ins>Traduction en Français </ins>

Reine du ciel, réjouissez-vous, alléluia
car Celui que vous avez mérité de porter dans votre sein, alléluia
est ressuscité comme Il l’a dit, alléluia
Priez Dieu pour nous, alléluia.
V. Soyez dans la joie et l’allégresse, Vierge Marie, alléluia.
R. Parce que le Seigneur est vraiment ressuscité, alléluia.

Flammes claires

Sur l’air de l’Hymne à la Joie de Beethoven. Paroles de l’Abbé Léon-Robert Brice.

Chant des Raiders

MusiqueAxi (Jamboree de 1951)

ParolesMichel Menu

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